11 novembre 2011
Pic Saint Loup (suite): le Clos des Augustins
Suite de mes découvertes en Pic Saint Loup. Peut-être mon domaine de prédilection: le Clos des Augustins (du nom des deux aïeux). La famille Mezy nous prouve que la biodynamie a sa place au Pic Saint Loup. Cette recerche de l'équilibre quasi holistique nous livre ici, dans ce cadre déjà si favorisé par la nature, des vins très purs, mais souvent gourmands.
Cette propriété s'étend sur 22 hectares à Saint Mathieu de Tréviers, sous la dent dressée du Pic. Il s'agit principalement de de coteaux calcaires siliceux. La cave, moderne, est bien équipée, mais la principale attention, c'est à la vigne qu'on la porte. Morceaux choisis d'une dégustation très homogène réalisée le mois dernier à l'invitation de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup. Et c'est vrai qu'il est Grand, le Pic.

A l'ombre du Grand Pic...
Le Rosé d'André
Syrah grenache 2010
Très fruité, 30h/ha, charnu, rosé de repas 13,5/20
Les Bambins 2010 blanc
Vermentino, chardonnay 30, roussane
Poire, pêche, ananas, citron, le chardonnay et la roussane commencent à prendre l'ascendant 14/20
Les Bambins 2010
"Un vin saucisson', nous dit le vigneron. C'est qu'il choisit bien sa charcuterie, alors.
60% syrah, 20% grenache 20% mourvedre.
Mûre, fruits noirs, réglisse, c'est faltteur au nez; mais robuste en bouche, et malgré tout gouleyant, c'est plus une une publicité pour la buvabilité... que pour le saucisson. Qoui que l'un n'empêche pas l'autre... 15/20
Le Gamin 2009
Syrah 80% grenache 20%. Les vignes se situent sur les éboulis de pente du Pic. Le écarts de température y exhalent les arômes. Je pense à Saint Joseph (c'est l'effet syrah septentrionale), mais aussi... à la Loire. C'est assez dense, acidulé, les tannins sont présents mais assez suaves, un beau vin de repas qui ne manque ni de longuer ni de complexité. 15/20
Les Deux Rogers 2005
Quand on sort les millésimes plus anciens, c'est bon signe.... M. Mezy père nous confie que ce vin est issue de terres froides, où le raisin ne mûrit pas bien tous les ans. En 2005, c'atait le cas, d'où cette cuvée.
Du cuir au nez, un peu de pruneau, du grillé (15 mois de fût), c'est corsé, épicé, la texture est très belle, le vin est comme traversé d'un fluide. 16/20
L'Ainé 2008
Vous connaissez la vigne du Triadou? Moi non plus. Mais pour les initiés, c'est de là que vient le vin; de sols calcaires siliceux bien drainants. Pour en savoir plus, consultez votre géologue habituel.
Ce syrah-grenache présente en tout cas une belle fraîcheur, de l'élégance au nez - confiture aux 4 fruits, petites notes de marasquin et de fumé; les tannins sont bien serrés, mais le vin est juteux, sa chair est veloutée (oserai-je la comparaison de la cuisse d'une nymphe? Je n'ai jamais rencontré de nymphe, mais c'est l'idée que je m'en fais, douce et ferme à la fois). Bref un vin plein de séduction, et qui n'en finit pas. Le meilleur de la dégustation. 17/20
Contact: Clos des Augustins, closdesaugustins@wanadoo.fr, +33 4 67 54 73 45
00:04 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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Commentaires
Les jours s'en vont je demeure...
Hommage à l'auguste Apollinaire
Écrit par : Blaise | 11 novembre 2011
Répondre à ce commentaireje viens de déguster une bouteille des 2 Rogers 2005. C'est vraiment bluffant !Je ne connais pas l'Aîné, mais celui-ci est une alliance époustouflante d'arômes et de chair, incroyablement puissante et soyeuse. J'ai hâte de découvrir les autres et, un jour, ton "domaine de prédilection". Amitiés.
Écrit par : Florent Leclercq | 10 janvier 2012
Répondre à ce commentaireBonne année et bons vins!
Écrit par : Hervé LALAU | 10 janvier 2012
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