18 octobre 2010

Lettre ouverte à Christelle Ballestrero

Suite du triste feuilleton "Version Femina", voici la lettre reçue de Christine Ontivero, attachée de presse.

Elle s'adresse à Christelle Ballestrero, journaliste à France 2 ("C'est au Programme"), auteur de l'article dont je vous parlais hier.

Version Femina.jpgL'article en question

 

Bonsoir Madame,

C’est toujours délicat de faire remarquer à un journaliste qu’il est mal informé, mais la lecture de votre article ci-joint intitulé “Vin et Santé, la fin du mythe” ne peut pas rester sans réponse de ma part.
Je suis attachée de presse, spécialisée dans le vin depuis 29 ans, et je pense donc bien connaître le sujet ce qui, si vous le permettez, ne semble pas être votre cas.

Vous écrivez :”aujourd’hui, il est difficile de trouver un vin de table au-dessous de 12°. Et les appellations sont de plus en plus nombreuses à proposer des 13, 14, voire 15° comme les vins du Languedoc”. Jusque là tout va à peu près bien. Mais ... vous dérapez dangereusement dans ce qui suit: “L’explication ? Pour des raisons économiques, on a considérablement raccourci la durée de macération des raisins“

Où avez vous trouvé cette information fausse et archi fausse ?

“avec, à la clé, une moins bonne qualité”

Depuis combien de temps n’avez-vous pas dégusté de vins du Languedoc ?   

Le pire et le plus grave qui mérite un rectificatif  de votre part est cette dernière phrase :
“auquel on doit ajouter des produits chimiques et du sucre de betterave (qui élève le taux d’alcool) pour le stabiliser et lui permettre de se défendre contre les bactéries, entre autres”.

Vous êtes journaliste n’est-ce pas ? Donc, normalement, vous devriez vérifier vos informations ou alors,
je n’ai rien compris au métier. Si vous aviez vérifié, vous auriez pu apprendre que le Languedoc-Roussillon est l’une des rares régions qui n’a pas le droit “d’ajouter du sucre” comme vous dites, ce qui, en langage professionnel, s’appelle la chaptalisation, autorisée dans bien d’autres régions comme Bordeaux, Bourgogne, etc...

Tout le monde a droit à l’erreur mais quand les erreurs sont aussi graves, on ne peut pas laisser passer.

Concernant le cancer, on lit et on entend bien des choses contradictoires. Je peux en tout cas vous apporter mon témoignage personnel. Il vaut ce qu’il vaut mais il est authentique.

Mon mari, journaliste spécialisé en vins, a dû être opéré, voici un an et demi d’un double cancer : prostate
+ vessie. L’intervention s’est déroulée à Montpellier où les hôpitaux sont très réputés pour leur connaissance de
cette maladie. A force de lire et d’entendre tout et n’importe quoi, vu que mon mari boit en moyenne 3 verres de
vin par repas, j’ai fini par me persuader que le vin était peut-être l’une des causes de sa maladie. Sans le lui dire,
j’ai appelé le chirurgien en lui demandant s’il ne se mettait pas en danger en buvant “autant” de vin. La réponse
a été très claire : “Mais madame, ça n’est pas beaucoup”. Le jour où il a quitté l’hôpital, il a lui-même demandé  au professeur responsable du service urologie, un ponte en la matière : “Est-ce que je peux continuer à boire du vin”. Ce dernier lui a répondu “j’y compte bien”. Les chirurgiens qui opèrent des cancers tous les jours seraient-ils irresponsables ?

Ca fait mal de lire des informations aussi fausses concernant le Languedoc, région où il y a quantité de bons vignerons. Vraiment, ils ne méritent pas ça !

Salutations

Christine Ontivero

Petit commentaire perso

Au-delà de ce seul article, cette lettre pose de vraies questions: celle la formation des journalistes, de la pluralité de leurs sources, et celle de l'exercice toujours périlleux du métier de journaliste en dehors de sa vraie sphère de compétence.

Si Mme Ballestrero a, semble-t-il, ses entrées à l'INRA et à l'Institut National du Cancer, elle n'a pas jugé utile d'interroger des confrères spécialisés dans le vin, ni même des producteurs de la seule région qu'elle expose à la vindicte populaire, le Languedoc - qui est pourtant loin d'être la seule à proposer des vins à fort degré d'alcool. Et au-delà, notre consoeur, en faisant marcher ses petites cellules grises, aurait dû comprendre que son "conseil de modération", limiter les vins de fort degré aux occasions festives, est bien superflu. Les consommateurs se modèrent par eux-mêmes, les vins alcooleux ne sont pas propices à une consommation à fort volume.

