Dans son dernier post sur Wino Wire, mon collègue et ami italien Franco Ziliani se lâche (voir ici) Sa cible: le nouveau classement du Wine Spectator, et plus particulièrement, les vins italiens qui y sont présents. Non sans raison, il note la curieuse suprématie ders vins toscans (et même supertoscans), la quasi absence des grands piémontais, sans parler des vins du Sud de la Botte, eux tout à fait absents. Pour Franco, le ranking du Wine Spectator est un peu au vin ce que l'offre de McDo est à la gastronomie: peut-être pas franchement nocive, mais sacrément réductrice. Il y voit aussi l'influence de la publicité et du copinage. 
Franco Ziliani En pensant au côté réducteur de cette vision américaine sur les visn d'Italie, et plus globalement, européens, je me suis avisé d'une chose: ces magazines n'emploient que trè!srarement des spécialistes locaux. Leurs experts de Brooklyn ou de Santa Barbara, malgré tout leurs efforts, ne pourront jamais rivaliser avec un bon dégustateur piémontais ou Sicilien qui sillonne les Langhe ou l'Etna chaque jour que Dieu fait. Moi même, c'est ce que je ressens quand je vais en Italie ou au Portugal. Malgré tout l'intérêt que je porte aux trésors de ces vignobles, jamais je ne les maîtriserai comme mes amis Franco ou Anibal, par exemple. Il faut savoir estimer son niveau d'incompétence. Bien sûr, on dira qu'un auteur américain sent mieux la réalité du marché américain. Mais à ce compte-là, comment ferait-il bouger les choses? Faut-il toujours servir au consommateur yankee la même soupe sous prétexte qu'il y est habitué? Et s'il préférait lire les avis originaux des Italiens, les vins originaux de l'italie? Qu'en savent les rédac'chefs de ces magazines. Leur ont-ils seuelement posé la question? Après tout, les Italiens regardent bien les séries américaines en version originale, non? |