12 octobre 2011
Folha do Meio
Portalegre, tout au nord de l'Alentejo et à proximité de la frontère espagnole, est une des sous-régions de la DO Alentejo. Elle compte parmi les plus anciennes - contrairement aux zones plus au Sud, on y produisait du vin bien avant l'arrivée de l'irrigation. C'est aussi la plus originale. Face à la Serra de Sao Mamede, les vignes sont situées plus en altitude, et bénéficient d'un climat à la fois plus frais et moins sec. Ses sols sont principalement composés de granite, avec quelques zones de schistes. Autre particularité: on y trouve des cépages inconnus ailleurs comme le cinsaut et le grand noir (un des développements de M. Bouschet, qui a laissé son nom à l'Alicante).
La propriétaire nous présente son dernier né
C'est ici que s'est installé un nouveau domaine, Folha do Meio (la Feuille du Milieu).
J'ai dégusté son Folha do Meio Tinto 2009 (Trincadeira, Alicante, Aragonês) dont j'ao beaucoup apprécié le nez de rose et violette, la bouche bien bien mûre mais vive (jolis tannins), et la finale saline. 14/20
J'ai également dégusté le Tinto Reserva 2008, qui rappelle le premier avec un peu moins d'ampleur, peut-être (2009 est un millésime plus mur), et nez toujours très floral, mais dont le bois, en bouche, est trés bien intégré. 13,5/20
La preuve que les rouges d'Alentejo peuvent être élégants.
00:38 Écrit par Hervé Lalau dans Portugal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : vin, vignoble, portugal, alentejo, portalegre |



Commentaires
Écrit par : Gosselin Jean Noël | 12 octobre 2011
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info@nogueira.be
Et bravo pour l'idée, on ne parle jamais assez des jolis vins portugais!
Écrit par : Hervé LALAU | 12 octobre 2011
Répondre à ce commentaireUn petit bémol quand même. On a présenté l’Alentejo comme le nouvel Eldorado du vin portugais. De grands consortiums ont profité des deniers européens dans les années ‘90 – c’est plus dur maintenant – pour créer des domaines viticoles d’envergure. On parle souvent de 100 ha et plus. La plupart de ces vins sont effectivement d’un excellent niveau mais ... lassants.
Tout est policé, juste mûr comme il faut, boisé (chêne américain le plus souvent) avec intelligence, tartriqué avec discrétion, gomme-arabiqué sans outrance ...
Ce sont des vins d’oenologues, de soleil et de bon schiste.
Chiant, le Léon ? Non, simplement discriminant.
Lexique : la Trincadeira n’est autre que la Tinta Amarela de la région du Douro ; l’Aragônes est la Tinta Roriz, alias Tempranillo. Quant à l’Alicante Bouschet, même si c’est un hybride (Petit Bouschet x grenache noir) et un cépage teinturier, il peut assurément contribuer à produire de GRANDS vins.
Écrit par : Luc Charlier | 12 octobre 2011
Répondre à ce commentaireJe trouve aussi de moins en moins de charme aux vins technos du Sud de la région, irrigués, tartriqués, copeautés ou barriqués francès ou américano. Par contre, à Portalegre, sur granite et schistes, et sans irrigation...
J'ai aussi eu ouï dire que Quinta do Carmo était revenu de sa passade médocaine et refaisait des vins portugais à base d'alicante bouschet. Bonne nouvelle, non, n'en déplaise à Nathan, Edmond et les autres...
Écrit par : Hervé LALAU | 12 octobre 2011
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