04 décembre 2011

6 bonnes raisons de supprimer les droits de plantation de la vigne en Europe

1° Les droits de plantations sont un héritage d'un temps révolu: celui du Front Populaire et du Régime de Vichy, une période où l'on pensait corporatiste, une période où l'on pensait que les marchés devaient être encadrés, la production planifiée, une période où l'on pensait que les vignerons, pas plus que les autres citoyens, ne pouvaient être laissés aux errements de leur libre-arbitre.

Au nom de quoi, aujourd'hui, devrait-on encadrer la plantation des vignes, et pas celle des pommes de terre ou du blé? Quand on explique le système français aux Chiliens, aux Sud-Africains, aux Australiens, (et même à une bonne partie des Européens), ils se demandent si l'Hexagone est passé sous le joug soviétique.

2° Au nom de quoi ceux qui cultivent aujourd'hui sans grande conviction les vignes plantées par leurs grands parents, et produisent du mauvais raisin tout juste bon à être vinifié assemblé dans des cuvées d'entrée de gamme de coopératives productivistes, au nom de quoi ceux-là auraient-ils un avantage sur des candidats néo-vignerons passionnés, mais aujourd'hui sans vignes? Si c'est être néo-libéral (une insulte, pour certains) que de vouloir mettre fin à cette injustice, alors oui, je veux bien être néo-libéral. Que m'importent les étiquettes!

3° La suppression des droits de plantation a été votée à l'échelle européenne en 2008, si je ne m'abuse. Elle s'inscrit dans une politique plus générale qui vise à sortir d'un système de subvention pour arriver à un système de rentabilisation par la production elle-même. La France, notamment, a accepté cette décision. Ses représentants comptaient-ils sur la période de transition pour remettre ce choix en question? Leur signature n'avait-elle donc aucune valeur?

4° Il y a d'autres moyens de limiter la production des vins de qualité, si c'est cela qui inquiète les responsables. Et si on le veut vraiment.

J'ai lu dans un article alarmiste fortement inspiré par les partisans du cadenassage que la surface plantée en Bourgogne pourrait doubler si les droits sont supprimés.

Il faudrait distinguer la production en AOC et le reste. Les cahiers des charges des appellations, qui encadrent l'aire d'AOC, mais aussi les rendements, les cépages et les techniques culturales, peuvent permettre (pour autant qu'on les faasse respecter strictement) de limiter les volumes de production. Qu'on commence par exemple par interdire la chaptalisation, qui aboutit immanquablement à une hausse des rendements: on ramasse moins mûr mais plus de volume, et on rectifie au sucre. C'est l'effet terroir ou l'effet Béghin Say?

Bref, si la police des AOC était bien faite, la suppression des droits n'entraînerait aucune dérive en AOC.

Par ailleurs, l'exemple bourguignon est bien mal choisi: la production bourguignonne est insignifiante à l'échelle française (150.000 hectolitres pour l'AOC Bourgogne, contre 2,3 millions d'hectos pour l'AOC Bordeaux, par exemple) et de plus, très morcelée vu le nombre d'appellations sous-régionales et communales de la région.

Mais en admettant même que les niveaux de production actuels soient jugés trop élevés, ou que la part de la production AOC soit jugée trop élevée (et c'est ce que je pense), rien n'empêche les ODG de la région d'abaisser les niveaux de rendements (théoriques, et surtout, réels) et de restreindre l'aire de production (notamment au niveau de la parcelle).

Le vrai problème, c'est donc de faire appliquer les règles existantes au sein des AOC pour leur redonner du sens.

5° Compte tenu de ce qui vient d'être dit, les vins des nouvelles plantations seront en grande majorité des vins sans appellation, et même, sans indication de provenance. En libéralisant la plantation de vignes partout en Europe, on incitera les producteurs de vin courant à sortir des AOC où ce type de vin n'a rien à faire. Sans contraintes, sans plafonds de production, ces vins seront produits dans des conditions et à des coûts de revient leur permettant de concurrencer les productions chiliennes ou australiennes.

Sans doute les AOC perdront-elles des cotisations, sans doutes quelques fonctionnaires devront-ils moins manier de tampons-encreurs, la Safer s'affairera à d'autres choses. Mais le vin est-il l'affaire des producteurs, ou celle de l'administration ou des syndicats?

6° Certains commentateurs (et opérateurs), effrayés par les Cassandres du système planifié, comme le seraient des poulets de batterie qui n'ont jamais vu la prairie, croient devoir craindre la fin du petit viticulteur, balayé par les gros investisseurs qui vont planter à tour de bras. Je m'inscris en faux.

Le système actuel des droits n'a pas réussi à protéger les petites exploitations. La France a perdu 25% de ses exploitations en 30 ans. Tout simplement parce qu'elles n'étaient pas viables.

