23 novembre 2011

De l'eau dans le Chasselas vaudois

C'est terrible, je ne l'apprends qu'aujourd'hui alors que la nouvelle date de la mi-octobre.

Les 400 bouteilles de chasselas vaudois immergées à 30 mètres de profondeur au fond du lac Léman et ressorties un an plus tard... n'ont pas résisté à la pression. Ou plutôt, leur bouchon de liège. De l'eau s'est infiltrée dans la bouteille. L'école de Changins, qui devait tester l'influence de ce nouveau mode de conservation, en est pour ses frais.

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Chanoz, pas Chaneau (Photo H. Lalau)

L'échec est d'autant plus rageant que compte tenu des caractéristiques propres au chasselas lémanique, seuls des palais vaudois particulièrement exercés pouvaient discerner la différence entre avant et après l'infiltration...

(Désolé, Alexandre, Laurent, et tous mes mes amis suisses, je n'ai pas pu résister...)

Bon sérieusement, maintenant, et si vous réessayiez avec des bouteilles à capsules?

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire, Suisse | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : suisse, vaud, chasselas, vin, vignoble, google |

Commentaires

Et si ils ne réessayaient pas du tout, plutôt? ça éviterait une pollution de plus au Grand Lac.

Écrit par : olif | 23 novembre 2011

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Oh oh, il est déjà gonflé à bloc, l'Olif, ce matin.

Écrit par : Hervé LALAU | 23 novembre 2011

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"Dieu, quand il a crée le monde, a demandé aux Vaudois s'ils voulaient un joli lac et de belles montagnes derrière, et ils ont dit oui. Pour être équitable, il leur a imposé les pasteurs et le chasselas.
Aux Belges, il a imposé le ciel gris et la bruine, les charbonnages en pleine déconfiture, les aciéries désaffectées, les conflits linguistiques, mais en contrepartie, il les a autorisés à ne plus avoir de gouvernement de temps en temps".

Anonyme (21ème siècle)

Écrit par : Hervé LALAU | 23 novembre 2011

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Il n’y pas le feu au lac, heureusement

Il faudrait demander à Denis Boireau, notre ingénieur-consultant, ou à n’importe quel rhétoricien (= élève de terminale en France) flamand moyennement doué de calculer la pression sur le bouchon. En Wallonie, c’est du niveau du bachelor !
Moi, je pense qu’il s’agit de : surface du bouchon x 30 mètres d’eau à 1 kg du litre.
On va raisonner en tonnes par mètre carré : 30 mètres d’eau feront 30 mètres cubes soit 30 tonnes sur cette surface. Il y 10.000 fois moins de centimètres carrés donc on divise 30 tonnes par 10.000 et on obtient 3 kg par cm2, càd la pression d’un pneu de voiture fort gonflé.
Les plongeurs amateurs descendent facilement à cette profondeur et leurs tympans le supportent. Mon fils aîné et sa copine pratiquent ce sport depuis quelques mois seulement et ont obtenu le premier brevet, jusqu’à 20 mètres (peu de différence). La pression du CO2 du champagne est de 6 atmosphères, soit environ 6,08 kg par cm2, ou encore 6080 kPa, avant dégorgement.
Pas terribles, les bouchons helvétiques.
Ce que je ne comprends pas, c’est que, normalement, l’eau aurait dû renfoncer le liège dans le col, et comprimer ainsi le peu de gaz captif entre le niveau du liquide et l’extrémité profonde du bouchon (si les bouteilles étaient verticales et même si elles ne l’étaient pas, car je crois intuitivement que la pression est identique en tout point de ce système, à profondeur égale). Ce gaz aurait dû servir d’amortisseur.
Non non non : le Chasselas était déjà dilué avant son immersion !

Écrit par : Luc Charlier | 23 novembre 2011

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D'autant que le gaz, dans le chasselas suisse, c'est fréquent.

Mais plus sérieusement, chapeau, Luc: où, sinon sur ce blog de qualité que le monde nous envie, peut-on avoir des cours de physique aussi limpides? Atmosphère, atmosphère...

Je vais demander une subvention...
Peut-être pas aux Suisses, dans un premier temps.

Écrit par : Hervé LALAU | 23 novembre 2011

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Cela va fort avec Saint Yorre. Quel rapport avec le chasselas gazeux à l'eau du lac ? Ou plutôt quelle différence avec l'au delà ?

Écrit par : David Cobbold | 23 novembre 2011

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Malgré les apparences, nous avons une ou deux personnes en Suisse capables de calculer une pression sans avoir besoin de recourir à l'infini intellect de nos voisins. Toujours aussi étonnant, certains ont même de vagues notions de plongée (à ce propos, le corps humain étant globalement un corps mou, la pression ne peut être comparée à un corps dur comme une bouteille). Ceci étant précisé, tout montre que les bouteilles auraient dû tenir, c'est bien le problème et là où la question devient intéressante. Comment l'eau s'est-elle infiltrée alors que tous les scientifiques avaient prédit le contraire?

Écrit par : Alexandre | 23 novembre 2011

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Corps mou, corps mou, tu parles pour les Vaudois, je suppose?

Écrit par : Hervé LALAU | 23 novembre 2011

Là où le Yodel devient du Fado

Alexandre, je ne suis pas un voisin ni non plus un intello.
La Flandre n’a pas de frontière commune avec le Sekrèbankairland et j’ai fait humblement appel à un réel ingénieur pour infirmer/confirmer mon approche d’amateur.
Toutefois, au-delà de ton noble courroux, je dois m’inscrire en faux : ce n’est pas la bouteille qui a éclaté – je suppose – mais bien le bouchon qui est devenu perméable. Donc, ma comparaison myringitique (va voir au dico) a un sens. Enfin, je suis convaincu que la Suisse compte plus de deux personnes capables de calculer les pressions ... exercées sur les marchés financiers pour rester le Pays de Cocagne des blanchisseurs d’argent sale et le paradis du conservatisme européen.
Reste que tu as raison sur ta question finale (in cauda mellitum, si je peux me permettre cette approximation) : pourquoi le bouchon a-t-il fui ? Et qui sont ces « scientifiques » ? J’espère qu’ils ne calculent pas les contraintes de vos téléphériques, sinon je continuerai de préférer les sports d’hiver en Autriche, le VRAI PAYS DU SKI.

Écrit par : Luc Charlier | 23 novembre 2011

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Pour la plèbe, myringitique est relaté au tympan. Pour ceux qui désirent briller en société, google ne relève que cinq occurences pour le mot, donc pour les dîners entre personnes de bonne compagnie, c'est l'assurance de briller!
Après vérification, je crois bien que ce sont les mêmes scientifiques qui traitent de la physique du vin et de celle des téléphériques. Mieux vaut rester en Autriche (entre membres du Vlaams Belang et adeptes du FPO vous pourrez déplorer la montée du conservatisme en Europe)!

Écrit par : Alexandre | 24 novembre 2011

Je pense l'avis de tous est bien capsulé....

Écrit par : Jim Budd | 23 novembre 2011

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A ne pas confondre avec le vrai pays de la neige, Saint Tropez.

Écrit par : Hervé LALAU | 23 novembre 2011

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Mais bon, on revient au sujet de départ qui me semble contenir un paradoxe (suisse, bien sûr). Pourquoi diable, dans un pays qui a été, il me semble, le pionnier de la capsule à vis, a-t-on voulu mener cette expérience avec des bouteilles bouchées par du liège ?

Écrit par : David Cobbold | 23 novembre 2011

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Puisque Maitre Charlier a l'air de penser que mon avis d'ingenieur puisse interesser du monde, le voici:
Luc s'est bien embete pour rien avec tous ses calculs de pression, mais il a l'air d'aimer ca: il s'enleche dans les calculs.
Pour les ordres de grandeur il a raison et ca confirme que ce ne sont probablement pas les bouchons qui ont ete enfonces par la pression jusqu'a ce que l'eau penetre.
Le truc auquel il faut penser est l'inhomogeneite des bouchons: si environ 3atm (je vous fais grace des kilopascals!) ne peuvent deplacer le bouchon en general, c'est largement assez pour faire se faufiler de l'eau dans le fissures, fentes, et autres zones a moindre densite du liege. Meme si c'est a tres petit debit, je ne suis pas surpris qu'au bout de quelques mois on retrouve de l'eau du lac dans les bouteilles. Il eu fallu les cacheter a la cire pour le moins. Ou bien bien mieux utiliser des capsules a vis.

