08 mai 2011
Baclofène, alcoolisme et lobby anti-alcoolique
Reçu hier de Pierre Leclerc (Les 4 vérités du Vin), cette lettre qui me semble assez intéressante pour être diffusée largement. N'hésitez pas à répandre vous même cette "bonne nouvelle", le vin a été trop vilipendé par le passé - et l'est encore - pour qu'on ne réagisse pas à chaque fois que c'est possible.
Bonjour,
La communauté scientifique mondiale a bâti une hiérarchie très stricte entre les journaux scientifiques. Au sommet de cette pyramide, il y a 2 journaux mondialement reconnus, dont un américain: "Science".
Dans le cadre de notre activité de veille scientifique, nous sommes heureux de vous signaler la mise en ligne sur le site de "Science", ce samedi 7 mai, d'un article qui fera date dans la guérison de l'alcoolisme. Il s'agit du baclofène, et de celui qui en a découvert les effets spectaculaires (souvent à forte dose) sur l'alcoolisme: le Français Olivier Ameisen.
Le Professeur Joël De Leiris de l'Université de Grenoble (président de l'association Vin-Coeur) a bien voulu:
- prendre en charge la responsabilité de la traduction la plus stricte de cet article (ce sera rapide ...),
- demander l'autorisation de diffusion à "Science" (ce sera plus long, pour ce qui est du texte intégral ...).
Nous attirons en urgence votre attention sur cette actualité car:
- d'une part, dans la semaine qui s'ouvre, 2 colloques sur le baclofène se tiennent à Paris !
- d'autre part, il s'agit de guérisons définitives de l'alcoolisme (et non plus de simples "rémissions", avec abstinence et lutte à vie, rechutes fréquentes ....).
- enfin, l'histoire de cette découverte ne peut qu'interroger tout citoyen :
1) Depuis 20 ans (et peut-être même 50 ans, enquête en cours, "Les 4 Vérités" menant une enquête sur le sujet...), il est établi que le baclofène peut faire disparaître les addictions ... chez les animaux.
2) Très curieusement, pendant des années (ou des décennies, donc) aucun alcoologue n'aurait pensé à expérimenter le baclofène sur l'homme ! Ceci est d'autant plus curieux que :
- il s'agit d'un médicament si ancien contre les torticolis (entre autres) qu'il est devenu "générique",
- le budget de la lutte contre l'alcoolisme se compte en centaines de millions d'€ par an (utilisés d'ailleurs de façon quelques fois contestée par la Cour des Comptes ....).
3) Il a donc fallu attendre que ce soit un cardiologue alcoolique, Olivier Ameisen, qui y pense tout seul !
4) Faute de soutien de la part des autorités de l'alcoologie, il n'a pu mener l'expérience que sur lui-même...
5) Lorsque sa guérison définitive a été reconnue par la communauté scientifique mondiale, en 2004, et qu'il a souhaité voir les expérimentations élargies: elles ont été sabotées par les instances françaises (cf le personnage du "Professeur X" dans "le Dernier Verre", chez Denoël).
6) Lorsque ce scandale médical supplémentaire a ainsi été sur la place publique, les autorités de l'alcoologie française ont alors annoncé qu'elles allaient enfin lancer cette expérimentation, sur 300 patients.
7) Mais en 2009 et 2010 : rien n'a encore été lancé par ces "autorités" .... et leur projet est déjà bidonné: il ne sera mené en vraie grandeur que pour des doses bien plus faibles que celles proposées par Ameisen !
8) Du coup, des médecins plus honnêtes et indisciplinés ont mené et développé des expérimentations réussies.
9) Aujourd'hui, "Science" met un coup de projecteur mondial sur la controverse, avec photo de celui qui a été promu (aux USA) PROFESSEUR Ameisen, photo de son livre, débat sur les doses, etc ... On y officialise le fait que, pour trouver les 500 000 € nécessaires pour une expérimentation "officielle", il aura fallu attendre un don privé, d'un Hollandais, ancien alcoolique guéri par le baclofène. Mais évidemment, tout se passera à Amsterdam...
10) Or 500 000 €, c'est à peine 0,7 % des subventions publiques reçues, chaque année, par un seul des organismes français de lutte contre l'alcoolisme, l'ANPAA. Sans parler des sommes allouées à la recherche médicale.
