07 février 2011

La mauvaise dimension

Notre univers n'est pas le seul possible. Confusément, j'en ai l'intuition. Appellez ça comme vous voulez: une dimension supérieure, ou simplement parallèle.

Certains vivent déjà dans cette autre dimension. Jean-Claude Vandamme, par exemple. Ou James Suckling. Et puis, c'est là la seule explication possible pour certains phénomènes qui, à certains, peuvent sembler secondaires, mais qui  bousculent nos certitudes de professionnels du vin.

Prenons les tannins. Quand, dans une dégustation de primeurs,  on se trouve en face d'un vin dont la matière n'est pas parvenue à absorber le bois, on se demande toujours ce qui va en advenir. Si vous écoutez l'oenologue ou le propriétaire, le plus souvent: "ça va se fondre". Mais bien souvent, quand vous regoûtez le vin 5 ans plus tard, ce n'est toujours pas fondu. Et dix ans plus tard, non plus. Tiens, on devrait peut-être faire des dégustations primeurs de vins de 10 ans. Mais je m'égare encore dans les replis du temps.

Et si c'était tout simplement une erreur de point de vue? Si, quelque part, existait une autre dimension où les tannins se seraient effectivement fondus? Nous serions juste dans la mauvaise dimension.

Prenez le terroir, aussi. On nous dit qu'il est là, dans le sol et même dans le cahier des charges de l'AOC; et pourtant, on ne le sent pas dans le verre. Ce verre-ci, je veux dire. Mais quid de tous les autres verres dans les autres multi-univers?

La théorie des multi-univers expliquerait aussi l'affaire du Wine Spectator qui a primé la carte d'un restaurant milanais qui n'existe pas. C'est qu'il existe ailleurs, ou qu'il va exister. Idem pour l'histoire du guide des vins de Jamie Oliver, qui décrivait des vins pas encore produits. C'est juste un problème de décalage.

Tout ça est très bien expliqué par la physique quantique. Quand Marie Quant a raccourci les jupes, (ce qui n'est pas pour nous déplaire), elle aussi considérablement élargi notre notion de l'univers visible et invisible. Et je ne parle pas des trous noirs.

 

01:15 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |

Commentaires

La Mauvaise Réputation :
une autre dimension « on the wild side »

Comme image sous l’édredon,
J'ai perçu l’autre dimension.
Que j’débande ou bien reste droit
Je garde toujours mon sang froid!
Je ne fais pourtant qu’mon job de blogueur
En dénonçant fort tous ces gros branleurs.
Mais les lecteurs n'aiment pas que
L'on dévoile tous ces p’tits enjeux,
Non les lecteurs n'aiment pas que
L'on ait compris plus vite qu’eux,
Toute la press’ me déchire,
Sauf mes amis, ce s’rait bien pire ...

Double hommage : le sétois va de soi, le New-Yorkais est plus discret ; « But she never lost her head, even when she was giving head ...».

Écrit par : Luc Charlier | 07 février 2011

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Ah, Lou Reed...

Berlin, aussi, c'était bien.

Écrit par : Hervé Lalau | 07 février 2011

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Du balai !

Et encore, tu n’as connu ni Spandau, ni Birkenau ....

Écrit par : Luc Charlier | 07 février 2011

Mettre ensemble Vandamme et Suckling est la chose la plus drôle et la plus juste de l'année. Bravo.

http://bonvivantetplus.blogspot.com/

Écrit par : nicolas | 07 février 2011

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Appelez Tchernia, SVP

N’ayant pas mis 100 fois les pieds dans une salle obscure au cours de mon existence, on ne peut pas me qualifier de « cinéphile ». Toutefois, je possède une vidéothèque moyennement fournie d’oeuvres qu’on pourrait souvent montrer dans les cinéclubs et ... tous les James Bond, chose que j’avoue sans honte. Je ne sais donc rien de Jean-Claude Van Damme sinon qu’il est d’origine bruxelloise, fait du cinéma aux US of A et est un ancien champion de culturisme. Quel est le lien, ou l’opposition, avec Suckling ? Le Jimmy n’est pas bruxellois, ne joue que sa propre comédie et ne me paraît pas taillé comme un catcheur.

Écrit par : Luc Charlier | 07 février 2011

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Tu verras mercredi sur le blog des 5, Jean Claude est un d'abord un philosophe.

Écrit par : Hervé Lalau | 07 février 2011

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