01 novembre 2011

Antinori fait-il toujours du vin?

Fervent défenseur du Montalcino autentico, qu'il soit Brunello ou Rosso, mon confrère et ami Franco Ziliani se félicitait voici peu du vote des vignerons du cru, qui ont repoussé le projet de leur Consorzio d'ouvrir le Rosso à d'autres cépages qu'au sangiovese.

Mais à peine les urnes rangées, voici que le Marchese Antinori lui-même rouvre cette boîte de Merlore - pardon, de Pandore.

C'est ICI

Petite variation sur le même thème: des lecteurs de ce blog, naguère, ont émis le regret de voir les critiques de vin ne jamais parler des vins médiocres. Voici pour eux un texte émanant du blog Do Bianchi. Il concerne  justement un vin d'Antinori - non, en fait, il concerne tous les vins d'Antinori:

"Although no show-stopper like the Struzziero Taurasi, the 1982 Chianti Classico Riserva by Antinori was fantastic — a wine, we all agreed, from a time before America, California, and Parker, a wine from a time when Antinori still made wine. Classic Sangiovese, with impressive acidity for a wine this old and delicious plum and red stone fruit flavor. It was a fantastic pairing for the sous-vide Wagyū tongue that chef Steve sent over to our table. Loved this wine and the now forgotten era of Tuscan winemaking for which it spoke to me".

Dire d'un bon vin d'Antinori qu'il est "de l'époque où Antinori faisait encore du vin", ce n'est pas très gentil pour l'oenologue actuel, ni pour le Marquis... Et c'est sans doute un peu fort. Mais vous, vous en pensez quoi? Quelles sont vos expériences des vins récents du Marchese?

13:29 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : antinori, toscane |

Commentaires

Merci mon cher ami! Il faut une alliance entre les journalistes qui sont vraiment des amis des véritables vins de Toscana contre l'offensive de ses ennemis...

Écrit par : Franco Ziliani | 01 novembre 2011

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A la mode de ....

Marches’, si votre vignoble produit quelques vins miteux,
Dites-vous bien qu’avant guerre, vous faisiez certes bien mieux.
Le temps au plus belles treillles, se plaît à faire un affront,
Il jugera toutes vos bouteilles, comme d’autres déjà le font.

Le même groupe d’esthètes vous critique jour et nuit,
On a bu de vos piquettes, on les a crachées pardi.


J’ai du pognon, répond Marchese,
Et je vous emmerde en attendant ....

Écrit par : Luc Charlier | 01 novembre 2011

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Natuurlijk maakt Antinori nog steeds wijn!
Oké, alle wijnen zijn zeker niet even geslaagd en hun best verkochte wijn, de Villa Antinori, waar jaarlijks maar liefst wereldwijd 5,5 miljoen (!) flessen van worden verkocht aan een gemiddelde winkelprijs van 16 euro, vind ik een regelrechte tegenvaller. Eenheidsworst, dure eenheidsworst zelfs!
Maar smaken verschillen, nietwaar?
Daarentegen heeft Antinori wél wijnen die 'interessant' zijn, wijnen met persoonlijkheid. En daarmee bedoel ik niet de Solaia (te 'smooth', te afgelikt) en ook niet de Tignanello.
En ja, soms/vaak ontbreekt het aan mooie zuren in hun wijnen.
Maar wil de gemiddelde wijnliefhebber wel wijnen met zuren waar je haar van recht komt te staan? Of wijnen met tannines waar je tandvlees twee centimeter van terugtrekt? Het soort wijnen met een bijsluiter (uren op voorhand openen, decanteren, of zelfs pas de volgende dag schenken), die je eerst aandachtig moet gelezen hebben vooraleer je eindelijk kunt genieten van je welverdiend glas wijn na een drukke werkdag. Ik weet het nog zo niet, en persoonlijk heb daar trouwens ook moeite mee.
Laat ons vooral niet vergeten dat Antinori een goed draaiend bedrijf is. Een wijnbedrijf dat prima wijnen maakt voor een breed publiek, en laat dat 'breed publiek' nu net geen interesse hebben in elitaire uiteenzettingen van navelstarende wijnschrijvers die hun ‘fifteen minutes of fame’ willen halen met een wijnontdekking die ze deden in een of ander boerengat aan de rand van een vuurspuwende vulkaan en liefst van al grote wijnhuizen naar beneden sabelen, want dat is het makkelijkste. Een beetje goedkoop ook, niet?

