29 juin 2012

Val d'Orbieu et UCCOAR convolent

La fusion annoncée entre les deux coopératives ressemble plutôt à l'absorpsion de la deuxième, endettée, par la première, mais ceux qui pensent que la France manque d'acteurs de poids dans le domaine du vin ne feront pas la fine bouche. Pensez donc, 17.000ha de vignes, 1,2 millions d'hectos, 300 millions d'euros de chiffres d'affaires cumulé...

Lors de mon dernier passage à Vinexpo, en 2010, j'ai dégusté bon nombre de vins d'UCCOAR et de Val d'Orbieu, qui ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable. Mais si le but est de concurrencer Gallo, ou Blue Nun, ou Hardy's, ou Nederburg, alors je dois à la vérité de dire que les vins de ces producteurs-là non plus ne m'ont jamais tellement "excité". Il en faut pour tous les goûts.

Mais pour reprendre une vieille blague éculée (et je conçois que le propos est assez élitiste), ce type de vin, "ce n'est pas pour déguster, c'est pour faire du commerce!"

Bien sûr, il y a une logique économique derrière, des vignerons, ou plutôt, des viticulteurs, qui bien souvent, font de leur mieux. Il faut bien abreuver la France qui a soif, la France pour qui le vin est une boisson avant d'être un plaisir.

Mais quand je lis qu'on veut maintenir un système de droits de plantation qui permet de produire - et même sous AOC - des vins sans intérêt, je me dis que c'est l'hôpital qui se moque de la charité.

00:14 Écrit par Hervé Lalau | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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