18 octobre 2011

Dites-moi comment vous aimez votre Saumur et je vous le copeaute aux petits oignons

Intéressante chronique de mon confrère Marc André Gagnon qui ne goûte guère les copeaux dans le Saumur...

C'est ICI

Au fait, moi, l'astringence, dans le Saumur, j'aime plutôt bien. Le problème pour les producteurs, c'est peut-être qu'ils ne visent pas les bons consommateurs?

Une AOC qui se respecte ne devrait pas recourir à de tels artifices, elle dénature son lien au terroir - et l'INAO garante de la qualité ne devrait pas le leur permettre. Comme Marc-André, je m'interroge aussi sur la valeur d'une appellation qui n'hésite pas à adapter sa "recette" au goût des clients étrangers, ceux-là même qui ne connaissent rien de sa prétendue typicité. Pourquoi vouloir leur vendre du Saumur AOC quand ils n'en attendent rien? Pour les vins commerciaux, pour rappel, il y a les IGP.

Et quant à concurrencer les Chiliens sur leurs vins copeautés, que Saumur n'y pense même pas, les coûts de production sont nettement plus bas chez Neruda que chez Rabelais, et la technologie mieux maîtrisée.

Commentaires

Vive le cabernet franc typé, fruité, avec son inimitable parfum de bourgeon de cassis (comme j'en avais plein les doigts quand je cueillais le cassis pour ma grand mère fabriquer sa liqueur) sans artifice et même sans élevage en chêne...et là on est en plein dans les critères de Dubourdieu. Perso, je n'achète d'ailleurs que du CF élevé en cuve pour pouvoir apprécier le fruité et les arômes variétaux.! Une fois de plus, je pense que l'étiquette devrait nous informer si le vin est élevé en cuve, en fût de chêne ou infusé aux copeaux de chêne...c'est la moindre des choses.

Écrit par : Gosselin Jean Noël | 18 octobre 2011

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