30 janvier 2017

Alternatives au Châteauneuf, vraiment?

Mes confrères de Decanter consacrent un petit dossier à ce qu'ils qualifient d'"alternatives au Châteauneuf-du-Pape".

Je ne sache pas qu'il faille trouver une alternative à cette noble appellation, qui me semble présenter un excellent rapport qualité prix, même - et surtout - parmi les meilleurs vins.

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Mais surtout, je suis étonné du choix opéré par mes collègues britanniques. Je m'attendais à des Gigondas, des Cairanne, des Vacqueyras, des Lirac, peut-être à des Priorat  - en tout cas, à des vins issus de grenache et typés sud. Et voila qu'ils nous proposent le Vinsobres des Perrin (un terroir plutôt frais, en comparaison), un Montpeyroux plutôt marqué par la Syrah, un Gaillac (élaboré par des Anglais, et qui ne me semble pas avoir grand chose à voir avec le Rhône), une Syrah australienne et enfin, une autre Syrah, sud-africaine, celle là.

Je suppose que si Decanter consacre un jour un dossier aux alternatives à la Côte-Rôtie, il choisira des Grenache!

Plus sérieusement, je trouve dommage que des professionnels s'intéressent à des vins pour ce qu'ils ne sont pas (des Châteauneuf-du-Pape, en l'occurrence) plutôt que pour ce qu'ils sont, pour leurs qualités, leurs différences, dans leur propre contexte.

07:14 Écrit par Hervé Lalau dans Afrique du Sud, Australie, Espagne, France, Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

Larousse Vin.jpg

Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.