28 janvier 2009

Grand Guignol

Au procès de Villefranche sur Saône (voir mon post de lundi), les accusés ont admis avoir dépassé les normes légales de chaptalisation (2 degrés d'alcool maximum, en France), mais prétendent avoir respecté les "pratiques généralement admises dans le secteur".

Voila qui laisse la porte ouverte à bien des interprétations.

Est-ce à dire que la loi est généralement bafouée dans les zones viticoles? Donnez-nous d'autres exemples, s'il vous plaît, car nous tombons des nues...

Ou bien il y a-t-il deux systèmes de loi? Celle du Peuple français, publiée au Journal Officiel, et celle du Beaujolais, plus confidentielle?

Au risque de nous répéter, comment se fait-il qu'aucune déclaration de chaptalisation n'ait été déposée, et ce sur les années 2004, 2005 et 2006? Ca aussi, cela fait partie des "pratiques généralement admises"?

On n'est pas loin de Lyon, alors c'est sans doute pour ça que ce procès tourne au grand guignol...

 

guignol1

 

07:14 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fraude, vin |

Commentaires

Il faut bien du sucre, beaucoup de sucre, pour produire le "bojo nouveau" dans les petites années.

Plus généralement, le salut de cette région de [b]grands[/b] vins, passera par le qualitatif, et la reconnaissance des terroirs. Aussi, c'est à vous journalistes, et à nous amateurs, de ne pas jeter l'opprobre sur toute cette région mais rester vigilant.

En ce sens, je pense que l'utilisation excessive des [i]thermos[/i] en vinif, et ce sur les crus, est un mal bien plus grands que l'excès de chaptalisation chez des gens qui ne font quand même pas bon.

ps. je viens de découvrir votre blog au travers de recherches sur les vins luxembourgeois, félicitations pour votre blog.

Écrit par : Jehan | 28 janvier 2009

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