31 août 2011

Deux ténors de la politique dans un bain pour une pub, ça vous choque?

C'est en Belgique que ça se passe (where else, Mr. Clooney?). Et c'est pour une pub de bière. Les deux hommes politiques qui sont montrés (des sosies, bien sûr) sont le vice-premier ministre socialiste Elio di Rupo et son adversaire politique de droite, Bart de Wever.

Si on devait trouver une comparaison approchante, en France, on prendrait Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy (mais on ne peut pas vraiment comparer, car en Belgique, il y a aussi l'aspect linguistique qui entre en jeu).

Toujours est-il que la pub les montre ensemble dans une baignoire, avec plus que des sous entendus.

C'est ICI

D'aucuns disent que toute caricature est légitime; d'autres qu'on touche là à la vie privée - un sujet d'autant plus sensible dans ce cas qu'Elio Di Rupo est homosexuel.

Alors, peut-on tout dire et tout montrer? Quand il s'agit de faire rire, j'aurais tendance à dire que oui, car à force d'imposer le socialement correct, on bride toute liberté d'expression indépendante. Mais s'il s'agit juste de vendre de la bière, j'ai quelques doutes.

En plus, je ne suis pas sûr que la vie politique en sorte grandie. Nos politiciens sont-ils si méprisables? Et qui les a élus?

Et vous, vous en pensez quoi?

«Moi et Bordeaux» (en toute modestie)

Si Bordeaux était une peinture, je crois qu'elle serait de facture classique – je ne dis pas qu’il n’y a pas des Bordeaux romantiques, impressionnistes ou post modernistes (voire tachistes), mais pour moi, Bordeaux, c’est classique. Genre élégant, propre sur soi.

Mon goût personnel me porte plus vers la Bourgogne ou le Rhône, voire le Roussillon, car je suis nasal et fructophile; mais vivant en Belgique, terre bordophile, j’ai plus dégusté de Bordeaux (et notamment de Saint Emilion) que quoi que ce soit d’autre.

Mon plus grand coup de cœur dans cette énorme région (en toute simplicité): Château Pavie 2000. Pas que je sois le plus grand fan de Michel Rolland ou que je passe mes vacances avec Gérard Perse, mais ce vin là, pour moi, c’est de la perfection liquide. Pour la complexité du nez - fruits mûrs, fruits secs, épices douces, et notes boisées délicates - je donne le maximum. Pour la complexité de la bouche - tannins soyeux, longueur, élégance et puissance, velouté - le maximum aussi. Et ça reste du Bordeaux, quoi qu’en disent les mauvaises langues.

Autres choix, dans un genre un peu plus abordable: La Tour de Mirambeau, Château Closiot. Château Corbin, Château Fonroque, Château Guadet, Château Jabastas. Pour le vin et pour les rencontres, les bons moments. Car pour moi, ça va de pair.

Et puis hier midi, j'en ai découvert un autre, à l'occasion de la présentation de la foire aux vins de chez Champion/Mestdagh: le Château Côte Montpezat. Un "simple" Côtes de Castillon. Millésime présenté: un 2005.

Rien de grandiloquent, amis de l'élégance; en termes de château, on est plus proche d'Azay que de Versailles. Rien de pommadé non plus. Un vin franc. Du caractère, une belle ampleur, encore du fruit, des épices à revendre; un vin à boire, bien sûr, mais pourquoi attendre demain ce qui est bon aujourd'hui?


00:19 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |