16 décembre 2010

Heureusement, il y a Lidl!

J'ai déploré sur ce blog que le consommateur français n'ait pas souvent l'occasion de déguster des vins étrangers, ce qui explique son peu de connaissances en la matière.

Heureusement, il y a Lidl. Dans son prospectus de fêtes (sic), le hardeur teuton propose un assortiment de vins non hexagonaux: un Aglianico del Vulture 2007 rouge à 2,99€, un Traminer blanc de l'Alto Adige (4,49 €), un Rioja 2008 (5,99€), un Valdepenas 2004 (1,99 €) et un Asti spumante à 2,79€ la bouteille.

A ces tarifs-là, pas sûr que ces produits soient les meilleures cartes de visite pour leurs pays respectifs, mais bon, c'est déjà ça. Et puis, une enseigne allemande ne va pas nous la jouer franchouillarde! Déjà qu'ils ont du mal à comprendre nos conventions collectives...

00:03 Écrit par Hervé Lalau dans Allemagne, France | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignoble, lidl |

Commentaires

Bonjour !
Depuis les quelques semaines que je parcours votre blog, je trouve que vous taillez en quasi-permanence au consommateur français mais aussi au viticulteur français un sacré costard ; çà serait dommage d'en faire votre fond de commerce : le vin doit être à mon sens plutôt la joie, et tant pis pour les mauvaises bouteilles.
Le consommateur français a depuis de nombreuses années au même titre que ses voisins européens la faculté de découvrir une large palette de vins étrangers par l'intermédiaire des différents canaux potentiels : hypers, supers, hard-discounters, cavistes, épiceries, épiceries fines et épiceries étrangères, salons, foires, restaurants français et étrangers, sans oublier l'appel à la découverte lorsque l'on demeure à proximité immédiate de 3 frontières ... .
J'achetais personnellement entre autres un vin basique californien au début des années 70 au grand magasin du coin étiqueté "Paul Masson" de mémoire, mais on trouvait également un excellent rayon "planétaire" chez le défunt Mark et Spencer's, en dehors donc des séculaires vins du Magrehb, d'Italie et d'Espagne.
A ce propos, il ne faut pas négliger non plus le canal des voyages, car nos donc supposés "franchouillards" de compatriotes dès qu'ils s'éloignent un peu plus encore de nos côtes consomment fatalement du vin : grec, turc, , slovène, croate, libanais, US, québecois, mexicain, sud-américain, ... .
Par contre, on ne peut pas reprocher au consommateur français d'avoir à sa portée (à sa porte également) du "Nord" au Sud et d'Est en Ouest, une panoplie fantastique de vins (à sélectionner je le reconnais) ainsi que les plats qui vont bien, ce qui peut combler la majorité d'attente à satisfaire.
Personnellement et paradoxalement, si j'ai beaucoup consommé "étranger" par le passé, je suis revenu depuis une dizaine d'année à nos vins même si j'apprécie "d'essayer" une bouteille étrangère inconnue ; j'ai par ailleurs toujours beaucoup apprécié de consommer et découvrir local lorsque je suis à l'Etranger ; Yassou !
Sltts !

Écrit par : Jacquou | 16 décembre 2010

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Bien noté.
Rassurez-vous, il n'y a pas de volonté de fond de commerce de ma part, juste le hasard de l'actualité.

Écrit par : Hervé LALAU | 16 décembre 2010

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Bon, un petit souvenir :

Californie - Paul Masson n.m. :
Note : 8/20 - prix : 21 F
• Ce vin élevé en foudre (cyprès, séquoia) présente un nez peu engageant herbacé de poivron vert et de caramel.
• En bouche, on goûte du bout des lèvres une eau sucrée. La chaptalisation rappelle une (mauvaise) sangria.
• Présenté dans un carafon hideux et capsulé (qui plus est au service peu commode), cette prémisse vulgaire à la réalisation d'un pied de lampe type "fête des mères" vous offrira l'occasion rêvée d'une revanche cynique et économique en forme de cadeau exotique et empoisonné à vos ennemis.

Écrit par : laurentg | 17 décembre 2010

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Bonjour !

Il me semble que la "carafe" PM devait tourner dans les 17/18 FF à la fin des 70s ; mais effectivement pas un grand souvenir autrement que celui de "l'ambiance" à l'époque alors que j'écoutais Batdorf and Rodney, Brewer et Shipley, Seal and Crofts, Alzo Fronte, ... .
Par contre que le carafon soit "hideux", c'est une façon de voir les choses pour nous autres de la "vieille Europe", car que dire de la hideuse capsule, du hideux bouchon synthétique avec le tire-bouchon intégré sur certains rosés, de certaines bouteilles fantaisie de Chianti ... .
J'ajoute que quand j'ai parcouru la Barossa en 84 et que j'ai découvert le b.i.g. de Shiraz, de Claret, de Mosel wine, de Rhein riesling, ..., j'ai crié au sacrilège !
Sltts !

Écrit par : Jacquou | 17 décembre 2010

Laurent, j'adore!

Écrit par : Hervé Lalau | 17 décembre 2010

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Hideuse, ma capsule !


Mais, je ne vous permets pas, malotru. Qu’on n’aime pas la netteté des arômes, la constance de la conservation du vin, l’absence de fuite. Qu’on souhaite entendre un « pops » à l’ouverture, tout cela, je le conçois bien. Pour preuve : je l’énonce clairement.
Mais qu’on l’estime hideuse, c’est faux. Regardez ses belles couleurs, tantôt rouge, tantôt noire, et son petit logo argenté du plus bel effet. Vous voyez, les mots pour le dire arrivent aisément.

C’est vrai qu’à la vinasse un pauvre embouteilleur
Pense mettre un bouchon pour bien masquer l’odeur !

Écrit par : Luc Charlier | 17 décembre 2010

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je ne vois pas comment les échanges vers le milieu extérieur peuvent encore s'effectuer le temps nécessaire avec la capsule ... .
Si d'autres ont incorporé le tir bouchon dans le bouchon synthétique, on peut peut-être aussi toujours trouver comme dans les années 70 la petite bille rouge ou jaune dans le bouchon synthétique sous la capsule alu de certains vins de table ... ? Non, décidément non, la capsule est à réserver au vin Bonux ! A quand la capsule à percuter pour déclancher un mini-feu d'artifice sur la table avec son grand cru ... ?

Sltts !

Sltts !

Écrit par : Jacquou | 17 décembre 2010

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