09 décembre 2017

Où s’arrête le Languedoc ?

Et où finit-il? La question a l’air bête, mais il me revient que certains vignerons du Tarn aimeraient bien faire partie de la famille languedocienne.

Aujourd’hui, seuls 4 départements viticoles ont cet honneur: l’Héraut, l’Aude et le Gard, bien sûr, mais aussi les Pyrénées-Orientales, dont pourtant, la plus grande partie n’est pas languedocienne, mais roussillonnaise.

Et si l’on s’intéresse à une histoire un peu plus ancienne que celles des «régions de programme», ces nouvelles féodalités républicaines, on s’aperçoit que le Languedoc historique était beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui.

Outre sa définition actuelle, il englobait le Vivarais (l’Ardèche), le Velay (la moitié sud de la Haute-Loire), l’Albigeois (soit tout le Tarn actuel), sans oublier une bonne partie de la Haute-Garonne (y compris Toulouse), et petit bout du Tarn-et-Garonne et de l’Ariège.

 

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La province du Languedoc sous l'Ancien régime (les départements indiqués sont postérieurs)

Ce Languedoc de l’Ancien régime avait d’ailleurs Toulouse pour capitale officielle, au moins jusqu’au 18ème, moment où Montpellier, ville jugée moins frondeuse par le pouvoir royal, commence à lui contester cette suprématie.

La Province du Languedoc était divisée en deux généralités, celle de Toulouse et celle de Montpellier.

 

17:32 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

01 décembre 2017

Ma Cabane au Cap Ferret

C'était un cabanon en bordure de plage, au Cap Ferret. Il n'était pas bien grand: à peine 6 m2.

Si Sud-Ouest nous en parle, ce vendredi, c'est que c'est sans doute un des plus chers de France.

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Ce cabanon avait été construit sans aucun permis. Aussi, en 2005, au bout d'un véritable marathon judiciaire (jugement, appel, cassation), son propriétaire, Philippe Castéja, avait été sommé de le détruire. Et une astreinte de 75 euros par jour avait été prévue en cas de non exécution du jugement. 

M. Castéja, PDG de Borie-Manoux et ex-Président du CIVB, que l'on devine coutumier des affaires et des rouages de la justice, peut-il sérieusement invoquer la négligence, comme le fait son avocat, pour expliquer que la cabane n'ait pas été détruite au bout de dix? D'aucuns, moins indulgents, parleraient de mauvaise volonté. Nul n'est censé ignorer la loi, ni une décision de justice, et ce pendant plus de 10 ans. 

Aussi, le fisc s'est rappelé au bon souvenir de M. Castéja, lui réclamant... 300.000 euros d'astreintes. L'administration est bonne fille, cependant, elle a accordé une remise au négociant: celui-ci ne devra finalement s'acquitter que de 125.000 euros. Ce qui reste assez cher au m2.

Le rabais octroyé a-t-il été le prix du bon vouloir de M. Castéja? Toujours est-il que cabanon est enfin démonté. 

13:50 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |