30 octobre 2014

Un Crémant de Loire... et de classe

Le Champagne a sa trilogie - Pinot noir, Pinot Meunier, Chardonnay, les bulles de Loire aussi: avec le Chenin, bien sûr, mais aussi le Cabernet franc et le Chardonnay.

Ce sont ces trois cépages qui composent le Crémant de Loire Brut de Langlois Château, une maison de tradition qui a fêté ses 100 ans en 2012.

Passée dans le giron de Bollinger en 1973, elle propose aussi bien des vins tranquilles (Saumur, Cabernet de Saumur et Saumur Champigny) que des bulles. 

Bien que située à Saumur, Langlois-Château a choisi de revendiquer l'AOP Crémant de Loire, et non le Saumur - ce qui lui permet de s'approvisionner sur une aire plus large, notamment dans le Layon.

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Cette cuvée est d'ailleurs un assemblage assez élaboré de six terroirs assez différents - Côte de Saumur,  Coteaux de St Léger, Puy Notre Dame,  Bas Layon; Haut Layon et Montreuil-Bellay. Soit, en termes géologiques, de la craie, de l'argile, du schiste et de la silice.

Tout ça pour ça: pour un Crémant vif et fruité, où la poire et le coing dialoguent dans une ronde miellée, où dosage et l'acidité se répondent dans un tourbillon de bulles fines. Bref, j'adore!

Belle présentation, tout en sobriété. La classe.

00:36 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : langlois château | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

29 octobre 2014

Château Crès Ricards Cuvée Stécia Languedoc Terrasses du Larzac 2013

Ici, pas de château au sens architectural du terme. Aux Crès Ricards, c’est le vin qui donne ses lettres de noblesse au domaine. Jean-Claude Mas ne s'y est pas trompé, qui a racheté il y a une paire d'années ce vignoble de 27 ha, dont la moitié est en IGP Mont Baudile, et la moitié en Terrasses du Larzac. Histoire d'ajouter une nouvelle nuance à sa palette de crus.

Assemblage: syrah (60%), grenache (25%) et carignan (15%). Les galets rouges en surface cachent un sous-sol de schistes.

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Syrah, carignan et grenache sur galets... (Photo (c) H. Lalau 2014)

 

Au nez, c'est une explosion de fruit noir bien mûr et de réglisse – la réglisse est d’ailleurs le fil rouge de ce vin, elle reste jusqu’en finale, apportant sa fraîcheur. La bouche est complexe: souple et lisse à l’attaque, elle laisse progressivement percer des notes plus «punchy», du cuir, du moka, du fumé. Les tannins sont là, sous-jacents, comme enrobés dans la soie du vin.

Elégant malgré sa puissance, ce grand seigneur du Sud présente un côté épicé qui en fera le compagnon idéal pour des plats relevés. Déjà tout à fait délectable, il possède certainement un beau potentiel de garde.

Mais aurons nous la patience d'attendre?

paul mas, crès ricards

 

11:08 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Tags : paul mas, crès ricards | Lien permanent | Commentaires (0) | | |