05 décembre 2011

Premier cas grave de Parkerson

On savait Robert Parker désireux d'alléger son emploi du temps. C'est la raison pour laquelle, ces derniers mois, il a confié le soin à des collaborateurs de couvrir certaines zones viticoles qu'il s'était jusque là réservées.

Mais voici qu'on apprend que le grand critique américain est atteint d'une affection rare. La Parkerson.

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L s myst r s insondabl s du c rv au (photo Sci nc Mus um d  Londr s)

Cette affection, qu'on n'ose encore qualifier de maladie tant sa découverte est récente, se caractérise par une déconnection temporaire et sélective de certains centres nerveux et se traduit donc par une mise en sommeil plus ou moins involontaire des fonctions cognitives de l'intéressé.

C'est ainsi que, malgré ce qu'il appelle lui-même des "recherches approfondies", le sujet Robert n'a rien trouvé à redire au modus operandi des voyages de son bras droit Jay Miller en Espagne.

Les éléments matériels publiés par plusieurs sites internet, copies de correspondances, tarifs, messages émanant de M. Campo (grand chambellan de M. Miller); éléments qui prouvent que les visites de M. Miller étaient monnayées par M. Campo, en contradiction avec les règles édictées par M. Parker... tout ça a été complètement zappé par M. Parker.

Un peu comme quand on saute des lettr s en lisant un mot qu'on croit r connaîtr .

Mais il y a peut-être pire.

Alors que M. Miller vient de lui demander d'être déchargé de sa mission au Wine Advocate (tout en protestant de sa bonne foi), M. Parker le remercie de ses efforts passés en faveur des vins d'Espagne, "région émergente".

A ce stade, les scientifiques s'interrogent. Le diagnostic est posé, mais comment traiter? Faut-il employer la manière forte, les électrochocs, les douches glacées, une cure d'un an chez Caudalie?

Ou carrément isoler le sujet Robert et lui éviter dorénavant toute exposition, même courte, au monde du vin?

Je suggère une troisième piste: l'hypnose.

"Robert, tes paupières sont lourdes. Tu écoutes ma voix; ma voix est tout ce qui compte maintenant. L'Espagne n'est pas une région émergente du vin. Les Romains vantaient la qualité de ses vins plus de 100 ans avant Jésus Christ. Et encore n'étaient-ils que les héritiers des Phéniciens, des Grecs et des Carthaginois. qui y avaient planté des vignes. Aujourd'hui, l'Espagne possède le vignoble le plus étendu au monde. Il y a même un article de loi qui dit que le vin fait partie intégrante de la culture espagnole. Au fait, Robert, l'Espagne n'est pas une région, c'est un pays. Maintanant, tu vas te réveiller dès que je prononcerai la phrase clef: Remember Pancho Campo."

 

 

14:03 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Etats-Unis | Tags : parker, miller, campo | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | |

Commentaires

Tu pourrais aussi lui parler, dans ta voix lente et douce d'hôtesse de l'air, de Xérès, de Riojà, de Ribera del Duero etc. Bref de toutes ces régions viticoles espagnoles qui n'émergent que depuis que le gros Miller (pardon, "big" Miller) s'en occupe.

Et pour avancer le cas Campo, je suggère à l'éminent Institute of Masters of Wine d'appeller le Cisco Kid (qui ne sera connu que des anglais et américains ayant plus de 60 ans, probablement : "Hey Cisco", "Hey Pancho")

Écrit par : David Cobbold | 05 décembre 2011

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Toujours est-il que, comme je l'ai fait remarquer ce matin, Robert Parker a fini par agir énergiquement face à cette affaire qlors qu'une nouvelle fois, on se demande où est passé l'IMW? On leur a coupé Internet ou ils n'ont toujours pas réussi à allumer leur ordinateur?

Écrit par : Vincent Pousson | 05 décembre 2011

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