21 avril 2014

Encore un coup des Frenchies

Le Royaume Uni est la victime d'une invasion de rats géants. Comme l'explication avancée (une mutation) ne convainc pas les scientifiques, gageons que la presse anglaise en viendra bientôt à mettre en cause l'ennemi naturel: le Français.

D'autant que les rongeurs semblent immunisés à tout type de poison, y compris la bière chaude, le haggis et le vin de sureau, voire même, pour certains, les vins français (nature ou pas).

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00:39 Écrit par Hervé Lalau dans Ecologie/Bio/Biodynamie, Gastronomie, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (1) | | |

20 avril 2014

MW: Cho devant

Je n'en finirais pas de râler à propos des Bordeaux 2013. Et de la complaisance dont ils sont l'objet.

Passe encore que les producteurs assurent la promotion. Mais que des confrères et consoeurs se croient obligés de les appuyer, cela dépasse les bornes.

C'est pourtant ce que fait Jeannie Cho. Cette Master of Wine venue d'Asie n'hésite pas à parler d"un équilibre entre tannins légers et acidité comme on en n'avait plus vu depuis longtemps". Et à vanter les qualités rafraîchissantes de ces vins (la fraîcheur étant aujourd'hui au Grand Cru ce que les plumes sont au lapin). Quant au prix au litre de cette étonnante fraîcheur, Mme Cho n'en souffle mot; il n'y a que des esprits mesquins comme le mien pour s'intéresser à de si basses considérations.

Même en ce jour de Pâques, Mme Cho (MW) pousse un peu loin la charité chrétienne.

J'ai lu avec attention les notes de dégustation d'autres collègues ayant assisté aux primeurs, et dont j'ai déjà eu l'occasion d'apprécier les efforts d'objectivité, comme l'oenologue Fabian Barnes. L'image que je me suis faite ressemble plutôt à celle d'un échouage massif de globicéphales amaigris et désorientés par le mauvais temps qu'à celle d'une pêche miraculeuse. Même en tirant sur l'élastique du langage, la dilution et la verdeur ne deviendront jamais de la fraîcheur. Pour employer une autre comparaison, plus automobile, celle-là, j'ai l'impression que Mme Cho (MW) veut nous vendre une Ferrari avec un moteur de 2CV, mais au prix habituel, en nous vantant le fait que la sous-motorisation nous évitera des accidents.

Ce qui me fait me poser deux questions très existentielles.

Primo, le meilleur équilibre à Bordeaux est-il atteint lors des années de sous maturité, comme 2013? Avec comme question subsidiaire: doit-on modifier l'encépagement bordelais pour être sûr que les cépages ne mûrissent jamais, même dans les années correctes?

Secundo, le titre de MW est-il toujours une garantie de sérieux, de compétence à la dégustation et d'indépendance d'esprit?

Ou s'oriente-t-on vers une nouvelle définition de ce prestigieux acronyme, à savoir "Merchant of Wine"?

 

11:12 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Chine | Lien permanent | Commentaires (2) | | |