15 janvier 2012

BGO: les chiffres

Complétons l'information publiée hier à propos des futurs Coteaux Bourguignons, appellés à remplacer le Bourgogne Grand Ordinaire. Certes, comme je l'indiquais, l'appellation couvre une grande étendue de surface potentielle, de l'Yonne au Rhône en passant par la Côte d'Or et la Saône et Loire - sans parler d'une grande variété de sols et de climats, au sens général comme au sens bourguignon.

Mais il faut raison garder: le BGO, ce ne sont actuellement que 135 ha revendiqués (dont 110 pour le rouge) et environ 6.700 hectolitres de production. Pas vraiment de quoi bouleverser l'équilibre de la production régionale.

A titre de comparaison, Gevrey-Chambertin, à elle seule, représente 433 ha (dont 78 de premier crus) et 19.827 hectolitres de production (moyenne 2003-2007, chiffres du Syndicat Viticole).

Les Coteaux Bourguignons ne devraient pas avoir beaucoup de mal à faire plus - et mieux, pour autant que les vignerons adhèrent à la formule.

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |

Commentaires

Du sol à l'entre-sol et au sous-sol

Je suis nul en math mais j’aime le calcul mental.
19.827 hl divisés par 433 hectares, cela fait du 45,79 hl/ha en moyenne, pour une des appellations les plus prestigieuses, y compris des Grands Crus.
Ah, l’expression du terroir !

Écrit par : Luc Charlier | 15 janvier 2012

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Et pour le calcul rénal, tu t'en tires bien?

Écrit par : Hervé Lalau | 16 janvier 2012

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Joli !
Je crains que pour beaucoup, l’appellation de repli (inguinal bien sûr), ne soit qu’un calcul ... vénal.

Écrit par : Luc Charlier | 16 janvier 2012

Je goûte assez le commentaire déposé sur Vitisphère, au sujet des Côteaux Bourguignons, par "LeGuideC", ce samedi:

Quel intérêt à ajouter une appellation supplémentaire, qui plus est avec un nom à rallonge, supposé donner une image qualitative par la notion de Coteaux, lieu présumé idéal d'implantation de la vigne. La seule vraie "appellation socle", si tant est qu'il en faille une, devrait être "Bourgogne" complétée au besoin de Gamay ou Pinot noir. Abandonner le vocable de Côtes/Coteaux, comme pratiqué pour St Mont par exemple, rend le nom bien plus mémorisable pour le consommateur, généralement tout juste capable de se souvenir de la couleur du vin qu'il a consommé (cf. étude réalisée sur des clients anglais en sortie de table répondant à un questionnaire recherchant combien ils se rappelaient d'éléments sur 10 items demandés relatifs au vin dégusté pendant le repas) ainsi que nettement plus facilement prononçable pour le client étranger, tout en minimisant les risques de confusion avec les dizaines d'autres A.O. françaises comportant ce type de vocables. Créer encore une nouvelle appellation n'est pas la seule réponse à la clarification de l'offre : se préoccuper de l'existant, éventuellement en redéfinissant ses caractéristiques, semble bien plus logique et efficace. Peut-être serait-il également nécessaire de trancher une fois pour toute la question qui fâche beaucoup de monde : le Beaujolais fait-il oui ou non partie intégrante de la Bourgogne ? La réponse, quelle qu'elle soit, résout l'affaire sans avoir besoin de ce complément d'identité qui n'en est pas !

Écrit par : Hervé Lalau | 16 janvier 2012

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