12 août 2012

Quand la France importe du vin

Même si le phénomène est plutôt discret chez les cavistes ou dans la Grande Distribution, les chiffres sont indiscutables: la France n'a jamais autant importé de vin. Ce qui, dans un pays où la consommation baisse, et où l'on ne peut pas dire que les producteurs étrangers investissent de grosses sommes dans la communication, étonne.

Toujours est-il que selon France Agrimer, l'an dernier, l'Hexagone a importé 6,8 millions d'hectos de vins, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2010, pour une somme de 618 millions d’euros (en hausse de 15 % par rapport à 2010).

De ce chiffre,  66 % proviennent d’Espagne (en hausse de 30% par rapport à 2010). A l'inverse, les importations de vins italiens régressent de 21%, ils ne représentent plus que 14% des importations françaises (malgré la belle progression du Lambrusco).

Les vins portugais (4% des importations) progressent de 14% en volume et de 4% en valeur.

Même si une partie des volumes importés est réexportée, ces évolutions sont la marque d'une demande accrue de vins de bas prix. En effet, un rapide calcul permet d'établir que le prix moyen des vins importés est de 90 centimes
d'euro le litre, soit 68 centimes la bouteille de 75cl. On ne se trouve ni dans la catégorie des Vega Sicilia, ni des Gaja, ni des Barca Velha...

Les vins d'appellations ne représentent d'ailleurs que 14% des volumes importés. Ce qui explique que malgré cette hausse des importations, noramment espagnoles, peu de Français connaissent encore le Rioja, le Priorat, le Ribera del Duero, sans parler du Jumilla, du Calatayud...

Il s'agit majoritairement de vrac (à 79%).

Une bonne partie de ces vins sont assemblés, ce qui ne permet pas de toujours bien identifier la région de production.


 

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Europe, France | Tags : vin, espagne, france | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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