11 janvier 2011

Les yeux (bridés) de Chimène pour les vins de Bordeaux

Enfoncés, les marchés allemands, belges et britanniques, principaux débouchés traditionnels du Bordeaux: le premier marché à l'exportation de vins de la Gironde, l'an dernier, ce fut la Chine.

De novembre 2009 à fin octobre 2010, rapporte notre confrère César Compadré, de Sud-Ouest, l'Empire du Milieu a importé 251.000 hectolitres de Bordeaux, pour une somme totale de 333 millions d'euros.

La demande chinoise de vin a explosé, ces dernières années, avec l'élargisssement de la base des consommateurs (et il y a encore de la marge de progression!). Des consommateurs peu connaisseurs qui privilégient les grands noms et les vignobles de réputation ancienne. Un danger point cependant à cet horizon chinois: celui de la contrefaçon, d'autant plus tentante que peu de buveurs sont encore capables de faire la différence dans le verre.

Même s'ils ne le diront jamais ouvertement, ce succès pourrait inciter les Bordelais à réaffecter plus de moyens de promotion vers l'Asie, plutôt que de lutter pour conserver à toute force des parts de marché déclinantes dans des pays plus difficiles comme en Europe, dont les nouveaux consommateurs, eux, découvrent les charmes de provenances alternatives.

A noter que le premier marché du Bordeaux reste cependant la France, qui absorbe deux tiers des ventes (surtout en grande distribution).

 

 

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, chine, exportattion, bordeaux, contrefaçon | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

Lacoste, Gucci, Pétrus : même combat !

Alors que jadis, Hervé, dans notre bonne vieille Europe, il n’y avait JAMAIS contrefaçon!
On n’a jamais vu de citerne de cabernet franc (ou sauvignon d’ailleurs) quitter Castelnau-Rivière-Basse avec une plaque d’immatriculation « 33 ». Jamais la moindre syrah n’a transité du Fenouillèdes vers la Drôme, jamais la gare de Beaujeu ou de Villefranche n’a accueilli des rames venant du Douro, jamais les ferries de la CCM n’ont rappatrié du vin insulaire vers la métropole. Ouh, les vilains Chinois ! C’est pas bien, ça.
Bon, d’accord, pour la Corse, il faut bien que les dockers marseillais qui n’aiment pas le pastis puissent se bourrer la gueule avec autre chose. C’est déjà Maxime qui chantait « ...la petite goutte qui fait que le boulot passe. »

Écrit par : Luc Charlier | 11 janvier 2011

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Evidemment, vu sous cet angle...Mais c'est la faute aux étrangers, les Geens, les Gallo...
Le Français, lui, a la fibre légaliste. Il se fixe des règles. On ne rigole pas avec ça, Luc.

Écrit par : Hervé Lalau | 11 janvier 2011

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Taoïsme versus journalisme

Honorable étranger a acheté/engagé/loué correcteur automatique de coquilles ? Texte du matin différent texte après-midi.
Car, comme disait Lao-tseu : « Quand l'oeuvre d’Hervé est corrigée, le peuple des blogueurs pense tout bas : c'est nous qui avons fait ça ! »

Écrit par : Luc Charlier | 11 janvier 2011

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Oui. C'est ça, le respect du lecteur, Môssieur!

Écrit par : Hervé Lalau | 11 janvier 2011

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