Écrit par : Ann | 01 novembre 2011

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Merci Ann,
Tu parles 'et très bien) des vins que tu ne mettrais pas dans la catégorie "intéressants", mais quels sont ceux que tu trouves intéressants.

Il Bruciato? Scabrezza, en blanc? L'Achelo? Le Marchese Antinori 2006? Le San Giovanni? Le Cervero ou le pinot Nero de Castello de la Salla?

Écrit par : Hervé LALAU | 01 novembre 2011

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Je ne connais pas assez les vins du Marquis - un ami que je respecte - si ce n'est le souvenir d'un excellent Badia a Passignano 1997.
Ce que je tire en conclusion de ces commentaires, c'est que plus que jamais, il est nécessaire, pour avoir des jugements corrects, de déguster à l'aveugle en comparaison.
Ce qui sera fait très probablement l'an prochain, avec d'autres crus toscans. On verra alors s'il faut le punir, un peu, beaucoup, passionément, pas du tout.

Écrit par : mauss | 01 novembre 2011

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Robert Parker vous dirait qu'il ne faut pas avoir d'amis chez les vignerons...

“While it is important to maintain a professional relationship with the trade, I believe the independent stance required of a consumer advocate, often not surprisingly, results in an adversarial relationship with the wine trade. It can be no other way. In order to pursue independence effectively, it is imperative to keep one’s distance from the trade. While this attitude may be interpreted as aloofness, such independence guarantees hard-hitting, candid, and uninfluenced commentary.”

(Just joking, Mr Mauss)

Écrit par : Hervé LALAU | 01 novembre 2011

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Mais très Cher Monsieur Lalau : l'immense différence entre Parker et moi est double, outre le fait qu'il est Parker et moi peut-être un peu mieux que rien :

a : il ne déguste plus à l'aveugle et donc là, effectivement, il peut y avoir un souci de collusion

b : comme vous le savez pertinement, je ne suis pas Membre du GJE, je ne déguste pas professionnellement et quand je donne une opinion sur un vin, c'est une opinion de "buveur" et non de critique professionnel.

Alors, dans le cas présent… je n 'ai aucune vergogne à dire le bien que je pense d'un vin du Marquis que j'ai totalement aimé : Badia a Passignano 1997.
Joking level 2.

Écrit par : mauss | 01 novembre 2011

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Et c'est comme ça que je l'entend. Moi aussi, j'ai quelques amis vignerons - enfin, je crois! Ca ne m'empêche pas d'aimer certains de leurs vins et d'autres moins. Donc, aucune pique à votre égard, juste un clin d'oeil.
D'ailleurs, je ne crois pas qu'on puisse travailler longtemps dans ce métier sans une certaine empathie pour les gens qui font le vin, ou alors, on fait autre chose. Empathie ne veut pas dire collusion.
Et surtout, si je citais la phrase de Mr Parker, c'est parce que l'histoire nous montre qu'entre les grandes déclarations d'intention et la réalité des choses, entre l'indépendance qu'on vante et le business qu'on mène, il y a une grosse marge. Alors oui, la dégustation à l'aveugle, c'est encore le mieux.
Très amicalement
Hervé

Écrit par : Hervé LALAU | 01 novembre 2011

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Hervé, pour rèpondre à ta question.
Les vins que tu cites: San Giovanni, oui, pour l'apéro par exemple. Vlot en 'easy drinking', frisse zuren, wel relatief duur. Prijs-kwaliteitverhouding zit soms/vaak wat aan de hoge kant bij Antinori.
Scabrezza, mix pinot grigio et pinot bianco, is gastronomisch interessant, naar mijn bescheiden mening dan...
Cervaro, aussi, des fois, dans des vieux millésimes - when Antinori still made wine ;-) - avec un bon repas, et le pinot noir aussi. Peut-être pas un pinot noir style Grand Bourgogne, mais j'ai bien aimé le Pinot Nero 2008.
Algo más? Oui, Badia a Passignano Riserva 2007, Marchese Antinori 2006 et Le Maestrelle Santa Cristina 2009. Por qué no?
Mais mr. Mauss à raison, déguster à l'aveugle c'est le mieux.

Écrit par : Ann | 01 novembre 2011

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