Quant à ses conclusions en matière de cancer, totalement pompées de la très discutable "étude" publiée l'an dernier par l'INCa, là encore, elles ne nous donnent pas une très haute opinion de sa recherche de l'information pluraliste.

Quant au lien établi entre cancer, macérations courtes et alcool (il suffit à Mme Ballestrero d'un petit "donc"), il est tout simplement allucinant. "Digo, ergo est".

Ce genre d'articles illustre à merveille un désolant paradoxe: ce sont les journalistes qui en savent le moins sur le vin qui touchent le plus large public, et colportent ainsi le plus de fausses informations.

Sans aller jusqu'à suivre Coluche et son "pinard obligatoire", on souhaiterait qu'un minimum de "connaissances pinard" soit obligatoire pour ceux qui choisissent de parler du vin - après tout,  personne ne les y oblige, et qu'ils n'en dégoûtent pas les autres en lui faisant de mauvais procès...

Hervé Lalau

Commentaires

Voir aussi, sur le même thème, un lumineux post de Jacques Berthomeau, qui décrit bien le contexte et les enjeux.

C'est ici:

http://www.berthomeau.com/article-les-oies-font-assurement-moins-de-sottises-qu-on-n-en-ecrit-avec-leurs-plumes-adresse-a-christelle-ballestrero-de-france-2-59077395.html

Écrit par : Hervé LALAU | 18 octobre 2010

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Trois problèmes en un seul sujet :


1) Un journaliste doit-il être « spécialisé » pour être compétent ?
Mon fils aîné, journaliste de formation sinon de profession, défend l’idée que le bon journaliste est celui qui peut rendre accessible à ses lecteurs TOUS les sujets. Mais cela suppose, selon moi, qu’il effectue alors le travail de se renseigner lui-même d’abord, puis de vérifier ses sources et enfin d’exercer son esprit critique. La journaliste de France 2 me semble loin du compte, si je vous lis bien (ai pas la télé, moi).
2) L’objectivité des journalistes. Mais on sait depuis longtemps que l’inféodation de la profession est la règle. Les choses n’ont guère changé depuis de Gaulle. Il semble que la dame en question ait surtout cherché à faire du sensationnalisme et à nuire au vignoble méridional (« secret agenda » ?)
3) La vulgarisation des données à caractère médical et le désir de Monsieur tout le monde de « jouer au docteur ». Pour des raisons obscures, la profession médicale semble revêtir (encore et toujours) un prestige énorme aux yeux du public. N’importe qui se sent capable d’intégrer tous ses paramètres, même sans formation scientifique, statistique ou pratique. Alors que pas un néophyte ne se risque à parler d’intervalle, d’harmonie ou de tempo quand il n’a pas de formation musicale, Paul, Jacques et Claudine savent tout des causes du cancer ou des dangers de la vaccination et rêvent de pouvoir décrocher du mur les défibrillateurs publics (une vraie ineptie et de la démagogie) et de jouer à « Urgences ». Idem, n’importe quel pompier, volontaire ou de métier, n’importe quel sauveteur sur les plages, n’importe quel secouriste patenté, se sent réanimateur, intensiviste ou même chirurgien cardiaque. Attention, danger !

Il existe bien sûr une autre explication : elle est peut-être simplement une vraie conne. Mais je ne suis pas assez renseigné pour en juger ...

Écrit par : Luc Charlier | 18 octobre 2010

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Je poste ce petit billet sur 3 blogs à la fois, de grande qualité et lus par des amateurs de tous horizons, souvent très pointus. Pourtant je suis producteur de vin et tente même d’en vivre.
Et je bois avec plaisir et enthousiasme ma production - enfin, une partie seulement , rassurez-vous – et celle de pas mal d’autres.

Oui, l’alcool est néfaste ; oui, l’alcool tue ; oui, le vin est une boisson alcoolisée.
Je ne comprends même pas que ceci puisse faire l’objet du moindre débat.

A la différence de beaucoup d’autres aliments nocifs, il existe toutefois un seul en-deça duquel le risque est TRES faible. Il est difficile à définir en quantité, et varie d’un individu à l’autre. Mais la viande grillée (surtout au barbecue et autres, comme une plaque sur feu bien brûlante) est aussi nocive pour les intestins, le beurre est néfaste, le soja est dangereux, le sucre à tout bout de champ est une cata etc ....

Mais là n’est pas le sujet : c’est bon, et relativement PEU toxique. Donc, youpla !

Pourquoi les Français et les Australiens, les Allemands et les Autrichiens s’évertuent-ils à défendre tantôt le vin ROUGE (pour les premiers), tantôt le vin BLANC (pour les seconds), alors que les Ecossais se font chantres du whisky de malt. Et la vit. B de la bière alors, elle n’est pas bonne pour l’organisme, d’après vous ?
« Money, money, money,
In a rich men’s world ...” (Bon, ici, c’est l’aquavit!).

Buvons du vin parce que c’est bon au goût, point barre.
Ou n’en buvons pas si l’on n’aime pas cela, et basta.

Écrit par : Luc Charlier | 18 octobre 2010

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Trois conclusions, à la lecture de tous ces commentaires de professionnels de la profession :
1- les consommateurs qui ne sont ni bouchers, ni viticulteurs, ni boulangers, ni pâtissiers, ni médecins, ni Charlier, ni Berthomeau, ni Légasse n'ont rien à dire, juste à consommer... Qu'ils ferment leur gueule.
2- Il ne fait toujours pas bon être journaliste libre et indépendant
3- la mauvaise foi est la maladie la mieux partagée et la plus contagieuse. Personne ne parle du titrage du vin, un grande partie du sujet abordé dans l'article de Fémina. Qu'ils soient du Languedoc, du Roussillon, de Bordeaux ou de Beaujeu, de Touraine ou du midi, de france ou d'ailleurs, tous les vins que nous trouvons aujourd'hui titrent entre 13 et 14 % Total, j'en achète moins, alors que je suis amateur, et je les coupe avec de l'eau car ils puent l'alcool. Dans les années 60, on en trouvait entre 9 et 11%, aujourd'hui on pousse au crime pour cultiver la dépendance et non le goût... Que sont les vrais vignerons devenus ?

Écrit par : serge delaine | 27 octobre 2010

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UNE HONTE l'article de Mme Ballestrero, je suis vigneronne et je sais de quoi je parle, on oblige personne à boire du vin, ou autres alcools, mais on sait que 2 à 3 verres de vin par jour est très bon pour la santé et n'a jamais tuer personne, les anciens comment faisaient ils?? On est dans une société ou il faut casser du sucre sur les gens. Fumer est mauvais (pourtant on le sait) boire est mauvais (on le sais si ce n'est pas raisonnablement), même l'eau (attention ils nous trouvent aussi des bacteries dans les bouteilles d'eau), manger trop gras trop sucré (c'est pas bon, on le sait). Alors une bonne fois pour toute, les JOURNALISTES, occupez vous de votre CUL et buvez du vin ça vous rendra MOINS CONS.
Merci à Mr LALAU qui ,lui, en connait un rayon.

Écrit par : viret laure | 30 octobre 2010

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Avec ce genre d'article, on aborde le problème de tous ces "journalistes chroniqueurs" qui veulent nous faire croire qu'ils connaissent tout sur tout.
Hors, la plupart ne savent absolument pas de quoi ils parlent, Mme Ballestrero en est une belle preuve, ils écrivent un mélange d'informations trouvées on ne sait où, pour au final sortir un article qui ne servira qu'à faire de la désinformation à celui qui le lit.
Et le plus désolant, c'est qu'on ne verra jamais le moindre rectificatif pour dire que des choses fausses ont étés écrites.
Bien sûr, c'est très à la mode en ce moment de "casser" l'image du vin, quant à ces méfaits dont certains n'arrêtent pas de nous parler, je peux affirmer que ma mère a bu du vin jusqu'au jour de ma naissance, je ne pense pas être idiot ou attardé pour autant!!!!!!!!
En tout cas Mme Ballestrero, si tous vos autres articles sont à ce point un mélange d'inepties, je vous conseille fortement d’arrêter votre métier et de laisser votre place à quelqu'un qui prendra le temps de faire une enquête sérieuse avant de publier n'importe quoi!!!!!

