01 février 2012

iPad ou sommelier?

Pour rester sur le thème abordé hier, celui du vin au restaurant, voici quelques remarques inspirées de mon vécu de client.

C'est fou le nombre de fois, en France ou en Belgique, où un vin que vous voulez commander sur la carte est épuisé. Pourquoi la carte n'est-elle pas mise à jour? Et comment se fait-il que le sommelier, ou celui qui en fait office (je vérifie rarement son diplôme), n'en sache rien?

Au Chili, "ce pays de parvenus du vin auquel la France a tout à apprendre (hmm)", au restaurant El Mundo del Vino, au centre de Santiago, la carte de vins vous est présentée sur Ipad.

Avantages: la carte est toujours à jour; mais aussi, vous avez accès à des commentaires sur le vin, à un outil de sélection en fonction des régions, du type de vin, du type de plat... bref, voila qui enrichit votre expérience vineuse.

ipad.jpg

Chez Aldo, la carte des vins est sur Ipad...

 

Ce n'est pas un cas isolé: chez Aldo, à Bueno Aires, cela se pratique aussi depuis quelques mois.

Trop facile? Trop moderne? Trop technologique?

A tout prendre, bien que j'adore le contact humain (je me refuse toujopurs à recourir au self-scanning au supermarché, parce que je pense que c'est le meilleur moyen, à terme, d'éliminer les caissières, ce que je réprouve, même si elles sont parfois exaspérantes), je préfère un outil informatique qui fonctionne à une carte déficiente, à sommelier absent ou incompétent parce que mal formé, pas formé du tout, ou mal dirigé.

Comme le journalisme vineux (voire le journalisme tout court), la sommellerie est un métier menacé. Menacé s'il ne prouve pas qu'il apporte un service additionnel: une bonne information.

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note |

Commentaires

Ce système existait déjà, sur un ancêtre de l'IPAD, au restaurant Aureole à Las Vegas en 2001 !
Le problème avec ce genre d'outil, est que vous risquez de laisser votre invitée vous regarder sans rien dire pendant de longues minutes : pas très élégant, la chose ! Idem pour les cartes se baladant sur 20 pages ou plus !
D'où - quand il est bon - cette approche qui est de dire simplement au sommelier :

a : votre budget maxi
b : grosso modo le style que vous recherchez

et à lui de faire une proposition qui mette en valeur son travail.

Écrit par : mauss | 01 février 2012

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Oui, à condition
1° Qu'il y ait un sommelier
2° Qu'il y ait un vrai sommelier.
3° Qu'il y ait un vrai sommelier qui vous écoute.

Quant au risque de passant son temps sur l'iPad, il n'existait pas à Santiago, le serveur vous confiait l'engin juste le temps de votre commande de vin?

PS. Je préfère l'homme à la machine, mais comme client, je demande un vrai conseil.

Écrit par : Hervé Lalau | 01 février 2012

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Un "vrai" conseil étant par nature adapté à la personne, une machine est elle en ce cas capable d'en prodiguer?

Écrit par : Regain | 01 février 2012

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Non, à proprement parler, la machine ne conseille pas.
Mais ce qu'il y a sur la machine a été entré par des humains. Peut-être même des sommeliers.

Moi, à Santiago, j'y ai trouvé mon compte.

Écrit par : Hervé Lalau | 01 février 2012

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Tout dépend en ce cas du "conseil" que vous recherchez.
La machine vous délivrera des informations, mais quid du conseil?
Avec une tablée de 4 personnes ayant choisi des mets différents, je veux bien m'intéresser au code source du programme qui arrivera à prendre en compte les différences gustatives des plats, les préférences du client et des ses convives (le tarif étant plus facile à prendre en compte).

Écrit par : Regain | 01 février 2012

je préfère un sommelier, parce qu'on peut échanger tout de suite et cerner rapidement ce dont on a besoin, mais il est clair que si les programmes sont bien faits, cela va devenir difficile pour le sommelier.
Disons que cela va de pair avec les plats déjà préparés sous vide dans les restaurants......

Pas vraiment dans le bon sens, à mon humble avis, mais plutôt dans le sens du profit pour le restaurateur.
Par curiosité j'aimerai bien voir ce que cela donne, quand même......

Écrit par : Fabrice | 01 février 2012

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Il y a du vrai dans ce que vous dîtes. Mais là, à deux, avec des plats principaux identiques, on s'en est bien sortis.

Écrit par : Hervé LALAU | 01 février 2012

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Rien ne remplace un sommelier qui connaît sa cave sur le bout des doigts, et surtout qui connaît le goût d'un vin à un instant I, ce que l'iPad, n'étant pas doté de la capacité à déguster, ne peut pas fournir.
Cependant peu de restaurant peuvent se permettre d'embaucher un sommelier à plein temps, alors que l'investissement est minime pour la solution iPad. Si le restaurateur s'y consacre sérieusement, notamment au niveau des mises à jour, je pense que c'est l'outil tant espéré pour permettre aux restaurateurs ambitieux mais au budget limité de proposer une sélection de vins intéressante accompagnée d'un outil d'aide au choix (si basique soit le conseil).

A noter que ce système existe également depuis des années au superbe et très avant-gardiste bar à vin Monvinic, à Barcelone.

Écrit par : Thomas Larmoyer | 01 février 2012

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Vous résumez bien la problématique.
C'est comme à la banque. On préférerait aller au guichet demander un renseignement, mais il n'y palus personne, alors les files s'allo,gent, et on se met au télébanking. Et tout ça est organisé, bien sûr.

Bientôt, un nez électronique remplacera les dégustateurs et nous autres journaleux du vin n"'auront plus qu'à trouver d'autres débouchés.
On arrête pas le progrès, mais est-ce un progrès quand il y a de moins en moins de gens au travail? Vaste débat.

Écrit par : hervé LALAU | 01 février 2012

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Apple semble appuyer la communication de son nouvel engin sur la puissance du processeur, avec la fluidité qui en découle, associée au nouvel écran Retina et sa définition monstre de 2048 x 1535 pixels. Si ce nouvel écran affiche une définition bluffante, nous n'avons pas été autorisés à le comparer à celui de l'iPad 2 pour vous en faire profiter.

Écrit par : Ipad | 17 mars 2012

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