05 janvier 2012
La Campanie, version Mustilli
La Campanie, ce n'est pas que la patrie de la Mozzarella di Bufala!
Depuis quelques années, la région redécouvre le charme de ses vieux cépages, ce qui ne la rend que plus attirante à mes yeux. Ce fut une de mes belles découvertes lors du dernier Radici del Sud, le festival des vignobles autochtones du Sud de l'Italie, auquel Nicola Campanile (Pro Papilla) et mon confrère Franco Ziliani m'avaient gentiment convié.

Mustilli et son Aglianico
Quel meilleur exemple de cette tendance que Mustilli? C'est cette cave de Sant'Agata, en effet, qui a virtuellement sauvé de la disparition la falanghina, un plant local qui a longtemps remonté les blancs du négoce napolitain grâce à sa bonne acidité. Voici un exemple que ce que l'on peut faire de beau avec ce cépage tout simple, tout en pureté:
Sant'Agata de' Goti DOC Falanghina Mustilli 2010
Au nez, de belles notes d'ananas, de pomme bien mûre, de fruits tropicaux, de levure de bière; en bouche, c'est très franc, très frais aussi; la finale un peu mordante et légèrement fumée m'a fait penser à un bon bitter italien. Fermentation et élevage en cuve, bâtonnages.
De cette cave, je vous recommande également deux rouges très différents, le Sannio Piedirosso 2010 (type Beaujolais napolitain!) et surtout, dans un genre plus robuste, le Sant'Agata Aglianico Vigna Cesco di Nece 2007, à la fois tannique et fruité (cerise, rhubarbe), avec pas mal de sucre résiduel - un type traditionnel dans la région.
Contact: info@mustilli.com
Plus d'info pour Radici del Sud: Nicola Campanile, info@ivinidiradici.com
00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|



Commentaires
Je sais que le Basilicata n’est pas la Campanie mais son volcan vaut bien le Vésuve, pour ce qui est des sols qu’il a générés. Et on en profite pour saluer cette belle langue italienne : « Aglianico del Vulture », qu’est-ce que cela sonne bien !
Si le grand-père de Christine était issu de la côte amalfitaine, et si le Salerne devait régaler leurs aiëux, je me serais bien vu chez les Hohenstaufen, moi, à savourer du rouge local !
« ..... les oiseaux-lyre sont en pleurs
Et le pauvre vin italien s'est habillé de paille pour rien.
Des enfants crient de bonheur et ils répandent la terreur
En glissades et bombardements, c'est de leur âge et de leur temps ...... »
Écrit par : Luc Charlier | 05 janvier 2012
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire