28 février 2010

L'hiver dans les vignes

Alain Vercouter dirige la maison Bleuzé Wines, à Roosdael. Il est aussi vigneron, propriétaire d'un château à Bordeaux, Jabastas.  Quand il lève le nez de ses listings, il est aussi poète à ses heures, comme en témoigne ce texte inspiré d'une visite sur ses terres girondines...

"Une année vient de mourir et eux reviennent à la vigne. Dès janvier, les vignerons taillent les ceps, tirent les bois, plient les hastes qui donneront les grappes.

On se dit trop que le vin c’est un truc pour salons guindés et dégustations mondaines. C’est oublier que le vin naît dans la terre et que le vigneron est un paysan comme les autres. Mais un paysan double. Le mois dernier, c’était l’assemblage poétique et méticuleux, le nez dans les verres. Ce mois-ci, les mains dans la mélasse, il fait froid au bout du sécateur.

Vercouter

Alain dans sa vigne

Le vigneron n’avait pas touché aux ceps depuis l’automne, accaparé par les travaux de chai, à presser, goûter, assembler et mettre en barriques. A l’orée de l’hiver, il a labouré les rangs, rejetant la terre sur les pieds de vigne, pour les emmitoufler d’une écharpe.

A présent, il faut les voir comme des ombres au milieu du paysage, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il gèle. Les uns taillent d’un geste tant de fois répété, mais toujours avec la même précision chirurgicale, tandis que d’autres tirent les bois, vivement, de manière saccadée, jusqu’à déshabiller chaque pied, comme pour l’inciter à renaître. Là, devant ce spectacle grandiose de générosité humaine et de dévouement total à la nature, on ne peut qu’être admiratif et d’une grande humilité."

Alain Vercouter

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27 février 2010

Message personnel

Le tremblement de terre au Chili aurait fait au moins 147 morts, selon les derniers décomptes.

Les habitués de ce site se souviennent peut-être que j'ai visité ce beau pays l'an dernier. Je suis sans nouvelles de bon nombre de personnes rencontrées là-bas, ainsi que de mon ami Louis Havaux et de son épouse, en villégiature près de Talca, l'épicentre du séisme. Il y a de quoi être inquiet.

Aussi, si quelqu'un qui lit ce post a des informations les concernant, je lui saurais gré de me les fournir au plus vite.

D'avance, merci.

22:52 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |