Chroniques Vineuses
Le carnet de route d'Hervé LALAU, journaliste viticole
top
L'AUTEUR
Journaliste français, Hervé LALAU collabore à plusieurs magazines et sites spécialisés en vin: In Vino Veritas (Belgique, France, Pays-Bas), Vitisphère (France), Romanduvin (Suisse), Vins & Vignobles (Québec), Emociones (Espagne). Depuis 2006, il est Secrétaire Général de la Fédération Internationale des Journalistes et Ecrivains du Vin (FIJEV). Il est également membre de l'Association (française) de la Presse du Vin et du Circle of Wine Writers. Hervé Lalau est régulièrement appelé comme juré dans plusieurs concours internationaux (Sélections Mondiales Canada, CIVN Sevilla, Michelangelo Stellenbosch...).
A l'honneur
Hervé Lalau a reçu en mai 2009 le Prix spécial FIJEV Rosé 2009, pour son article "Coupage ou pas coupage?" En janvier 2010, son blog Chroniques Vineuses a reçu le prestigieux WINE BLOG TROPHY (Catégorie Meilleure Plume). Il est Grumeur de Santenay, Prudhomme de La Jurade de Saint- Emilion, et Compagnon du Gruyère Suisse.
A lire aussi dans...
La plupart des articles qui figurent sur ce site peuvent être retrouvés dans les magazines avec lesquels je collabore; dans leur version version papier, ils comportent généralement des renseignements complémentaires sur les vignerons et les régions visitées. N'hésitez pas à contacter les magazines concernés pour obtenir l'exemplaire qui vous intéresse (voir liens ci-contre).
Avertissement
Journaliste responsable, en aucune façon je ne cautionne une consommation d'alcool déraisonnable. Une chronique vineuse qui se respecte n'incite pas à boire plus, elle permet de boire mieux, en pleine connaissance de cause. Ceux qui n'aiment pas le vin peuvent aller surfer ailleurs. Qu'ils n'en dégoûtent pas les autres.
SOURCES
Certains des "posts" de ce blog sont repris de blogs ou de sites amis, ou bien encore de communiqués de presse. Quand il est possible d'en retracer l'origine, celle-ci est indiquée. Au cas où un de ces posts empiéterait sur le droit d'auteur, merci de me le faire savoir, afin que soit rendu à César ce qui est à César.
Courriel

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour m'envoyer un courriel

AOC (2)   bio (3)   Bourgogne (2)   Californie (2)   Chili (7)   France (9)   fraude (5)   fromage (9)   Fromage (3)   gastronomie (10)   Languedoc (2)   marketing (3)   noël (2)   prohibition (2)   rhône (2)   sexe (3)   vin (324)   Vin (2)   VIN (2)   wine (2)  

09-02-2010

Appellation Protégée, oui, mais de quelle origine?

Ceux qui lisent ce blog savent que je suis un soutien (critique, mais soutien quand même) des appellations d'origine. J'ai publié récemment plusieurs chroniques sur la mise en route desl'Appellation d'Origine Protégée au plan européen, par exemple.

Je continue à penser que cette mention est valorisante. Qu'elle récompense le travail d'une filière qualitative, qu'elle met en valeur un terroir particulier, qu'elle attache le producteur à sa région et le consommateurs à l'ensemble.

Mais toute le monde pense-t-il comme moi?

Ce midi, en achetant mon beurre chez Carrefour, je tombe sur un ravier de beurre sobrement intitulé "Zachte Boter/Beurre Doux" Selection Carrefour, et qui porte (en nettement plus petit) le macaron jaune et rouge de l'Appellation d'Origine Protégée.

 

Beurre

Cherchez l'Origine...

 

Oui, mais de quelle AOP? En regardant avec une loupe dans le descriptif, je suis tombé sur cette indication, encore plus petite: "Beurre de baratte doux de Charentes-Poitou". En reconstituant le puzzle (puisque les deux mentions ne sont pas exactement dans le même champ visuel, il me faut bien extrapoler), j'en déduis qu'il s'agit d'un Beurre AOP Charentes Poitou.

Si j'en juge par l'importance visuelle qu'il lui attribue sur l'étiquette, le distributeur français porte beaucoup moins d'intérêt à cette appellation qu'à sa marque propre, et à sa mention "Carrefour Sélection". Si qui m'incite à penser que les AOP ne sont pas vraiment faites pour la GD, et surtout pas pour ses marques propres, qui vendent d'abord du prix.

Amis distributeurs, détrompez moi si je fais erreur...

 

 


Partager
09-02-2010, 15:46:59 Hervé Lalau
Fromages
comment Commentaires (0)
z z

Des antibios dans les vins

Je n'ai pas pu ne pas lire dans la presse les avatars (le mot est décidément à la mode) des vins argentins refusés en Allemagne pour cause de présence d'antibiotiques.

Rappellons-les faits.

La natamyicine, alias pyramicine est un antibiotique fréquemment employé dans la fabrication de fromages et de produits de charcuterie. Ce qui se discute, sans doute, mais ce qui est tout à fait légal.
Ce qui l’est moins, c’est qu’on en trouve dans le vin. Et notamment, récemment, dans plusieurs lots de vins argentins exportés en Allemagne.
Alertés sur ce problème dès 2009, les autorités allemandes ont contrôlé 237 vins allemands,  espagnols, chiliens, sudafricains, mexicains, californiens et argentins.
Seuls ces derniers présentaient des teneurs quantifiables en natamycine. Huit lots de vins ont donc été retirés de la vente à la mi-janvier, pour un volume total de 120.000 bouteilles.
Même si les résidus ne présentaient pas de toxicité apparente, Wines of Argentina, qui promeut les vins argentins, a fait réaliser des études complémentaires par un laboratoire français, Excell. Sur la base de 500 échantillons, celui-ci a révélé la présence de quantités dosables de natamycine (plus de 5 microgrammes/l) dans d’autres vins  (un espagnol et un italien) ainsi que de traces dans certains vins sud-africains, néo-zélandais et français
(entre 2 et 5 microgrammes/l). Mais ces analyses ont surtout confirmé que l’Argentine est la plus touchée : 50% des échantillons contrôlés en contiennent. 

L’élément rassurant est que les teneurs identifiées sont généralement très faibles , ce qui élimine l’éventualité d’un ajout délibéré de natamycine dans le vin. On évoque donc plutôt la possibilité d’une contamination accidentelle, la natamycine étant autorisé comme produit décontaminant pour le matériel de cave.

Et comme je voulais en savoir plus, j'ai contacté mon confrère argentin Daniel Lopez-Roca, qui m'a répondu de manière assez laconique: "Cette histoire est tout à fait anecdotique. Je l'ai suivie ici, et c'est à peine si l'on en parle".

Alors, ne faut-il voir là dedans qu'un nouveau soufflé médiatique qui retombe?

Mais, au fait, ne nous répète-t-on pas à longueur de journée qu'il faut éviter la surutilisation des antibiotiques. On les déconseille pour les traitements de maladies, mais on les  autorise pour la prophylaxie animale ou vinicole? Cherchez l'erreur.


Partager
09-02-2010, 07:44:31 Hervé Lalau
médecine   nature   vin   Argentine
comment Commentaires (1)
z z
previousPage précédente homepage
Home
397674
LAUREAT WINE BLOG TROPHY 2010
Skynet Jack

Jack - Homme

Liste de catégories
Liens utiles
Echange de liens
Mudwagon
mudwagon
d footer