Reste a mesurer ce qui est eau du jus de raisin et eau du lac. Ca me rappelle qu'un de mes premiers commentaires sur le blog d'Herve Lalau etait pour expliquer la sensibilite de la RMN (Resonance Magnetique Nucleaire) pour mesurer le mouillage des vins. Depuis j'y reviens souvent car on ne s'y ennuie pas: St Tropez, pays de la neige, ca m'a bien fait rire (de la poudreuse bien entendu!).

Écrit par : Denis Boireau | 23 novembre 2011

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Je signale à la populace, càd vous mes chers camarades, Untenproletariat, que le sieur Boireau se sert d’un clavier .... Qwerty ! Il est remarquable qu’il arrive à frapper un accent par-ci par-là !

Écrit par : Luc Charlier | 23 novembre 2011

@ Luc In cauda mellitum, Luc? Du miel sur la queue? J'hallucine grave. Note bien que les Romains mettaient du miel dans le vin.

@ David. Ben oui, le serpent se mord la queue car il en lèche le miel dans son calcul (euhm).

@ M. Boireau. Bien vu la calèche. Au fait, Hermès, qui a une calèche pour emblème, aurait-il donné son nom au mot hermétique - ce que les bouteilles de chasselas n'étaient pas, à propos. Et comme on dit à Morges: Quand la soif vient, Chasselas...

Écrit par : Hervé LALAU | 23 novembre 2011

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Jeter l’ancre sur l’océan des âges ?

A propos de zones à moindre densité, on va sans doute les trouver près des bords, non ?
Cela me rappelle une anecdote délicieuse, et en deux parties.
J’avais un directeur médical un peu coincé. Paix à ses cendres, il est décédé d’une tumeur cérébrale il n’y a guère, bénigne mais envahissante. En 1988, nous devions aller assister à une réunion importante à Zurich (d’où le lac). Ayant été prévenu tard, j’ai prié sa secrétaire de me réserver « un petit hôtel ». Elle ma pris une chambre au .... Baur au Lac (Baur, bords, ça vous va ?). Le prix d’une eau minérale du minibar aurait payé la note entière des chambres d’hôtes où je descends d’habitude. Lui, ainsi que le reste de notre délégation, logeait au Mercure. Minable, non ? Mais ce n’est pas moi qui ai choisi.
Par contre, il m’avait demandé de réserver une table convenable, pour trois. C’était l’époque des notes de frais discrétionnaires. Je nous ai amenés « Chez Max », qui n’existe plus je crois.
Il a fumé au dessert un « boulon » dont j’ignorais même qu’il en existât de si longs. Le « Lanceros » de Cohiba paraît ridicule à côté. Or, c’est un panetela énorme. L’addition – qu’il prit en charge – aurait nourri ma famille pendant quinze jours au moins (mes fils sont gourmands).

Écrit par : Luc Charlier | 23 novembre 2011

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Du sirop de Liège

On raconte que « Flupke », notre héritier au trône, présente un liquide spermatique au fort goût de bouchon. Cela oblige la Maria à faire changer leurs draps à chaque fois que la Mathilde revient, à ce que disent les chansons. Normal, me direz-vous : il est le Prince de Liège !

Écrit par : Luc Charlier | 23 novembre 2011

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Tout bon Luc.....je suis plié en quatre.....
La meilleure depuis longtemps!

Écrit par : Gosselin Jean Noël | 24 novembre 2011

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Vous vous cassez la tête pour rien. La réponse est simple comme bonjour :

La faute tiens qu'aux bouchons: ils sont tous étrangers !

Laurent

Écrit par : laurentp | 24 novembre 2011

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tient...

Écrit par : laurentp | 24 novembre 2011

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Mais c'est... bien sûr!

Écrit par : hervé Lalau | 24 novembre 2011

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Merci, Laurent, pour cet éclairage lumineux comme un matin sur ce lac que les Suisses doivent quand même partager avec la pauvre France...

Écrit par : Hervé LALAU | 24 novembre 2011

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je me sens presque obligé de rajouter désormais qu'il ne s'agissait que d'une petite pointe d'humour, ne souhaitant surtout pas me voir assimiler à un quelconque parti politique xénophobe et Cie...

Je devrais voir prochainement Daniel Dufaux, oenologue chez Badoux, il a peut-être un avis sur la question, voire même une réponse.

Écrit par : laurentp | 24 novembre 2011

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On lui demandera

Oenologue chez Badoux, est-ce que c’est comme « biaiseuse chez Paquin » ?
Faudra demander à Mme Belle.

Écrit par : Luc Charlier | 25 novembre 2011

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