21 février 2011
Mais où sont passés les vins de La Mancha?
Selon l'Observatorio Espanol del Mercado del Vino, la DO La Mancha a vu ses exportations baisser de 7,1% en 2010, à 40 millions de litres.
Au palmarès de ses clients, on trouve au premier rang, l'Allemagne, et au second, la France, qui importe 7,8 millions de litres de vins de la Mancha, tous en vrac.
Les moulins de la Mancha
Ce qui me fait m'interroger: où vont ces vins?
On le sait, la région est principalement productrice de blancs du cépage Airen. Mais on en trouve rarement sur les tables des restaurants ou dans les linéaires, en France. En tout cas, pas sous ce nom. Ni même de rouges.
Alors que deviennent ces 7,8 millions de litres de vin? Entrent-ils dans des assemblages de vins de la Communauté européenne? Ou bien les distille-t-on? Dans les deux cas, n'est-il pas dommage qu'il perdent leur appellation au passage? Car même si la Mancha est un océan du vignes, n'oublions pas qu'elle bénéficie de la même protection, au plan européen, que la Romanée-Conti...
Et puis, petites questions subsidiaires: qui les importe, et à quel prix? Alors que les producteurs français croulent sous leurs stocks, et que les prix s'effondrent, pourquoi aller chercher en Espagne ce qui ne trouve pas preneur en France?
Comprenez-moi bien, ce n'est pas que je réprouve l'importation. Au contraire, je trouve que ce serait une chance pour la viticulture française que de pouvoir s'étalonner. Les consommateurs français y gagneraient, à terme. Mais là, ces vins de la DO Mancha ne sont pas vendus pour ce qu'ils sont, ils sont juste bons à "remonter" les vins français (ou à en rabaisser le prix), en toute discrétion; comme au temps de l'Algérie française...
Mais voila que comme Don Quichotte, je m'attaque à des moulins...
00:42 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, France | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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Commentaires
N'existe-t-il pas, comme en Belgique, d'embouteilleurs professionnels ?
Écrit par : Vinodis | 21 février 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hervé Lalau | 21 février 2011
Répondre à ce commentaireUn des plus gros importateurs de muscat doux en provenance de Tunisie et de Samos a de tout temps été ... les Pyrénées Orientales. Même genre de filière, je suppose.
Devant la carence des vocations au séminaire, on y importe aussi beaucoup de jeunes prêtres africains (Info France Bleu ce matin). Mais je ne sais pas s’ils sont soumis à une AOP (Prêtre Catholique Romain Certifié = PCRS).
Écrit par : Luc Charlier | 21 février 2011
Répondre à ce commentaireOui, je sais : certifié s’écrit avec un « c » mais cela rendait bancale la similitude, d’une part ; et même les prêtres ne savent plus écrire sans faute, d’autre part.
Écrit par : Luc Charlier | 21 février 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hervé Lalau | 21 février 2011
Répondre à ce commentaireLéon suggèrerait « sodomie », Hervé.
D’ailleurs, en entendant la nouvelle à la radio ce matin, ma tendre amie, douce mère de deux grandes filles majeures, m’a dit : « Ça risque de faire mal aux petits garçons, ça ! ».
NB : les plaintes en provenance de l’épiscopat peuvent être adressées au webmaster, qui transmettra.
Écrit par : Luc Charlier | 21 février 2011
Écrit par : Jojo_lapin | 22 février 2011
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