Si vous souhaitez en savoir plus : n'hésitez pas à vous manifester. Personnellement, j'assisterai aux 2 colloques qui vont se tenir cette semaine à Paris sur le sujet : mercredi 11 et samedi 14 ....
Le Président, Pierre LECLERC
23:59 Écrit par Hervé Lalau | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
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Commentaires
Voilà bien le problème. L’autre ne serait-il pas « Nature » où le fumiste Benveniste publia ses « résultats » sur la mémoire de l’eau ? A noter que l’institut Montagnier de Shangaï choisit ... Science pour continuer le même type de publications, sur le même sujet. En Chine, ce fut longtemps le « Petit Livre Rouge » qui servit de référence. Правда ne signifie-t-il pas « vérité » ? Joseph Ratzinger ne la trouve-t-il pas dans la Bible ? Et certains n’accordent-ils pas foi aux brêves de Reuters ou de Associated Press ?
« Ongelovige Thomas » (l’apôtre) ou bien l’autre, celui d’Aquino, qu’importe. Il ne faut rien accepter trop facilement : « Nihil est in intellectu quod non sit prius in sensu ! »
Écrit par : Luc Charlier | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaireJe ne sais pas si l'expérimentation sur le baclophène prend ces paramètres en compte. Pour vérifier, on doit pouvoir trouver l'article en langue anglaise dans toute bonne bibliothèque scientifique non ?
@Luc, Le principe même des revues scientifiques à comité de lecture, comme "Science", "Nature", est de faire vérifier par des pairs le contenu des articles publiés. Ces pairs appartiennent à la communauté scientifique, et le processus de validation d'un papier (ou paper) est très rigoureux. Il peut toujours y avoir des erreurs, mais l'on ne peut pas mettre sur un même niveau l'ensemble des ouvrages que vous citez en référence...
Écrit par : Jules - Oenovino | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaireJe peux te garantir que de nombreux biais – certains inévitables, d’autres sciemment introduits – existent au sein de ces revues. C’est Lou Reed – ce grand scientifique – qui chante : « Don’t believe half of what you see and none of what you hear ! » (Last Great american Whale).
Écrit par : Luc Charlier | 09 mai 2011
@Jules
Pas vraiment d'accord avec vous concernant "l'alcoolisme n'est pas une maladie". Pour moi c'est bien une maladie neurobiologique et les troubles psychologiques se rajoutent ou pas selon les individus mais ne sont à mon sens pas les causes de l'alcoolisme.
Le baclofène est un agoniste du Gaba-B. Olivier Ameisen a émit l'hypothèse que l'alcoolo-dépendance était due à un déficit en GHB (autre agoniste du Gaba-B présent à l'état naturel dans le cerveau) et que le baclofène en se substituant au GHB manquant permettait de guérir ..
L'article de Science est en ligne avec d'autres articles sur le sujet: http://forum.baclofene-alcool.fr/index.php?p=forum&f_id=17/ sur le forum que j'ai créé afin de tenter de faire connaitre au plus grand nombre le baclofène qui m'a permis (comme c'est le cas pour de nombreuses autres personnes) de guérir de mon addiction à l'alcool.
Amicalement
Sylvie
Écrit par : Sylvie | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaireIl est évident qu’une approche pharmacologique participe de l’approche et du traitement.
Toutefois, nier en bloc les autres facteurs et n’y voir qu’exclusivement un trouble métabolique ne traduit pas bien la réalité. Et c’est trop facile ! Culpabiliser les gens ne sert à rien mais les afranchir de toute responsabilité n’est pas adéquat non plus.
Il en est ainsi pour un tas d’autres affections où le Grand Capital (Léon, Here I come !), par le biais de l’industrie du médicament, espère amasser une fortune en présentant une solution (ou supposée telle) toute faite à un problème complexe.
On ne « guérit » pas les troubles du cholestérol en avalant des statines.
On ne « guérit » pas un diabète de type II rien qu’en administrant des pilules ou en prescrivant des injections d’insuline.
On ne traite pas une dépression rien qu’en donnant du Prozac !
On arrête ici la liste, elle n’en finit pas.
Écrit par : Luc Charlier | 09 mai 2011
Je ne suis pas du tout expert dans le sujet, et je trouve que c'est une très heureuse nouvelle de pouvoir traiter les symptômes d'accoutumance à l'alcool, mais les habitudes de consommation et l'environnement psychologique des personnes souffrant d'alcoolisme ne sont pas à négliger pour autant ! Traiter seulement les symptômes sans un accompagnement psychologique et un suivi adapté, au cas par cas, me paraîtrait contre-productif.