Est-ce à l'Europe ou à l'Etat français de décider quel type d'exploitation est le mieux adapté à la demande? Quid de l'impartialité de l'Etat? De la libre-concurrence? Et est-ce au contribuable de payer pour un vin qui n'est pas produit à des conditions de marché acceptables? De payer pour le distiller, afin de leur faire disparaître du marché?

La réponse à la question du "qui produit quoi", c'est le consommateur qui doit la donner, quand il choisit son vin. Lui dénier ce droit, c'est penser qu'un Etat sait mieux que lui ce qu'il doit boire.

Pour toutes ces raisons, à l'instar du vieux Caton, je dirai: Delenda est directus plantationis.

Vous pouvez bien sûr en juger autrement, mais merci de me donner de bons arguments.

 

Commentaires

Je suis totalement d'accord avec toi Hervé et je vais en parler à l'antenne et ailleurs. J'en ai assez des ces fossoyeurs de toute initiative, des ces protectionnistes (surtout de leurs propres positions et intérêts). Cela me rappelle furieusement l'histoire du rosé et la position absurde, contradictoire et malhonnête des provençaux. Merci d'apporter un peu de réflexion à ce sujet où le reflex paranoïde qui brasse des clichés du genre "c'était mieux avant" ou "le complot néo-libéral" tient lieu de pensée.

Écrit par : David Cobbold | 04 décembre 2011

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Je partage des points de vue similaires sur de nombreux arguments.

Votre première raison m'apparait par contre un peu hors de propos. Un système protectionniste ne veut pas forcément dire soviétique. Dire que cela appartient à un temps révolu est aussi faux, car le libéralisme économique est plus ancien que le socialisme. Il est important de tirer du passé les leçons pour améliorer le futur. Il ne faut pas balayer le passé d'un revers de la main comme on balance nos personnes âgées dans des "mouroirs" de retraite.
Les plantations de blés et de pommes de terre sont encadrés indirectement par le système des subventions agricoles européennes et françaises.

Je suis parfaitement dans vos idées lorsque vous dîtes qu'il faut renforcer les AOC afin qu'elles acquièrent l'essence de pourquoi elles ont été créées : qualité et origine des vins.

Faut-il essayer de rentrer en concurrence avec les productions chiliennes, argentines, australiennes ? Je me pose des questions au regard de la crise australienne. Ils se sont jetés dans le créneau des vins peu chers. Ils souhaitent désormais réorienter leur production vers des vins de meilleure qualité car c'est beaucoup plus viable. Mais les pays consommateurs ont associés les vins australiens à vins peu chers et ne souhaitent pas payer le surplus pour un vin de meilleure qualité. Ils préfèrent aller vers d'autres régions.

La deuxième question que je me pose est : aurons nous à faire à des crises cycliques de surproduction comme nous en voyons poindre les prémices en Nouvelle-Zélande avec le Sauvignon Blanc ?
Ce pays s'est fait une solide réputation grâce à ce cépage. Tout le monde a planté à tour de bras, et il est vrai que le SB de NZ a remplit les rayons des cavistes et supermarchés. Désormais beaucoup de producteurs commencent à avoir peur car les volumes produits sont trop importants et surtout ceux qui ont investit récemment. Bien entendu, c'est souvent les petits producteurs qui morflent en premier car ils n'ont pas les reins aussi solides.
Je partage par contre votre opinion à savoir que les droits de plantation n'ont pas réussi à sauver les petites exploitations.

Comme vous l'affirmez, il faut s'adapter aux demandes du consommateur. Le vin "boisson" pour étancher la soif fait lui partie du passé.

Je n'ai aucune réponse mais des interrogations. J'essaye de faire avancer le schmilblick ;-)

Écrit par : bertou | 04 décembre 2011

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Bien entendu que l'adjectif soviétique est outrancier, juste pour la polémique.

Mais je comprends vos arguments. Pour ce qui est de l'Australie, il faut nuancer. Le problème est qu'il y a énormément de producteurs de raisins, mais relativement peu de transformateurs et que les premiers sont très dépendants des seconds, qui essuient la tempête en se débarrassant de leurs fournisseurs.

Merci en tout cas pour votre commentaire.

Écrit par : hervé Lalau | 04 décembre 2011

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Je n'ai jamais compris pourquoi le mot "protectionnisme" est devenu un gros mot qu'il ne faut surtout pas prononcer. Et quand on l'utilise, les gens montent sur leurs grands chevaux en vous traitant de frileux, passéiste pour les termes les plus polis.
Mais, se protéger est bien quelque chose d'essentiel dans la vie. On protège ses enfants, on se protège soi-même contre les affres de la vie. Je ne vois pas pourquoi on ne protègerait pas la société contre la violence de l'économie.
Au passage les États Unis qui prônent le libéralisme économique ne sont pas les derniers à protéger leur économie. Les chinois c'est la même chose (pardon, eux ce sont des communistes !!!).
OK, là n'est pas le sujet.

