05 mai 2011
Chez Miguel Torres Chile, à Curico
Ce matin, nous avons quitté Vik et Cachapoal pour Curico et le siège de Miguel Torres Chile. Nous attendaient là une belle brochette de vins de cette bodega qui fut une des toutes premières entreprises étrangères à investir au Chili.
Nous avons pu déguster une bonne partie des gammes Santa Digna (certifiée Commerce Equitable) et Las Mulas (Agriculture biologique), qui regroupent des vins commerciaux au bon sens du terme, ainsi que quelques vins de la ligne Cordillera (à noter un excellent Carignan 2007 et un Carménère 2008 à la fois fruité et épicé).
Mais les clous de la dégustation ont été sans conteste le Manso de Velaco 2007 (un cabernet sauvignon à la fois puissant et frais, structuré mais élégant, épicé, juteux, avec de belles notes de cassis, de tabac et de cuir) et le Conde de Superonda 2004 (tempranillo complété de monastrell et de carménère, principalement). Un 2004 qui ne fait absolument pas son âge, avec ses fruits frais (mûre, groseille), ses notes de moka, de cannelle, de cardamome. 24 mois de barrique de Nevers et pourtant, à l'arrivée, le bois ne masque rien, il se fond, il souligne, il met en valeur. Bel exercice de style, mais surtout, grand vin et grand plaisir. Comme quoi les deux ne sont pas incompatibles.

Miguel Torres Junior et votre blogueur
Après la dégustation, j'ai eu le plaisir d'échanger quelques mots avec Miguel Torres Junior, qui administre cette filiale du groupe. Ce fut très agréable, car autant il connaît son affaire, autant il sait aussi écouter.
Pour le peu que j'ai pu en juger, il se passionne pour sa mission, il a l'esprit d'analyse et de décision et il sait se faire apprécier de ses équipes.
A mon sens, Miguel Junior pourrait bien retourner un jour en Espagne, et prendre de plus hautes fonctions encore, quand son père décidera de goûter une retraite méritée. Mais c'est une autre histoire.
03:46 Écrit par Hervé Lalau dans Chili, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : torres, espagne, vin, vignoble, chili |



Commentaires
Je croque à pleine dent dans tes chroniques chiliennes, Hervé.
Parle-nous un peu du pied franc. Est-il aussi répandu qu’on le dit – on sait depuis 20 ans que la CIA a reçu mission de faire pénétrer en masse le phylloxéra au Chili ?
Crois-tu que cela influence (je déteste « impacte ») le bouquet des vins chiliens ? J’espère que oui.
Écrit par : Luc Charlier | 05 mai 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hervé LALAU | 05 mai 2011
Répondre à ce commentaireJe n’irai pas au Chili (pas d’argent mais surtout 10 ha qui ont besoin de moi et une intolérance au décalage horaire) car « mon corps d’hier me hante » et celui d’aujourd’hui n’a plus autant de ressources (55 ans). Toutefois, la viticulture de ce pays me fascine.
Je vais faire le malin, une fois encore. Dis-leur de garder la vigne franche de pied et d’EPAMPRER (ébourgeonner, éclaicir, esbroutigner, aller aux sagattes ...). C’est du travail mais cela permet de très efficacement gérer la charge, sans porter atteinte à tout le reste. Et en plus – Léon désapprouve – un travailleur agricole chilien ne coûte presque rien. Un des gros faiseurs du département en importe des dizaines chaque année : on appelle cela des « oenologues-stagiaires ».
Écrit par : Luc Charlier | 05 mai 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : michel Smith | 07 mai 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : forex | 05 juillet 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : klikaj | 16 septembre 2011
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