Écrit par : Charron Thierry | 30 octobre 2010

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Cher Thierry, tu dis vrai ... mais l’espoir subsiste.


Grâce à l’excellent Jérémie Gaïk (pourtant marchand de vin, comme quoi ...), j’ai été invité par le Land du Baden Württemberg à participer comme « vigneron étranger » au Symposium Artvinum de Frankfurt en avril 2009. A chaque table de 12, lors de la soirée de gala, on servait deux vins locaux et un « vin européen » dans une ambiance bon enfant et solennelle à la fois, comme les Souabes savent si bien le faire.

Le Ministre-Président, très bel homme énergique au regard d’acier et à la machoire carnassière, le genre qui pèse tout ce qu’il dit (et peut-être tout ce qui passe à sa portée aussi ?), y fit un discours de clôture très intéressant quant au contenu (si si) mais aussi quant à l’état d’esprit. Il a rappelé que les trois mamelles de son Land étaient l’industrie chimique (on s’en serait douté), Porsche et Mercedes, et également l’agriculture, avec la viticulture en bonne place. Si les Allemands boivent 24 litres de vin par an, les habitants du pays Badois et du Württemberg en boivent 30 (je cite les chiffres de tête) et lui-même ... le double.

Prosit, Président !
Quand est-ce que le nabot de l’Elysée s’y met ?

Écrit par : Luc Charlier | 31 octobre 2010

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Cher Monsieur Delaine, je veux bien tenter une explication au sujet des degrés élevés du vin.

Effectivement, il est devenu difficile de trouver un vin en dessous de 13°, mais cela est tout simplement dû à plusieurs facteurs:
1- Les cépages qui produisaient de gros volume à faible degré ont disparus pour améliorer la qualité.
2- La baisse générale des rendements, toujours pour augmenter la qualité et aussi pour limiter la production à vendre font que les raisins sont plus concentrés en sucre donc en alcool après fermentation.
3- Il semblerait aussi que les étés plus chauds favorise une maturité plus précoce et une montée en puissance des degrés du vin.
Car si le volume d’alcool est de plus en plus important dans les vins, ce n'est en aucun cas le fait de rajout de sucres, (chaptalisation), sauf pour quelques cas très rares dans certaines régions en manque d'ensoleillement.

Etant moi même viticulteur dans les Côtes du Rhône, (appellation Vinsobres), il n'est pas rare que l'on vendange des raisins avec des degrés dépassant les 17°, de plus, depuis quelques années tous les oenologues s'accordent à dire que même dans un raisin à 14°, la maturité phénolique n'est pas encore au rendez vous et que le vin finit ne sera donc pas à la hauteur de ce que l'on pouvait en espérer.

D'autre part je n'étais pas né en 1960 mais il me semble que depuis, la qualité du vin c'est grandement améliorée, même si moi aussi je regrette que l'on ne puisse pas faire de bons vins autour de 10-11°, surtout quand on sait que l'on atteint très vite le seuil du taux d'alcoolémie.
J'espère avoir répondu à votre interrogation, je voulais surtout faire savoir que si le degré des vins est de plus en plus élevé, ce n'est en aucun cas le résultat de l'ajout d'un produit chimique ou autres choses suspicieuses, mais bien le fait d'un phénomène naturel.

Écrit par : Charron Thierry | 31 octobre 2010

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Bravo Thierry !
Ca c'est de la pédagogie d'homme de terrain !

Écrit par : gus | 01 novembre 2010

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Le « m’as-tu vu » s’est tu.


Vous pensez bien que votre dévoué serviteur, dont la réputation de « m’as-tu vu » (imméritée, j’espère) n’est plus à faire, avait failli répondre également à ce blogueur. Pour les plus vieux d’entre vous, j’avais effectivement été chargé du « Cours d’oenologie » (appellation bien pompeuse) au prestigieux (à cette époque) CERIA à Anderlecht, entre 1992 et 1997. Et j’y avais mis un point d’honneur à vulgariser la chimie et à « élitiser » la dégustation. C’est l’inverse de ce qui se passe généralement : les pseudo-scientifiques font de la chimie une discipline ésotérique, ce qu’elle n’est plus depuis longtemps, et les « experts » en dégustation – presque tous marchands du Temple – ramènent tout à des notions simples à pleurer.

Un énorme bravo au confrère Charron – que je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer – pour son plaidoyer didactique et frappé au coin du bon sens. Mais je ne suis pas sûr que son « élève » le mérite. Son « post » puait – pour utiliser ses termes - la rancoeur, l’aigreur et – me semble-t-il – l’ébriété. Dans les années ’60, moi j’étais déjà né, quoique jeune, et buvait assidument du bon vin. Il ne titrait pas « 9 à 11 degrés », si ce n’est justement la vinasse 3 étoiles au litre avec petite capsule en plastique, qu’on appelait d’ailleurs pour cela « le 11 degrés ». Il avait été largement coupé d’eau par ses embouteilleurs. En outre, je ne pense pas que l’alcool puât. Bien au contraire, si vous dirigez des ateliers sensoriels (je l’ai fait), la majorité des participants apprécient l’odeur de l’alcool éthylique. Il s’appelle même, dans l’imagerie populaire : alcool bon goût !

Enfin, cher Thierry, je cultive environ 60 % de grenache dans mon propre encépagement sur les coteaux de l’Agly et confirme, comme vous, que des degrés proches (et parfois bien supérieurs) à 17 vol % sont souvent nécessaires avant d’atteindre la maturité des peaux, que je détermine uniquement par la dégustation des baies, personnellement. Il m’est arrivé d’encuver à 1126 de densité. Je ne m’en réjouis pas car on a du mal à fermenter tous les sucres dans ces conditions et le but n’est pas de battre des records.

Au risque de passer pour un iconoclaste – ce qui est vrai au sens étymologique du terme – et également conscient que cela pourrait déboucher sur des abus, je crois qu’il vaudrait mieux vendanger très mûr (je n’ai pas dit surmûri), quitte à réduire le degré par d’autres moyens, à discuter, plutôt que d’offrir aux clients (car c’est de marketing et de commerce qu’il s’agit) des vins maigrelets, minces, étriqués car provenant d’une vendange trop précoce ... mais à 12-13 vol % quand même.

Et vive les Côtes-du-Rhône aussi : vos grenaches sont presque aussi bons qu’ici et vos syrahs sont bien meilleures !

Écrit par : Luc Charlier | 01 novembre 2010

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De toute dans le vin il y a plus de désavantage que d'utilité, arrêtons le vin c'est une catastrophe pour la santé, si vous voulez vraiment privilégiez ce type de produit. manger du raisin ou buvez du jus de raisin, beaucoup moins d'éléments toxiques, et plus antioxydante.
Dans toutes les religions le vin est interdit, c'est qu'il y a bien une raison, ou peut être que les gens pensent qu'ils ont plus de connaissances que dieu.
Il faut arrêter de raconter n'importer quoi.

Écrit par : batata | 12 mars 2011

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Batata, va relire Cana !


Ce qui est néfaste pour la santé, ce sont les grenouilles de bénitier, les porte-verges, les intégristes de tout poil. J’ai beaucoup d’amis sincèrement croyants, de toutes confessions, alors que personnellement je n’ai pas la foi (et plus trop de foie non plus). Ils sont tous adorables, intelligents et amateurs de bon vin. Nous nous respectons entièrement et nous entendons comme ... larrons en foire. Leur dieu les aide et moi il me laisse en paix (car je suis un homme de bonne volonté). Parfois, nous portons la même croix. D’ailleurs, j’ai aussi les stigmates, même si mon toubib dit qu’il s’agit d’angiomes stellaires : tu parles d’un calvaire !
Hervé à raison : tu te trompes de blog, y’a rien à rédempter chez nous !

Écrit par : Luc Charlier | 12 mars 2011

Le vin n'est pas interdit dans la religion catholique. Il est le sang du Christ, on l'utilise pour la Communion.

Plus généralement, je crois que ce blog n'est pas fait pour vous.

Ici, on le milite pas pour le buvez plus, mais pour le buvez mieux. Et l'axe santé n'est certainement pas celui que je privilégie, mais plutôt l'axe découverte et plaisir.

Je me borne à lutter contre ceux qui, au nom de leur conception du risque zéro, et donc de la vie zéro, veulent nous empêcher de mettre du vin dans notre vie.

Écrit par : Hervé Lalau | 12 mars 2011

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