@Luc : qu'il existe des biais dans les revues à comité de lecture, même prestigieuses, c'est vrai, surtout lorsqu'une équipe de recherche sort des sentiers battus... Mais mon propos était de tempérer votre relativisme...
La hiérarchisation des sources d'information est à la base du métier de journalisme (et de tout autre métier qui doit traiter l'information...), et la revue Science, comme de nombreuses autres revues, est à considérer a priori avec plus d'attention et de crédit que d'autres sources (blog, forum, editorial...).
Écrit par : Jules - Oenovino | 09 mai 2011
Si j'ai ce raisonnement c'est que de façon personnelle, je n'ai jamais eu de troubles psychologiques ni de raisons psychologiques de devenir alcoolo-dépendante et pourtant je le suis devenue tout comme mon grand père.
Il me semble donc que trop souvent on fait l'amalgame entre des choses pas forcément liées mais c'est un vaste débat dont on n'a pas fini de parler et puis je ne prétends pas avoir la science infuse sur ce point ..
La phrase "les afranchir de toute responsabilité n’est pas adéquat non plus" me choque quelque peu car là on retombe sur les clichés de la personne sans volonté ou coupable d'être malade. En admettant que des facteurs psy entrent en jeu, est on responsable de sa dépression ou de son anxiété ??
On guérit de son hypertension en prennant un hypotenseur pourquoi ne pas guérir ( à 50% de réussite si l'on en croit Renaud de Beaurepaire, premier prescripteur français: http://forum.baclofene-alcool.fr/index.php?p=topic&t_id=209/) de sa dépendance à l'alcool et tout simplement devenir indifférent à l'alcool ?
@Jules
"mais les habitudes de consommation et l'environnement psychologique des personnes souffrant d'alcoolisme ne sont pas à négliger pour autant"
Les habitudes de consommation sont dues à la dépendance, le craving entraine un verre qui entraine tous les autres. Quand la dépendance est soignée, le craving disparait et les verres ne s'enchainent plus ..
Effectivement bien souvent un suivi est indispensable.
Écrit par : Sylvie | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaireEt c’est pour cela qu’un blog comme celui-ci peut être utile : l’un trouve que mon relativisme est exagéré, l’autre parle des « clichés » que j’emploie, et un autre encore dit qu’un traitement « marche » suite à de la casuistique, personnelle notamment. Il y a une part de vrai chez chacun, une part seulement.
1) Mon fils aîné à une formation de journaliste, et j’ai collaboré à IVV pendant plus de 10 ans moi-même. Le problème des journalistes, et la beauté du métier aussi, est qu’ils ne peuvent pas être spécialistes de tout. Certains, dont mon fils, disent même qu’il vaut mieux qu’ils soient « généralistes » pour pouvoir appliquer leurs méthodes sans préjugé. Je pense qu’il s’agit d’un bourrage de crâne dans les écoles de journalisme, un plaidoyer pro domo en fait. Sinon, tout à fait d’accord pour l’idée de « hiérarchisation » de la crédibilité.
2) Entre le « tout biochimie » et le « tout contextuel », il y a un éventail. Je suis passé par une période de dépression moi-même, partie anaclytique, partie réactionnelle. Et tant le shrink que les inhibiteurs de re-uptake de la sérotonine m’ont aidés. Et il est certain que c’est une « maladie » et que les paroles de l’entourage (du style « Allez, secoue-toi, mon vieux » ou bien « On va te distraire ») ne servent pas à grand chose. Mais dire qu’il n’y avait aucune part de « laisser-aller » chez moi serait inexact aussi. Attention je parle des dépressions névrotiques, pas de dépression endogène. Je n’ai aucun avis autorisé sur les psychoses ... et ne suis pas certain que quiconque en ait un. Là, les psy vont me tirer dessus à boulet rouge. Il en est même qui refusent de séparer les affections névrotiques des psychoses constituées. Me semble qu’ils en tiennent une de couche eux-même !
3) Un traitement qui « marche » ne veut pas dire grand chose. Ou bien on a des informations statistiques vérifiées, et l’idéal pour moi, dans les sciences médicales en tout cas, réside dans une méta-analyse soigneuse du matériel disponible, ou bien on a de la casuistique éparse (les « hunting stories »). Dans ce dernier cas, je demeure « unimpressed ». Il faut dire que René Descartes (un Français pourtant) veille plus sur ma santé mentale que Rudolf Steiner (un presque Germain pourtant).
Écrit par : Luc Charlier | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaireLe baclofène est fait pour les gens qui veulent stopper leur addiction.
Le baclofène n'est pas fait pour ceux qui veulent boire.
On peut même boire sans replonger avec le baclofène.
Il n'y a plus de culpabilité puisqu'il n'y a plus addiction.
Incroyable non??
Amitiés.
Écrit par : real | 15 février 2012
Des statistiques il y en a dans le document publié par Renaud de Beaurepaire et Olivier Ameisen dont j'ai donné le lien dans mon précédant post.
D'autres prescripteurs en ont mais ne les ont pas publiés.
Et puis, par quel miracle, ces prescriptions hors AMM explosent elles, au point que la FFA souhaite désormais que des essais sur le baclofène aient lieu ? http://forum.baclofene-alcool.fr/index.php?p=topic&t_id=241/
Écrit par : Sylvie | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaireIl y a un danger bien réel à utiliser un médicament nouveau ou dans une utilisation jusqu’alors peu investiguée : ses effets secondaires.
Si un effet secondaire est RARE, il faut des dizaines de milliers de traitement, voire des centaines, pour le mettre en évidence. En étude clinique surveillée, on porte une grande attention à ces événements indésirables. En pratique courante, c’est beaucoup plus « cool ».
La quinine peut tuer, même si elle-même et ses dérivés ont pu prévenir des troubles du rythme cardiaque potentiellement mortels et des décès lors d’accès de paludisme cérébral. Elle tue pourtant par anaphylaxie, elle tue par hypoglycémie sévère, elle tue par arythmie cardiaque, elle tue par oedèpme de Quincke ... bref, elle tue !
Les quinolones, antibiotiques banalisés à l’extrême, notamment dans la cystite bénigne et la « turista » (diarrhée du voyageur) présentent un profil similaire, quoique les laboratoires ne l’admettent pas en public. Ils sont en outre responsables de ruptures tendineuses au niveau du tendon d’Achille. Les firmes assurent que c’est faux ou en tout cas rarissime. Demandez aux kinés, orthopédistes, médecins du sport ... Ils en ont tous vécus des dizaines de cas. Bizarre pour un effet secondaire rarissime.
Souvenez-vous que les capitalistes ne veulent qu’une chose : TOUT. S’ils appellent à considérer une nouvelle indication, ce n’est pas par souci de la santé publique : c’est pour vendre. Ceci ne veut évidemment pas dire que votre bacoflène ne soit pas un adjuvant utile, voire même un pilier possible du traitement de l’acoolisme chronique. Je n’en sais rien et ce n’est pas mon propos.
Écrit par : Luc Charlier | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaireLe recul de prescription concernant le baclofène est long même si le baclofène per os est moins utilisé depuis la mise à disposition, en 1995, d’une forme injectable intrathécale.
La pharmacovigilance s’adresse donc à un nombre important de patients y compris aux posologies élevées de l’AMM : environ 1 million de patients/année pendant plus de vingt ans, à posologie moyenne de 75 mg/jour.
A fortes doses (100 à 150 mg/jour) en utilisation chronique, les événements indésirables graves signalés ont été très rares, tous réversibles (pour ceux dont on connaît l’évolution). A ce jour, aucun décès n’a été attribué au baclofène .
Les effets secondaires sont également bien connus et considérés comme bénins par les prescripteurs surtout en regard de ceux des benzo prescrits dans le cadre de l'alcoolisme qui ont de plus un fort pouvoir de rendre dépendants. (dépendants à l'alcool et aux médicaments !!)
Il y a pas mal de détrateurs du baclofène, dont d'ailleurs la SFA, pas un seul n'a réussi à démontrer une quelconque dangerosité du baclofène.
Et puis n'oublions pas que l'alcoolisme est responsable de 120 décés par jour et que les effets de l'alcool sont terribles sur la santé ..
Bien sur les humains veulent en général le plus d'argent posssible et c'est peut être là une des raisons du désintérêt pour le baclofène, molécule tombée dans le domaine publique, elle ne peut rien rapporter à quiconque à part peut être à ceux qui la vendent plus cher sur internet ...
Par hasard, des médecins tels que P. Batel qui travaillent sur de nouvelles molécules, ont des effets secondaires graves (fractures diverses) et des taux d'abandon importants parmi les patients qu'ils traitent avec le baclofène ...
Les médecins de famille n'ont pas ces problèmes !!
Écrit par : Sylvie | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaire"OUI" l'alcoolisme est une maladie.
"OUI" le baclofène permet de guérir de cette maladie et de retrouver le plaisir de boire "normalement".
Mon témoignage est ici : http://forum.baclofene-alcool.fr/index.php?p=topic&t_id=172
J'ai aussi témoigné dans "Terre de vins" http://www.terredevins.com/article-2777-Le-premier-medicament-qui-guerit-de-lalcoolisme-fait-ses-preuves-.html
Cordialement,
Yves
Écrit par : Yves Brasey | 09 mai 2011
Répondre à ce commentaireMais l'alcoolisme n'est pas qu'une simple dépendance comme la cigarette peut l'être, c'est une vie, c'est un état d'être, une maladie, et de nombreux aspects psychologique, émotionnels et j'en passe.
Non un alcoolique confirmé ne peut se permettre de reboire.
On ne fait qu'adoucir la peur des gens qui sont au prises avec un problème d'alcoolisme en leur proposant la solution instantannée et facile.
À ceux qui prétendent que le baclofène a eu un impact positif dans leur vie pendant au moins 1 an, affirmez vous ! C'est facile de dire que le baclofène a réussi pendant 1 semaine, 1 mois, à la limite 2 mois, mais le problème psychologique de l'alcoolisme demeure.
Arrêtez de vous faire duper et surtout de vous mentir en approuvant le baclofène comme un élément qui fut positif dans votre "guérison" de l'alcoolisme. La seule personne à qui on ne peut mentir c'est à soi même. Le baclofène ne guérit pas l'obssession alcoolique qui elle n'est pas d'ordre physique mais bien mental.
Régler la partie physique de l'alcoolisme est d'une facilité désarmante mais celle qui est psychologique ne se règle pas par des granules.
André
Écrit par : Andre Halle | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentaireJe ne suis absolument pas d'accord avec vous.
La maladie alcoolique n'est pas une maladie psychologique mais neurobiologique, la preuve en est bien que le baclofène la guérit ce que ne fait aucun autre médicament donné dans le cadre de l'alcoolisme.
Que des problèmes psychologiques s'y rajoutent est certain dans bien des cas, mais pour moi ce sont des problèmes en plus, pas le coeur du problème.
De façon personnelle, dépendante à l'alcool depuis au moins 20 ans, j'ai pris mon premier comprimé de baclofène en mai 2009, je suis montée peu à peu jusqu'à la dose de 110mg/jour puis une fois débarrassée de mon addiction je suis redescendue à la dose de 40mg que je prends actuellement.
J'affirme donc avec un recul de plus d'un an que le baclofène m'a libéré de mon obsession de l'alcool.
Je peux me permettre de boire à l'occasion et de façon conviviale, 2 ou 3 verres, parce que j'aime le gout du bon vin, sans replonger ni avoir envie de boire d'avantage.
Ce qui n'était absolument pas le cas avant, tout verre appelant les très nombreux autres, en plus de l'obsession de me procurer chaque jour ma drogue.
Je ne suis pas la seule dans ce cas ..
Amicalement
Sylvie - Association BACLOFENE - www.baclofene.org
Écrit par : Sylvie | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentaireLa maladie alcoolique est en partie physique, je vous l'accorde, mais de là à la considérer comme neuro qu'importe le terme, seulement, alors là non pas du tout. Si c'était le cas, il n'existerait pas tant de rebab center, maison de thérapie et de cure comme en France. Les alcooliques anonymes ne compterait pas des millions et des millons de membre tous dans l'erreur.
Pour gérer le stress et l'anxiété, toujours faut il savoir qu'il existe des buveurs ou buveuses qui ne sont pas alcooliques, mais dépendant(e)s du produit. C'est tout une différence.
Tant mieux si le baclofène vous a aidé, Tant mieux si vous gérez bien vos émotions et que toute forme d’obsession alcoolique soient éradiquées de votre vie par le baclofène.
Mon opinion est contraire à la votre. Ici des études ont été faites, et d'ailleurs le baclofène existe ici depuis des années pour le traitement de la fibrose kystique. Jamais on ne prescrira ce médicament pour le traitement de l'alcoolisme et ce dans l’entièreté de mon pays, le Canada. Vous buvez tout en prennant ce médicament ce qui est très très risqué à la base, et si par surcroit on vous prescrit des médicaments à base de cette opiacé nommé benzodiazépam alors vous courrez de grands risques .
Non vraiment je ne suis pas en accord avec vous. Voici la descripion tout à fait sérieuse du baclofène ici au Québec :
http://sante.canoe.com/drug_info_details.asp?channel_id=0&relation_id=0&brand_name_id=864&page_no=2
Bonne continuation,
André
Écrit par : Andre Halle | 07 juillet 2011
J'ai pris mon 1er comprimé de Baclofène le 09 novembre 2010, je suis devenue indifférente à l'alcool le 12 mars 2011 , 4 mois plus tard à 210 mg/jour. Aujourd'hui je suis à 90 mg et vis une vie tout à fait normale.
Mon choix était de ne plus boire du tout et c'est ce qui s'est produit.
Je suis suivie par un excellent Psy , un médecin et entourée par les membres du forum baclofene&alcoolisme. Mon alcoolisme qui à duré 20 années, était lié à une terrible anxiété et une angoisse permanente.Sans le livre d'Olivier Ameisen " le dernier verre" et le baclofène ,mon espérance de vie était considérablement réduite. Je suis guérie Ceux qui doutent ont le droit de le faire .Sachez que les bilans sanguins eux ne mentent pas.
Alors aidez-nous à trouver des médecins prescripteurs de Baclofène . Aidez-nous à sécher les larmes des laissés pour compte des ravages de l'alcool.
Une femme qui revient de loin grâce au Baclofène et au Dr Ameisen et à l'Association Baclofène.
Viva
Écrit par : Viva | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentaireTant mieux si pour l'instant c'est bien pour vous, allons voir dans un an, et vous le saurez bien.
Merci à vous.
André
Écrit par : Andre Halle | 07 juillet 2011
http://sante.canoe.com/drug_info_details.asp?channel_id=0&relation_id=0&brand_name_id=864&page_no=1
Écrit par : Andre Halle | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentaireJe suis guérie depuis un an grâce et par le Baclofène de ma maladie alcoolique.
Vous prétendez qu'un alcoolique guéri ne peut reboire. Je suis la preuve du contraire, car j'ai témoigné à visage découvert au JT de 20 heures de Mr Pujadas. Pensez vous que cette démarche a été faite pour duper des millions de téléspectateurs ?
Je ne bois que très occasionnellement mais ne rechute pas pour autant.
Quelque soit la situation de stress, d'angoisse, je n'ai plus la réaction de boire pour aller mieux.
Je ne réponds plus à mes pulsions parce qu'elles n'existent plus ainsi que la tentation.
J'ai fait tout mon traitement sans aucune aide psychologique et m'en porte fort bien.
Alors que j'écris, ma mère est en réanimation cardiaque et la fin est proche. Je ne suis pas pour autant jeter sur une bouteille.
Je ne me ments nullement à moi même en étant indifférente à l'alcool grâce au Baclofène, preuve en est cette situation douloureuse que je gère sans aucune pensée pour l'éthanol.
Le Baclofène me permet aussi de calmer mes peurs et mes angoisses.
Ce n'est pas un médicament miracle mais une découverte scientifique....
Cécile
http://www.baclofene.org/
Écrit par : Cécile | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentairePensez vous à votre tour que des millions de personnes à travers le monde sont floués par des organismes comme les Alcooliques Anonymes ?
Depuis combien de temps prenez vous le baclofène, y a-t-il des gens qui prennent ce médicament avec un succès continu depuis plus d'un an (sachez qu'un mois c'est très peu).
On parle souvent d'alcool comme produit médicament contre l'anxiété. Ce n'est pas ce qu'on appelle l'alcoolisme. C'est ce qu'on appelle l'alcool médicament. Ce n'est pas une addiction mais bien un paliatif à une anxiété crée par diverses situation. Par le Baclofène, vous transférez le médicament alcool vers ce dernièr.
Il n'y a pas lieu de parler d'alcoolisme.
Sincèrement
André
Écrit par : Andre Halle | 07 juillet 2011
J'ai lu les infos sur votre lien, je sais ce qu'est le baclofène et pourquoi il est prescrit de façon standard.
Je vais répondre à votre interrogation "Si c'était le cas, il n'existerait pas tant de rebab center, maison de thérapie et de cure comme en France. Les alcooliques anonymes ne compterait pas des millions et des millons de membre tous dans l'erreur. "
Je pense que si tous ces centres existent, si les AA ont compté et compteront longtemps encore de nombreuses personnes, c'est simplement parce que personne ne savait qu'un traitement efficace pour guérir l'alcoolisme existait.
Olivier Ameisen a fait une découverte majeure, qui est que le baclofène guérit l'alcoolisme, il la médiatisée en 2008 mais les choses trainent et tout le monde n'y croit pas et puis certains n'ont pas intérêt à ce que tous y croient, il y a bien trop d'argent en jeu.
Je suis quant à moi certaine que d'ici quelques années ce traitement sera prescrit partout au monde y compris au canada et que peut être, Olivier Ameisen aura un prix Nobel pour couronner sa découverte, je lui souhaite, il le mérite.
Je ne prends rien d'autre que 40mg de baclofène par jour, plus mon hypotenseur mais cela n'a rien à voir .. Pas de benzo donc et une consommation très modeste en toute sécurité.
Amicalement
Sylvie - Association BACLOFENE - http://www.baclofene.org
Écrit par : Sylvie | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentaireNon vraiment je ne continuerai pas dans ce sujet qui mènera à des discussions stériles. Tant mieux si vous êtes guéri(e)s autant psychologiquement que physiquement. Tant mieux si ce médicament est miraculeux. Sachez qu'ici nous somme 30 millions de gens, qu'aux États Unis il y en a 260 000 000 et le baclofène est proscrit pour le traitement de l'alcoolisme. Alors allez dire au AA qu'ils ne connaissent pas ce médicament est une erreur.
Merci et bien à vous
André
Écrit par : Andre Halle | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentaireIl n'y a pas de problème d'être floués, les AA sont sincères et ont fait avec les armes dont ils disposaient, avant ..
Oui, nous sommes plusieurs à prendre ce médicament depuis plus d'un an, voir les témoignages par ex : Yves Brasey : http://www.baclofene.org/baclofene/le-phenomene-baclofene-022011/
Nous étions alcooliques, nous ne le sommes plus et nous ne transférons rien sur le baclofène, la preuve nous diminuons la dose peu à peu. Cécile que je connais compte arrêter de prendre du baclofène. d'autres l'ont déjà fait.
Sylvie - Association BACLOFENE - hrrp://www.balofene.org
Écrit par : Sylvie | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentaireBien sur que ce médicament existe depuis des années et est prescrit pour les spasticités, heureusement c'est cela qui nous permet de dire qu'il n'est pas dangereux.
Tant mieux si les AA connaissent ce médicament, de là à le préconiser il y a un grand pas.
Je vais être méchante, n'oublions pas qu'ils perdraient leur fond de commerce en cas de reconnaissance du baclofène, mieux vaut pour eux le plus tard possible, mais est ce vraiment l'intérêt de tous ceux qui souffrent et meurent de cette maladie ? Je ne le crois pas d'où mon combat ..
Sylvie - Association BACLOFENE - http://www.baclofene.org
Écrit par : Sylvie | 07 juillet 2011
Répondre à ce commentaireJe vous invite à consulter mon Centre Documentaire sur le Baclofène, site que j'ai créé et publié il y a 15 jours :
http://baclofene.perso.sfr.fr
Cordialement,
Dom69
Écrit par : Dom69 | 23 juillet 2011
Répondre à ce commentaireOU PEUT-on se procurer la liste de prescripteurs de Baclofene en BELGIQUE ?
merci pour ce forum.
bien à vous
Écrit par : fabjanczyk | 21 janvier 2012
Répondre à ce commentaireContactez Viva du forum http://www.baclofene.com, elle vous renseignera.
Écrit par : sylvie | 21 janvier 2012
Répondre à ce commentaireEn venant poser la question sur notre forum d'entraide : www.baclofene.com
Un forum d'entraide pour ceux qui souhaitent arrêter leurs addictions grâce au baclofène.
Cordialement,
Yves
Écrit par : Yves Brasey | 21 janvier 2012
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