Sinon, je ne suis pas certain que le problème australien soit si éloigné du français lorsqu’il y a surproduction. En Australie les transformateurs refusent tout simplement le raisin des fournisseurs, il y a surproduction de raisins mais ils font quoi les producteurs avec leurs raisins invendable ? Faut-il qu'ils le laissent pourrir sur pied ?
Avec le système des coopératives, le raisin est transformé mais en vin invendable. On le distille ensuite... On reste aussi en surproduction sauf que le raisin est transformé.

Ensuite pour étayer ma première question, doit-on rentrer en concurrence avec le Chili ? Je pense que l'on sera toujours perdant. Le Chili possède presque un climat idéal avec des maladies quasi-absente. Les traitements phytosanitaire sont rares. Le coût du travail est très faible et les économies d'échelle sont importantes grâce à la taille moyenne des exploitations qui fait passer Tariquet pour un nain.

Je suis comme David Cobbold, j'en ai marre des protectionnistes qui pensent que "c'était mieux avant", mais j'en ai aussi assez de ceux qui pensent qu'en un coup de baguette néo libérale (le fameux complot) tout ira bien.

Écrit par : bertou | 05 décembre 2011

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Les partisans de la Schock Doctrine et du Disaster Capitalism ont encore de beaux jours devant eux, dirait-on...Quelle est la pulsion destructrice qui est le fondement de tout ça?

Écrit par : Egmont Labadie | 05 décembre 2011

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Egmont, on n'est pas d'accord et je n'aurai pas la prétention de vous convaincre. Mais pas plus que je ne vous ferai l'injure de croire que vous êtes l'otage du wine system à la française, merci de me faire crédit: je ne je n'ai aucun intérêt dans l'histoire, je ne roule pour personne, je fais juste marcher mes pauvres méninges; et même si vous pensez que je me plante, je le fais de bonne foi. Alors pas de grands mots, pas de pulsion...

Écrit par : Hervé LALAU | 05 décembre 2011

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Depuis quand les Chinois sont-ils des communistes ?
Autre question, c'est quoi, un communiste ?
A simplification extrême, ineptie surprême.

Écrit par : Luc Charlier | 05 décembre 2011

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Dans ce cas-ci, c'était à prendre au 3ème voire 4ème degré justement pour souligner cette simplification extrême qui entraine des inepties suprême comme vous le dîtes.
Je pensais faire un trait d'humour, c'est raté :-(

Écrit par : bertou | 06 décembre 2011

Bonjour Hervé,
il me semble que affirmer que "les droits de plantation sont l'héritage d'un temps révolu" est déjà une position idéologique extrêmement forte. Vous voudriez, partant de ça, que la critique de vos opinions se limite à une discussion de détail? C'est se méprendre sur l'ampleur de la révolution non gérée que vous demandez, en particulier en ce moment, alors que le monde européen commence à peine à se relever de 30 ans de remise en cause, et qu'il regagne progressivement des positions sur le marché, en s'axant sur ce qui fait son identité, mais modernisée.
Comme me le disait récemment un vigneron, un excellent vigneron alsacien, revenu de toutes les idéologies, et qui sait penser par lui-même: le déplacement d'un équilibre ne peut se faire que sur le long terme.

Écrit par : Egmont Labadie | 06 décembre 2011

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@ Bertou : Non, pas du tout raté, je me marre encore !
Plus sérieusement, dès qu’on touche à des « droits », la France monte au créneau et nous assène ses grands principes.
@ Labadie : comment déplace-t-on un équilibre ?
Est-ce du Donnan-Donnan ?
PS : il ne s’agit pas d’une faute d’orthographe ....
Et plus sérieusement aussi, le penseur alsacien nous doit une explication de texte : c’est un peu abscons comme formule, non ?

Enfin, pour info, le « monstre rivesaltais », A de Villeneuve, a lui aussi refusé le raisin de ses adhérents dès les deux tiers de la dernière campagne de vendange, et notamment les muscats, source de revenu principale des apporteurs du Riberal et de la plaine du Roussillon, la majorité de ses coopérateurs ! Exactement comme pour « down under ».

Écrit par : Luc Charlier | 06 décembre 2011

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Je trouve que les positions de Bertou sont pondérées et qu'une discussion calme sur les sujets en jeu autour d'une libéralisation des droits de plantation est possible.

