30 juin 2010

Un pur esprit

J'aime les gens qui ont un idéal. Les gens qui ne vivent pas pour l'argent, qui ne s'encombrent pas de contigences matérielles. Un grand journal régional français consacre justement un article à un de ces purs esprits, Me X, avocat d'affaires;  je préfère préserver son anonymat, pour que sa modestie ne souffre pas. C'est qu'il a bien du mérite, compte tenu de son métier.

Maître X. a été le conseil d'une grande firme du secteur vin convaincue de fraude. Mais un conflit l'oppose à son ancien client. Passons sur les détails, mais au détour de l'enquête, telle qu'exposée par la presse, on apprend que Me X., en plus des honoraires perçus de son client, se serait fait construire une piscine en bonne partie financée par ce même client. Devant ses détracteurs, l'avocat ne nie pas, il dit simplement "n'avoir jamais prêté attention à ces travaux, n'ayant pas le moindre intérêt pour les choses matérielles".

A ce niveau de désintéressement, on touche au sublime.

Moi, j'aimerai bien que ça m'arrive. Si une société de vin souhaite venir construire une piscine dans mon jardin, je ne la découragerai pas. Je lui demanderai seulement de s'annoncer à l'avance, car si, comme Me X., je suis distrait et peu au fait des choses matérielles, j'ai certainement un plus petit jardin, et j'aimerai pouvoir continuer à accéder à ma maison.

 

00:45 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

29 juin 2010

Un homme de convictions

On peut ne pas être toujours d'accord avec ce qu'il dit, ni avec sa manière de le dire. Mais il faut lui reconnaître le courage de ses opinions, et un grand mépris du qu'en dira-t-on, trop rare de nos jours.

Lui, c'est Jacques Berthomeau, et voyez comment il flingue Paul Dubrulle, à l'occasion de ses vacances en Provence:

"Les champs de lavandin osaient le bleu lavande. Les cigales cancanaient. Route vers Bonnieux pour encore chiner. Je passe devant l’affreuse bâtisse du domaine de la Cavale; et dire que le propriétaire, Paul Dubrulle, le co-fondateur du groupe ACCOR, préside le CN de l’oenotourisme. Quand le geste se veut en rupture avec le lieu, encore faut-il qu’il soit audacieux. Ici, le minable se conjugue avec la prétention, c’est vraiment affligeant".

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Le reste de sa chronique est à lire sur le blog des 5 du vin, ici

00:15 Écrit par Hervé Lalau dans Provence | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |