06 novembre 2011
A Hong Kong se joue le Wine Future, pendant qu'à Epernay, on boit du bon
J'ai parcouru la liste des Tai-Pans du vin invités au micro de la Wine Future Conference de Hong Kong, organisée à partir d'aujourd'hui par le célèbre Pancho Campo (Wine Academy of Spain, etc...), à savoir: Robert Parker, Michel Rolland, Michel Bettane, Steven Spurrier, Jancis Robinson, James Suckling, Miguel Torres, Angelo Gaja... sans oublier David Furer.
Tout d'un coup, je me suis senti tout petit. Avec mon p'tit manteau, avec mon p'tit stylo. Mes petits scrupules.
Je n'ai pas reçu d'invitation pour Hong Kong. Je ne suis pas assez important. Mais j'aurais décliné. Pas assez d'intérêt pour moi. De toute façon, j'étais à Epernay, chez les Artisans du Champagne, avec les 5 du Vin. On n'a peut-être pas refait le monde du vin, ni même celui du champagne, mais on a passé de bons moments, avec de vrais vignerons; on a bu de bons vins, et même de grands vins. Je pense qu'on a fait avancer la connaissance vineuse. Sinon celle de l'Asie, au moins la mienne: oui, il y a des vins d'auteur en Champagne, des terroirs, et pas seulement des marques et des rentes de situation.

Tout de même, pour en revenir aux Tai-Pans, aux capitaines de l'industrie ou de la communication vineuse, il me semble que ce sont à peu près les mêmes têtes qu'il y a deux ans à Logroño.
J'espère que nos amis chinois apprendront quelque chose de neuf. Enfin, je veux dire, de plus neuf qu'en Rioja. Il paraît que la Chine est le futur du vin. Son futur commercial, sans doute. Mais peut-être aussi son futur en matière de production - un vin chinois ne vient-il pas d'être primé aux World Wines Awards de Decanter, fort apportunément?
Peu importe, après tout. La réunion de tant de grands personnages en un seul lieu, c'est déjà un événement. Au point que même des journalistes et bloggers de renom, Jamie Goode, Tim Atkin, etc... ont fait le déplacement.
Je me demande s'ils oseront évoquer le Jumillagate. Vous savez, cette drôle d'histoire qui mêle MM. Campo et Parker dans un drôle de tourbillon médiatique et commercial, et dont mon copain Jim (alias WK) parle abondamment ICI; de même que mon autre collègue des 5, Jacques Berthomeau, ICI.
Finalement, je crois que je me serais embêté à Hong Kong.
00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Etats-Unis, Europe, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
| Tags : decanter, atkin, wine future, hong kong, berthomeau, budd, campo, parker, goode |



Commentaires
Que j’essaye d’augmenter
La portée de ma bombe
Et je ne me suis pas rendu compte
Que la seule chose qui compte
C’est l’endroit où ce qu’elle tombe
Mais sitôt qu’ils sont tous entrés
Il les a enfermés
En disant "Soyez sages!"
Et, quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n’en est rien resté
Écrit par : Marc Vanhellemont | 06 novembre 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hervé LALAU | 06 novembre 2011
Répondre à ce commentaireHervé, mon gars, positive : Chic alors !
Je me pique de posséder l’anglais: d’une part, c’est la langue de toute la partie scientifique de mes études ; d’autre part, je l’ai beaucoup lue et étudiée, enfin, je l’ai perfectionnée sur l’oreiller. Bon d’accord, à cette époque, c’est rarement la tête qui se retrouvait sur le coussin mais ce n’est pas la position qui compte et .... a little bit(e) ne fait pas le moine, si j’ose m’exprimer ainsi. Mais d’où vient ce terme de WK, que signifie-t-il exactement et quelle en est l’explication ?
Au risque d’abuser, je poste ici aussi, afin que tout le monde y ait accès, une petite antienne de ma confection, « à la Mexican Cockroach » :
“El Pancho Campo, el Pancho Campo,
Vinos no puede probar,
Porque no tiene,
Porque le falta,
Alguno que burlar ! ... »
Écrit par : Luc Charlier | 06 novembre 2011
Répondre à ce commentaireWiki, cela veut dire rapide en hawaïen. De plus, le fondateur de Wikipedia avait pour initiales WC. Je suppose que les détracteurs de Wikipedia (dont je suis) regrettent une certaine légèreté en matière de vérification des sources, parfois.
D'autres pensent que WIKI est l'acronyme de What I Know Is...
Alors un WK, grosso modo, c'est quelqu'un qui ne vérifie pas assez ses sources.
Écrit par : hervé Lalau | 06 novembre 2011
Répondre à ce commentaire1. Mais, WK, est-ce que cela ne se prononcerait pas « ouaiequhaie » ou même « deubbelihouequhaie »? L’explication me va bien, néanmoins cependant.
