19 novembre 2009
Framboise, qu'ils disaient...
En ce jour de gloire pour le handball français et Thierry "Manuel" Henry en particulier, arrosons la victoire avec une bonne bouteille de Beaujolais! J'entendais ce matin quelques commentateurs parler de framboise pour évoquer le breuvage nouveau. Pourquoi pas? Les Irlandais, eux, ont plutôt eu de la cerise.
En tout cas, dès ce midi, je sacrifierai en famille au culte du BN. Sans états d'âme. Parce que la bouteille que j'ai débouchée (le Beaujolais-Villages Nouveau de Patriarche) est tout à fait recommandable; le vin est fruité, gouleyant, facile, oui, mais sain.

Mon Beaujolais Nouveau, cette année (photo perso)
Bref, ce vin est tout sauf de la "merde", pour reprendre le terme cher à un certain critique gastronomique français reconverti dans le discount dur. D'ailleurs, le Beaujolais Nouveau ne mérite pas toutes les critiques faciles qui fleurissent aujourd'hui sur les blogs. Dire qu'il n'y a rien de bien entre Romanèche et Villefranche, mettre tous les crus dans le même panier, prononcer doctement une fatwa contre le gamay, coupable selon certains experts en chambre de médiocrité congénitale, c'est faire preuve d'une inculture crasse. "Tout ce qui est exagéré est insignifiant", disait Churchill.
Certes, le Nouveau a été longtemps victime de son propre succès marketing, de l'argent facile, de la volumite; mais une année comme 2009, où il aura été gâté par la nature, devrait lui valoir le respect de ceux qui commentent le vin, pas le concept.
Et puis, vous savez quoi, un jour où l'on sait qu'on va boire du vin entre amis à travers toute la France, dans le contexte actuel, c'est toujours bon à prendre.
10:53 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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Aide toi, l'Etat t'aidera
Le ministre de l'Agriculture français Bruno Le Maire voudrait voir réduire le nombre d'interprofessions viticoles en France. Elles sont 26 aujourd'hui, il aimerait ramener ce chiffre à 10, pour plus d'efficacité. Une par région de production qui regroupe tous les vins à indication géographique de la région. Il a donc chargé Jérôme Despey, président du conseil vins de France Agrimer d'une mission sur ce thème. A charge pour lui de remettre d'ici à deux mois les propositions de la filière.
«Il est temps de redonner un élan à la filière viticole, prestigieuse et qui constitue un élément de notre identité nationale, a-t-il dit aux principaux représentants de la filière viticole. «Si la profession n'est pas en mesure de se réorganiser, nous en tirerons les conclusions lors de l'examen de la loi de modernisation agricole».
Menace à peine voilée d'imposer cette réforme.
Mais Le Maire envisage d'autres mesures pour que a viticulture "se mette en position de regagner des parts de marché". Et notamment la création d'un «fonds pour soutenir le commerce de nos produits à l'étranger» et la recherche viticole. Mais si le ministre a des idées, et n'a pas de moyens: ce fonds sera alimenté par les cotisations interprofessionnelles. Il ne bénéficiera pas d'argent public.
Le Ministre a juste évoqué des mesures d'aides structurelles dans la loi de modernisation agricole qui sera discutée au Parlement au début de l'an prochaine. Pour les mesures conjoncturelles, Bruno Le Maire a renvoyé les viticulteurs au plan d'aide à l'agriculture annoncé par le Président Sarkozy fin octobre.
Mais à lire entre les lignes du discours et à détailler les mesure d'aides (surtout des prêts), le leitmotiv semble bien être "aide toi, le ciel t'aidera".
Mais ne dit-on pas que les viticulteurs ne veulent pas être des assistés?
Le plus curieux, c'est de voir l'Etat vouloir s'immiscer toujours plus dans l'organisation des filières, sans jamais délier les cordons de sa bourse. Les organisations professionnelles auraient-elles fait un marché de dupes en allant demander son soutien, voici quelques années?
08:11 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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