26 mai 2015

Ce Lalau est un drôle de cinéphile

"Tous les cinéphiles ont envie d'aller voir la Palme d'Or", affirme, péremptoire, la directrice des salles UGC, à l'annonce du palmarès 2015 du Festival de Cannes.

Je ne dois pas être un bon cinéphile. Au sens branché, s'entend.

J'aime les Tamouls (surtout marinière, me souffle mon esprit malin), même en exil, mais pas au point de leur consacrer mes soirées.

Mon cinéma, je l'aime éducatif, mais surtout divertissant. La plupart des films à message m'ennuient. Surtout, j'ai horreur qu'on me dise ce que je dois aller voir, ce que je dois aimer, comme la dame d'UGC. Et ce n'est pas le palmarès récent du Festival de Cannes qui me fera changer d'avis. A force de ne primer que des films misérabilistes, sordides, vulgaires et/ou engagés par une cause à la mode ou pour une autre, et de bouder les films qui plaisent au grand public, ce festival de bobos est devenu au cinéma ce que le tract est à la littérature.

Si, comme le déclarait son ancien délégué général, Thierrt Frémeaux, "Cannes est l'écho du monde", alors ce monde ne me plaît guère.

C'est comme pour le vin. 

Jamais je ne vous ai dit: "vous devez boire ceci, et l'aimer".

Qu'on me laisse donc le soin de choisir les films qui me plaisent.

00:20 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

25 mai 2015

Au Domaine La Linquière

Le domaine La Linquière (ne pas confondre avec le Château de la Liquière, à Faugères) se situe dans l'appellation Saint Chinian.

C'est d'abord une histoire de famille - celles des Salvestre, dont la génération actuelle, Luc et Pierre, perpétuent la "mission": faire vivre un coin de nature exceptionnellement beau, au milieu des arbousiers et des chênes verts.

Pour la petite histoire, le nom du domaine fait référence à sa plus grande parcelle, dont les abords sont encore fleuris de pousses de lin, culture ancienne à Saint Chinian, jadis productrice de draps. Une cuvée de blanc, Fleur de Lin, y fait d'ailleurs toujours référence.

La Linquière, ce sont aujourd'hui 20 hectares de vignes et une mosaïque de sols: les schistes, évidemment (à raison de 6 ha), ceux-là même qui font l'originalité des Saint Chinian; mais aussi du calcaire (9ha) et du grès (5 ha). Avec des orientations et des influences diverses, importantes dans cette zone chaude mais soumise à la tramontane.

Côté cépages, également, la palette est riche: 6 en rouge (avec une prédilection pour la Syrah, le Mourvèdre, le Grenache Noir et le Carignan) et 3 en blanc.

J'ai pu apprécier une des cuvées du domaine, "Le Chant des Cigales", lors de Millésimes et Terroirs en Languedoc, cette année, au Château de Flaugergues. Un excellent rapport qualité-prix (aux alentours de 10,5 euros).

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La Linquière Le Chant des Cigales 2012

Cette cuvée assemble trois cépages (70% de Syrah complétés de Mourvèdre et de Carignan) et les trois types de sols précités. Elle fleure bon le cassis et la mûre, la violette, le poivre et le thym. La bouche, à la fois puissante et vive, évoque l'encens et le pruneau; la structure est solide, les tannins polis le manche d'un bon outil. La finale, étonnamment fraîche (menthe et épices) est aussi longue que le chant des cigales par une belle soirée d'été...

L'élevage est complexe: 12 mois de barrique (1/5 fût neuf, 1/5 d’1Vin, 1/5 de 2 Vins, 1/5 de 3 Vins, 1/5 de 4 Vins) avec roulement des fûts à raison de 1/5 chaque année. Plus important pour nous: le bois ne domine pas, il habille juste le vin. Bravo!

11:59 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |