14 janvier 2012

Le BGO devient CB

L'Institut national de l'origine et de la qualité vient d'approuver le cahier des charges de  la nouvelle appellation «Côteaux Bourguignons», appelée à remplacer le «Bourgogne Grand Ordinaire». Ne reste plus au ministre qu'à signer le décret.
 
Très vaste appellation, elle englobera toute la Bourgogne viticole, du Chablisien au Beaujolais - ce qui pose à nouveau le problème du fameux lien au terroir, l'AOC devant à mon sens être réservée aux petites structures. Les IGP ne sont pourtant pas faits pour les chiens... mais c'est un autre débat.

Outre le nom, censé être plus porteur, rien ne semble avoir été modifié dans le cahier des charges, si l'on s'en tient au document publié en juillet 2010 dans le cadre de la procédure nationale d'opposition - voir ICI

Ceux qui attendaient la mise en place de normes plus restrictives en matière d'aire de production, de rendements ou de pratiques oenologiques en seront donc pour leurs frais. De toute façon, la procédure d'opposition ne concernait que les modifications par rapport au cahier des charges antérieur, qui, comme on l'a vu, ne semble toucher que le nom de l'appellation.

Toutefois, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne veut voir dans cette nouvelle appellation une sorte de tremplin pour faire découvrir la Bourgogne aux nouveaux consommateurs, et insiste sur le fait qu'il doit s'agir d'une «appellation de revendication et non plus de repli».

A l'appui de cette affirmation, le BIVB souligne que les parcelles devront être affectées à l'année aux Côteaux Bourguignons. Plus question, donc, de vins déclassés.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |

Commentaires

"Dans le grand ordinaire, ce qui est grand, c'est l'ordinaire", écrivait Raymond Dumay, père des journalistes du vin, auteur d'un "Guide du vin" (Stock, 1967), qui fut à l'origine de la conversion au vin de très nombreux lecteurs. Le changement de nom changera-t-il la réalité ?

Écrit par : Alain Leygnier | 14 janvier 2012

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J'aurais tendance à dire non, sauf que dans le cas de Grignan les Adhémar, il semble que le changement de nom, que j'ai un peu raillé au départ, soit salutaire.
Comme quoi on peut se tromper. Qui vivra verra.

Écrit par : Hervé Lalau | 14 janvier 2012

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