31 octobre 2016

Le Prix Renou 2016 décerné au Département de la Moselle

Le prix René Renou (que j'ai modestement contribué à fonder), récompense chaque année une collectivité française pour une réalisation marquante dans le domaine de l'oenotourisme.

Cette année, c'est le conseil départemental de Moselle qui remporte le prix, pour l'organisation de la Fête des Vins de Moselle (dont la troisième édition a eu lieu cette année le 17 avril à Marange-Silvange).

Cet événement, s'il est centré sur les vins du département, accueille aussi quelques vins des autres appellations de la Moselle - luxembourgeoise et allemande.

Ce trophée d'autant plus sympathique que la Moselle viticole française revient de loin: en 1985, on n'y comptait plus que 3 ha de vignes.

Aujourd'hui, l'AOC Moselle (française) regroupe 19 vignerons pour 64 ha; et si rien n'est jamais gagné, on peut maintenant lui espérer un avenir.

Pour être complet, ajoutons que l'AOC Côtes du Toul, qui se situe également sur la rivière Moselle, mais dans le Département de la Meurthe-et-Moselle (un héritage de l'histoire tourmentée de la Lorraine), regroupe quant à elle une dizaine de producteurs, pour un vignoble planté de l'ordre de 100ha.

09:01 Écrit par Hervé Lalau dans Allemagne, France, Luxembourg | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

Larousse Vin.jpg

Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.