20 novembre 2011
Jean-Marie Guffens, outragé, martyrisé... mais libéré!
Lamentable, l'affaire Guffens. L'acharnement d'un inspecteur de la répression des fraudes, assisté par les Douanes, contre un vigneron honnête et sa famille. On se croirait dans un mauvais roman où les personnages sont crayonnés en noir et blanc, sans nuances, où l'auteur veut faire pleurer dans les chaumières. Et pourtant, non, tout est vrai, les preuves sont accablantes, les juges ont annulé la procédure, non seulement pour de simples vices de forme ou des incohérences dans l'accusation, mais pour des faux documents produits par les enquêteurs.

Comme les honnêtes gens sont beaucoup plus sensibles que les malfrats, qu'ils sont plus faciles à broyer dans les rouages de la justice, l'histoire aurait pu très mal se terminer. Jean-Marie Guffens et sa famille ont pensé au suicide.
Comme M. Guffens, je suis effaré du pouvoir exorbitant que possède ces contrôleurs, de la pression qu'il ont le droit de mettre sur leurs suspects, des méthodes qu'ils emploient. Ce n'est pas pour cette France-là que bat mon coeur, pour cette République-là que je vote. Ces méthodes sont dignes des lettres de cachet de l'Ancien Régime. C'est de l'arbitraire pur et dur. De l'abus de pouvoir.
Et en plus, au vu de la façon dont l'affaire s'est dégonflée (les enquêteurs avaient mélangé deux années de récolte pour établir la prétendue fraude), on se pose plus que des questions sur leur compétence.
Je ne connais pas personnellement M. Guffens ni sa famille. J'admire leur force de caractère: même quand on sait qu'on n'a rien fait, ce n'est pas facile de tenir bon face à un tel acharnement.
J'adore sa conclusion, qu'on peut entendre dans le reportage publié sur le site de la RVF (ICI).
Non, jamais ses persécuteurs ne ressentiront le bonheur que Jean-Marie a eu de refaire du vin cette année.
J'ose espérer que le responsable sera sanctionné, et surtout, mis hors d'état de nuire. Qu'on lui fera contrôler les stocks de l'armoire à balais jusqu'à sa retraite (si on ne la lui donne pas d'office).
J'espère aussi qu'on sanctionnera les auteurs de fausses preuves; qu'on améliorera la formation des enquêteurs.
On aimerait vraiment connaître les suites de cette affaire.
En attendant, j'ai hâte de pouvoir boire un verre du vin de Jean-Marie Guffens. Maintenant, j'ai vraiment envie de le connaître.
00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : guffens, bourgogne, mâcon, justice |



Commentaires
Écrit par : Nours | 20 novembre 2011
Répondre à ce commentaireEt je confirme: un billet sur un blog n'est pas un article, ils n'ont ni le même format, ni le même temps dévolu à l'écriture, ni la même vocation. Vous n'attendez pas non plus d'une chanson qu'elle argumenté comme un article de journal. Un billet de blog est plus proche de la chanson.
Merci de votre attention, quoi qu'il en soit.
Écrit par : Lalau | 20 novembre 2011
Répondre à ce commentairej'ai lu votre article et écouté avec attention le reportage de la RVF.
Je suis outré par l'attitude de certains collègues fonctionnaires qui n'ont toujours pas compris qu'ils sont avant tout au service de la Collectivité.
Rien ne justifie les abus de Pouvoir. J'espère que les responsables de cette malheureuse affaire seront punis au niveau de leur incompétence et de leur mauvaise foi.
Il reste que j'aime par-dessus tout les vins de Jean-Marie Guffens, difficiles à trouver - même dans son Pays d'origine - mais qui ont en général un niveau de pureté extraordinaire.
"In vino veritas"
Philippe
Écrit par : Philippe du Bois d'Enghien | 20 novembre 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Gosselin Jean Noël | 21 novembre 2011
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