19 août 2011

De Heineken chez Skalli

Olivier Mouret (44 ans) jusqu'ici "compte-clé national senior" chez  Heineken devient directeur commercial France de Skalli. Ce qui confirme les dires de M. Arnaud, la semaine dernière, sur ce même blog: bière et vin de consommation courante, même combat.

Et je rajouterai: vendeur de marque un jour, vendeur de marque toujours.

Il y a d'autres types de vins, bien sûr (et même d'autres types de bière).

19:07 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (7) | | | |

Commentaires

Pour une société pluri-vineuse et pluri-brassicole

Mmm, y’a du Léon, là-dedans !
Le pire, c’est que, si on les laisse faire, bientôt il n’y aura PLUS d’autre vin ni d’autre bière.

Écrit par : Luc Charlier | 22 août 2011

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Effectivement, je crois que pour négocier avec la Grande Distribution, et établir une bonne stratégie de marque, une expérience dans le monde de la bière confère certainement plus d'atouts qu'une expérience dans un petit domaine viticole.

Dès que j'ai un peu de temps, j'exprimerai plus en détail, et sur mon propre blog les raisons pour lesquelles, paradoxalement, la présence de vraies grandes marques de vin sera - dans l'avenir - la garantie de survie des "petits" domaines qualitatifs (et pourquoi leur absence actuelle les conduits dans le mur).

Écrit par : Arnaud | 22 août 2011

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Bullshit !

Attention, Arnaud, nous ne sommes pas les « rebelles primaires », les « intermittents du spectacle viticole » que tu espères et effectivement, tu as 100 % raison dans ton premier paragraphe, sauf qu’Heineken ne fait pas simplement partie DU monde de la bière, mais d’un aspect de ce monde. Il y a aussi de « vrais petits brasseurs », et de plus en plus en fait.
Pour le deuxième, tu participes évidemment de la grande intox, puisqu’elle te fait vivre.
Dans mon monde idéal – que je ne verrai jamais, cela je te le concède – il n’y a plus de GD. Je souhaite sincèrement, du fond de ma raison mais aussi du fond de mon être (deux choses différentes), son élimination physique. Oh, don’t get me wrong : pas par la force mais par l’abstention des consommateurs le jour où la majorité des citoyens de ce monde aura compris. Pour cela, il faudra que plusieurs générations de parias aient accès à l’école. We shall overcome .... some day.
Cela étant, pour ton blog, on ne demande qu’à voir.

Écrit par : Luc Charlier | 22 août 2011

@Luc : D'accord, je comprend mieux certaines divergences de point de vue ! C'est que moi, je vis (et travaille) dans la VRAIE VIE ;-)

En ce qui concerne les petits brasseurs, je suis tout à fait d'accord !
Il n'y a qu'à voir l'offre de MicroBrasseries qui émerge, et de microdistilleries également (un exemple que je trouve actuellement vraiment interessant en France : http://www.hautesglaces.com/)

Pour ce qui est de mon blog pro, sortie prévue le 1er septembre.

Écrit par : Arnaud | 23 août 2011

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On est toujours le VRAI de quelqu’un et le FAUX d’un autre

Arnaud, avant la Révolution des Oeillets, qui ne fut pas sanglante, je te le rappelle, la VRAIE VIE des Portugais consistait à crever de faim, à ne pas savoir lire les lettres de l’alphabet ni signer son nom – je ne parle pas de lire un livre, distingo entre analphabétisme et illetrisme – et à envoyer les enfants de 7 ans faire la vendange dans la fournaise du Cima Corgo. Je ne dis pas que c’est idéal maintenant, mais depuis l’éviction de Salazar, la vraie vie des Portugais s’est améliorée. Qui aurait cru cela en 1969, « année érotique » peut-être pour la poupée de marketing qu’est Melle Birkin, mais année de famine et de disette là-bas, dans un pays où la majorité des avoirs appartenaient aux Japonais et aux Etatsuniens ? Attention, j’adore Gainsbourg autant que le fado, cela n’y change rien. Mais 1973 fut une « année optimiste ».
Arnaud, je suis flamand et pense – peut-être en me trompant – que la structure politique de la Belgique va être très fortement remise en question. La vraie vie des citoyens belges deviendra très différente. Qui aurait cru cela il y a 10 ans ?
Arnaud, je pense que Madame Lepen sera votre prochain chef d’état. Là aussi, je peux me tromper. Si le deuxième candidat du 2ème tour sera celui de l’UMP, il y a de bonnes chances pour que le scénario Chirac-Jospin-Lepen se répète et que je me trompe. Les électeurs qui ne vivent pas dans TA vraie vie ne laisseront pas passer le FN. Mais si le deuxième candidat est celui du PS, tes copains de la VRAIE VIE préfèreront laisser passer Madame Lepen (abstentions nombreuses) plutôt que de voter « à gauche ».
Si on abandonne tout avant d’avoir commencé, rien ne peut bouger. C’est sûr. Et il n’est pas nécessaire de se transformer en pasionaria (j’ai vérifié : un seul « s » et un seul « n ») pour menacer la GD. Il suffit de ne plus y aller !
Tu vois midi devant ta porte. Je crois que les écoles de marketing et autres (une fac de Droit, ce n’est pas mal non plus) apprennent surtout aux gens l’arrogance, plus que la confiance en eux. Et elles apprennent aussi sciemment à « rouler » les autres, ce qui n’est PAS la base du commerce.
Je ne pense pas que nous ayions des divergences de vue : toi tu vis très bien tes contradictions ; moi, elles me mettent tellement en porte-à-faux avec la morale que j’ai essayé de remodeler mon existence, et d’influencer UN TOUT PETIT PEU le monde proche de moi. Comme Hervé Lalau.
Et, contrairement à ce que tu crois, ce monde-ci est aussi réel que le tien. On peut vivre sans « BMW toutes options », sans « stock options » et sans porter forcément des chemises brodées à ses initiales, avec la cravate règlementaire et avec le « bonus » de fin d’année. On peut. Et même sans te jalouser.
Hasta Siempre !

Écrit par : Luc Charlier | 23 août 2011

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@Luc : Prétendre que les écoles de marketing apprennent à rouler les gens est à peu près aussi pertinent que de dire que les écoles de science forment à concevoir des bombes atomiques, que les écoles de médecine forment des chirurgiens esthétiques véreux…

Écrit par : Arnaud | 23 août 2011

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Pertinent je ne sais pas; vrai, oui, sûrement !
Il se fait que j’ai été l’élève d’une école de marketing (ai même le brevet) ET d’une école de médecine (ai le diplôme aussi). Par contre, suis nul en math, donc pas de bombe H.
J’aurais pu, moi aussi, finir vendeur-menteur et chirurgien crade si j’avais appliqué à la lettre ce qu’on m’y a appris. Mais évidemment, chacun a son libre-arbitre. On a toujours le choix.
Il se pourait donc trouver des marketeurs honnêtes et des chir. esthétiques philantropes.
On les cherche toujours.
Dis-moi, on va en rester là. Un peu, c’est marrant mais on ne passera de toute façon pas les vacances ensemble (toi, c’est plutôt la Floride ; moi, La Havane) et nous ne tomberons pas d’accord. Ce n’est d’ailleurs pas obligatoire.
Bon vent.

Écrit par : Luc Charlier | 24 août 2011

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