21 décembre 2011

Chez Leclerc, un Marquis en chasse un autre

Ce midi, à la radio, je n'en crois pas mes oreilles, le Champagne Marquis de Couilles Molles est à 9,55 euros.

"C'est possible, ça?" demande la voix dans le poste. "Oui, mais seulement chez Leclerc".

Coulmeaux.jpg

Petit Marquis

J'hallucine! Pas pour la question du prix. On trouvera toujours des bradeurs pour brader, je ne me fais pas de soucis pour eux. Juste un peu pour les tripes de leurs consommateurs à la sortie du repas, peut-être. Et surtout, je m'interroge sur leurs critères de choix d'un effervescent pour les fêtes: à ce prix-là, on trouve de belles cuvées de crémants, mieux faites. J'ai des noms.

Non, c'est la marque qui m'a étonné. Alors j'ai tendu l'oreille. Finalement, ce n'était pas Marquis de Couilles Molles, c'était Marquis de Coulmaux.

Dommage, Couilles Molles, à ce prix là, c'était sans doute pas bon, mais c'était marrant, au moins!

L'année dernière, il paraît que Leclerc a fait un malheur avec son Champagne Marquis de Vauzelle à 9,90 euros (il est remonté cette année à 11,44 euros, à croire qu'ils ont mis plus de raisin).

Un Marquis en chasse un autre, sa noblesse est aussi bidon que celle du précédent. Tiens, pour cette fois, je vous conseille de mettre votre pouce dans la parti-cule de la bouteille, pour bien la tenir...

 

 

Commentaires

Sans doute pas à la hauteur de la quintessence de mes roustons de feu Didier Dagueneau...

Écrit par : lilian | 21 décembre 2011

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Peut-être aviez vous l'oreille gauche tournée vers la Hollande, entraînant cette confusion? Il faudrait en référer à Michel, E Leclerc par Vauzelle!

Écrit par : Stéphane | 22 décembre 2011

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Une M.A. produite par la maison Veuve Poignet de M. Le Pen ?

Écrit par : Olivier Van Rode | 23 décembre 2011

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Nul et grossier

Écrit par : eliot | 10 février 2012

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Grossier, j'admets - je devais avoir les oreilles sales.
Mais nul, pas tout à fait - si vous ne le saviez pas déjà, vous aurez au moins appris qu'il y a dans la Grande Distribution des marques de complaisance, comme il y a des pavillons de complaisance dans la marine marchande. Que ces marques ne correspondent à rien, qu'elles sont interchangeables et qu'il n'existe aujourd'hui aucun vigneron de ce nom. Je trouve ça informatif.

Écrit par : Hervé Lalau | 10 février 2012

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Mr Lalau,

Sans connaître votre personnalité, je suis étonné qu'une personne ayant reçu les insignes de notre nation puisse être aussi peu réfléchi. La critique est appréciable quand elle fondée, mais elle devient suffisante quand elle cache un manque de connaissance d'une filière. Avec plaisir nous pourrions vous recevoir et vous faire visiter notre chais d'où provient notre Marquis ! cordialement Nicolas Dubois

Écrit par : dubois | 27 février 2012

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Et avec plaisir je dégusterai chez vous car il ne sera pas dit que je n'essaierai pas de comprendre.

Cordialement

Hervé LALAU

Écrit par : Hervé Lalau | 27 février 2012

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Ton article m’a plu

Hervé, ton article m’a plu, tu le penses bien. Je ne le trouve nullement grossier, rassure-toi. Et il pose les bonnes questions.
J’avoue pourtant apprécier la réaction de M. Nicolas Dubois (même si l’abbréviation correcte de « Monsieur » est M. et non pas Mr, de « Mister »). D’une part, il doit être un des responsables de l’enseigne (ou du produit) mis en question et n’hésite pas à répondre sans pseudo sur un blog « tout public », revendiquant par là-même et sa fonction, et le type de commerce qu’il défend. D’autre part, si tu peux répondre à son invitation (voir plus bas), et si un compte-rendu paraît, voilà une vraie information pour le consommateur : qualité du vin (à ton avis subjectif mais c’est ton droit), structure du prix, origine du nom et provenance.
Concernant l’invitation maintenant : si tu y réponds « tous frais payés » (voyage en Champagne et temps passé), on t’accusera de t’être fait acheter. Si tu y vas sur tes propres deniers, voilà un billet qui va te coûter cher, surtout que, normalement, le journalisme viti, c’est ta profession. Tu devrais en vivre, plutôt que d’y laisser des sous ....
Enfin, Léon le rêveur se plaît à imaginer un monde dont les deux extrêmes (la GD et les défenseurs de la petite propriété, forcément antagonistes), sans pour autant s’aimer, arrivent à se rencontrer, à parler. L’erreur de ce qu’on appelle de manière simpliste les « progressistes » est de toujours chercher à convaincre son PROPRE camp et non celui d’en face.
Je ne sais pas qui sont Lilian, Stéphane et Olivier van Rode, et ils ne me connaissent pas non plus. Il me semble pourtant que nous devrions être d’accord – sur ce billet-ci.
On a compris qu’Eliot était « de l’autre bord » et moi, c’est LUI que j’aimerais essayer de convaincre de ne pas acheter ses boissons en GD.
Quant à M. Dubois, il sera sans doute surpris d’apprendre que je saisis parfaitement qu’il veuille faire vivre sa famille, s’assurer un salaire (que je lui souhaite confortable) et assumer ses choix. Lui, il est sans doute inutile d’essayer de le convaincre. Tout aussi sincèrement, je le respecte, même si le type d’entreprise pour laquelle il travaille conduit tout droit à la disparition de ce qu’on appelle encore – heureusement – les paysans.

Écrit par : Luc Charlier | 27 février 2012

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quand vous voulez . cordialement. N Dubois

Écrit par : dubois | 02 mars 2012

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