31 août 2010

Record de ventes de vin à l'aéroport de Dubai

107.000 dollars. Pour 8 bouteilles de vins (dont Petrus 1959, 1961 et 1947). C'est le nouveau record mondial de ventes de vins dans une boutique d'aéroport. Surprenant, pour un pays musulman!

Mais les sociétés de distribution de vin à Dubai sont dans les mains de non musulmans. Et il faut plutôt voir le développement des ventes de boissons alcoolisées dans l'Emirat comme la marque de l'accroissement du nombre de touristes. Ah, l'hospitalité orientale...

10:55 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dubaï, vin, ventes, commerce |

Commentaires

Mais d’où sors-tu cette information ahurissante, infatigable Carl Bernstein du 3ème millénaire ?

Bon, moi je n’aurais pas acheté le Petrus 1959. La dernière fois que j’en ai goûté, il me paraissait déjà sur le déclin. Le 1947, d’accord : une robe encore vive, un nez frais comme une Première Dame de France, un corps plein et voluptueux et des jambes à n’en plus finir, le tout terminant en queue de paon. Et alors, le 1961, je ne te dis pas : des chatoiements de lucioles au pied du Canigou, un bouquet à la fois désoxyribonucléïque et transcendental, une matière aussi vibrante que Gala en plein orgasme à Portlligat ...
Ici, à l’aéroport de la Llabanère, tu trouves du Sidi Brahim millésimé 1977 (une très grande année), un Coteau de Trazenies sans millésime mais primé au CGA de Paris et à la Foire de Mâcon et la « Quintessence de mes Roustons », chère à feu Didier Dagueneau. Le tout pour 10.700 €, une affaire donc.

- digression [ Plus sérieusement, j’ai passé le samedi après-midi à flâner dans les ruelles de Roses, à arpenter tous les pontons de la Marina et à penser, en regardant les unités démesurées amarrées là, que Michel Onfray, parfois, a raison (voir sa critique des « riches » dans un hebdomadaire français au titre féminin de la semaine dernière). Ensuite, c’est la douceur d’un banc sur la rive Est de la crique de Cadaquès – donc face au soleil couchant, vous l’aurez compris – qui a accueilli mon gros cul le temps d’un petit « puro » en provenance de Pinar del Rio. Voilà comment je contribue, de temps à autre, au bonheur du peuple cubain. Finalement, Portlligat et les souvenirs du maître ayant embrouillé mon discernement, mon fidèle diesel - 295.000 km, toujours les premiers disques d’embrayage, version moderne de « Honest Iago » - me ramena au bercail.] Fin de la digression.

Evidemment qu’elles sont dans les mains de roumis. Pour posséder une société de distribution de vin, il faut en être propriétaire. Et la propriété, c’est le vol. Et quand on vole, à Dubai, on vous tranche les mains. Malin, va !

Écrit par : Luc Charlier | 31 août 2010

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