Même si je suis, à priori, favorable à cette libéralisation, car (pour Bertou) je n'ai pas connaissance d'un cas historique ou le protectionnisme économique à produit autre chose que des effets pervers néfastes (regardez du côté de Colbert et la perte du marché anglais pour le vin de Bordeaux par exemple), je ne demande qu'à être informé d'arguments qui ne vont pas dans ce sens, et qui sont libre de tout intérêt local ou particulier.

Luc a aussi raison de souligner que l'arrêt des achats de raisins par des transformateurs en période de crise n'a rien de spécifiquement australien. La fondation du mouvement coopérative en est l'illustration.

Écrit par : David Cobbold | 07 décembre 2011

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Pourquoi ai-je l'impression d'être si seul en France à soutenir cette réforme alors que la faillite du système actuel est si patente...

Écrit par : Hervé LALAU | 07 décembre 2011

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Hervé, on s’en fout du système.
Il y a de bons vignerons – beaucoup – qui élaborent de bons vins (très bons).
Buvons ces vins – là , boudons la GD et laissons pisser les interprofessionnelles.

Écrit par : Luc Charlier | 08 décembre 2011

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Je m'excuse de ma réponse extrêmement tardive, je n'ai pas eu beaucoup de temps. Même si nous sommes dans un monde qui tourne très vite, et où les dates de péremption sont de plus en plus courtes, j'essaye de prendre mon temps (c'est une justification bidon pour souligner le fait que je ne cours pas assez vite).

Pour tout d'abord répondre à David, j'abonde dans son sens que lorsque des mesures protectionnistes que je qualifieraient de violentes et sont souvent des mesures de rétorsion face à un pays tiers n'apportent souvent que des effets pervers néfastes. Mais d'autres plus généralistes visent à protéger une économie locale qui face aux marchés internationaux n'aurait aucune compétitivité. Je pense aux économies agricoles de productions vivrières dans certains pays africains qui sont totalement détruite par l'arrivée de produits européens.

Je pense aussi à l'agriculture norvégienne, qui du fait des conditions géographiques très difficile est protégée par des mesures douanières. Cela a permis à ce pays de conserver un tissu rural assez dense (dans les vallées habitables). Elle est néanmoins confrontée à d'autres problèmes. L'intérêt est national et touche bien sûr à l'aménagement du territoire et l'activité économique pas seulement agricole.

Pour revenir sur notre sujet de la suppression des droits de plantation, je ne suis pas forcément pour la libéralisation des droits ni pour sa défense. J'essaye de comprendre qu'elles seraient les conséquences de cette abandon des droits.
Comme Hervé le souligne dans un article sur le Jumillagate, on entend uniquement la voix de ceux qui sont contre l'abandon des droits de plantation. Avec des arguments souvent peu étayés.

La clé de voûte que souligne Hervé est une réforme des AOC. Et c'est cela qui me fait peur car je pense que l'on est pas prêt de l'avoir. Sans elle je crains que cela tire la qualité des AOC vers le bas. En arrivera-t-on vers une situation comme en AOC Cahors comme vu ici dans ce blog ? Avec d'un côté les cartes noires minables et le producteurs qui font du très bon ?

En tout cas ce qui me concerne, ce qui m'a frappé le plus et me décourage est de savoir comment ce fait-il que cet accord a été signé en 2008 par les ministres de l'agriculture, se retrouve désormais sur la sellette par les mêmes personnes qui l'on signé ?

Écrit par : bertou | 11 décembre 2011

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Je suis d'accord avec vous, mais sans doute pas pour les mêmes raisons. Je ne suis pas du tout néolibéral et je reconnais les vertus à la fois du protectionnisme et du libéralisme économique.
Pour ce qui est de cette libéralisation, j'y suis tout à fait favorable. J'étais opposé à l'affaire ridicule du rosé, mais là, je suis tout à fait favorable à cette mesure! Je suis moi même agriculteur et je ne peux esperer devenir vigneron à cause de l'arrogante petite corporation qui tient bec et ongles à sa position confortable.

Écrit par : Gallomède | 02 janvier 2012

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Monsieur Lalau, je souscris comme vous à cette libéralisation, toutefois en partie car je ne doute pas qu'une nation forte comme je l'imagine, ait besoin de sa dose de protectionnisme. Mais en matière de droits de plantations de vignes, je crois en effet que ce stade est largement dépassé. La rigueur extremiste de la réglementation actuelle est tout bonnement dépassée et archaïque, alors même que notre pays doit justement être en mesure d'augmenter raisonablement sa production face à la consommation mondiale qui augmente.
Au nom de quoi cette liberalisation ne devrait elle pas profiter aux jeunes agriculteurs désireux d'exploiter leur vigne,? Au nom de quoi leur terre devrait elle etre jugée impropre à la culture?

Écrit par : Vengeur | 20 février 2012

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