2. Je déguste à l’instant un MAGNIFIQUE Vouvray moelleux du domaine Leray (La Cave à la Biche) 1988. Eric n’élabore plus de vin depuis 2007, et est devenu le président de la Confrérie, mais j’étais un client assidu. Dommage, c’était bien bon. Son père et ma mère ont partagé la même brouette, dans les années ’70-’80, quand on les remontait ivres-morts des caves du Dr Jézégabel, labyrinthe creusé à même le tuffeau ... après une petite dégustation.
Écrit par : Luc Charlier | 06 novembre 2011
Écrit par : Jim Budd | 06 novembre 2011
Répondre à ce commentaireC'était une vigne complantée en riesling, pinot gros et pinot noir, je crois.
Dégustation, école de modestie...
Écrit par : hervé Lalau | 06 novembre 2011
Répondre à ce commentaire@Luc et François. Vos excès de politesse et les compliments qui vont avec m'amusent beaucoup, surtout vous connaissant. Je vous inviterai à mon prochain dîner-débat sur les bienfaits de la bulle en général, du Perrier (Laurent) à la gueuze (Lambic) en particulier. Cela promet d'être passionnant ! Luc, si tu en es resté à Selosse (que j'adore et que j'ai revu dans son uniforme de restaurateur l'autre soir avec la bande), je vais te faire changer d'avis avant de passer à trépas. Promis ! Quant à toi François, à qui je dois plus d'un repas, je te jure que, comme l'a souligné Hervé, les grands vins ne manquent pas en Champagne... et pas seulement que dans la Marne. Deutz, Drappier, Jacquesson, Billecart Salmon... Bon j'arrête-là. Et je vous embrasse tous au passage... vieux cons de la dernière averse !
Écrit par : michel Smith | 06 novembre 2011
Répondre à ce commentaireContinue, Forgeron, continue, et je vais devenir vraiment grossier.
Même s’ils affectent de ne pas savoir qui je suis – de minimis non curat praetor et toute ces sortes de choses – et même si, honnêtement, je m’en tape à une allure plus soutenue que la période du rubis du fond d’une source de laser, les membres de la vieille garde de Bettane me pissent dessus chaque fois qu’ils le peuvent. Note que, à leur âge, la prostate limite le danger de leurs projections. Note aussi que ma propre arrogance quand j’étais petit y était un peu pour quelque chose – car cette animosité remonte à des voyages de presse du temps où je collaborais à IVV et où, malheureusement pour moi, j’ai souvent eu Dovaz comme vis-à-vis. Ce n’est pas une attaque ad hominem que dire que nos personnalités ne pouvaient pas s’accorder et il y a eu des ... « accrochages ». On va dire cela comme ça. Une certaine Christine Ontivero en a été le témoin privilégié, au moins une fois.
En outre, pour moi l’ignorance et l’incompétence ne peuvent pas être compensées par une certaine notoriété. Je n’attends pas de chroniqueurs qu’ils soient des prix Nobel de chimie, ni même qu’ils aient la moindre notion de génétique, mais alors qu’ils la bouclent. Le fait de manger avec Lur-Saluces tous les jeudis ou de fréquenter les salons de Mme de Lencquesaing ne leur donne pas qualité à expliquer aux vignerons – plus souvent aux propriétaires d’ailleurs, ce qui n’est déjà pas la même chose et un peu moins grave – comment ils feraient à leur place.
Or, parmi les proches (membres si tu veux) du GJE, il y en a un certain nombre qui consentent encore à me parler et je compte même un ou deux amis (enfin, si tant est que cela existe dans le monde du vin). J’ai rencontré M. Burtschy (orthographe à vérifier, on me pardonnera) et M. Mauss à Stuttgart il y a deux ans, et ils ont été fort aimables. Par après, j’ai été voir Otto Geisel dans son fief à Bad-Mergentheim. Je suis malheureusement arrivé en retard – je venais de Vienne et les autoroutes étaient enneigées – suite à un malentendu avec sa secrétaire et – l’allemand n’est que ma cinquième langue – j’ai parfois un peu manqué de nuances dans mes explications. Son accueil a toutefois été plus que correct mais il m’a un peu « pris de haut ». Abi Duhr, je le connais depuis longtemps, ainsi que certains de ses compères de « Domaines et Traditions » mais les deux dernières fois que nous nous sommes croisés, il avait déjà .... « pas mal dégusté » et la cohérence de ses propos laissait à désirer. Andreas Larsson, que je n’ai jamais rencontré, a plusieurs fois écrit des choses gentilles et justes sur certains de mes vins. Enfin, Dirk van der Niepoort est un ami depuis 1993. Mais, qui ne s’entend pas avec Dirk, c’est l’être le plus charmant de la terre ... charmeur aussi d’ailleurs ?
Voilà pourquoi, quand « François comme tu dis » me répond, je me montre courtois et ne lui arrache pas le nez. En outre, peut-être qu’un jour, quand je serai riche et célèbre, je lacherai le Crédit Agricole – lui, il m’a laché depuis le premier jour, comme il le fait avec tous les agriculteurs – pour aller mettre mes sous à la .... BIL ! Donc, Hei elei, Kuck elei !
Écrit par : Luc Charlier | 06 novembre 2011
Écrit par : michel Smith | 07 novembre 2011
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire