29 septembre 2016

Non à la féminisation abusive des mots en -eur

Un petit rappel à nos confrères et consoeurs qui persistent à employer des barbarismes du genre "procureure, professeure, auteure", etc:

Dans sa mise au point du 10 octobre 2014, l'Académie française a tenu à dire ceci: "conformément à sa mission, défendant l’esprit de la langue et les règles qui président à l’enrichissement du vocabulaire, elle rejette un esprit de système qui tend à imposer, parfois contre le vœu des intéressées, des formes telles que professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure,ingénieure, procureure, etc., pour ne rien dire de chercheure, qui sont contraires aux règles ordinaires de dérivation et constituent de véritables barbarismes. Le français ne dispose pas d’un suffixe unique permettant de féminiser automatiquement les substantifs. S’agissant des métiers, très peu de noms s’avèrent en réalité, du point de vue morphologique, rebelles à la féminisation quand elle paraît utile. Comme bien d’autres langues, le français peut par ailleurs, quand le sexe de la personne n’est pas plus à prendre en considération que ses autres particularités individuelles, faire appel au masculin à valeur générique, ou «non marquée».

Passe encore que certaines chiennes de garde s'obstinent à faire de la langue française un théâtre de leur guerre, quitte à tuer de très jolis mots et en en inventer d'affreux. Mais les membres des rédactions, mâles ou femelles, ne sont pas obligés de leur suivre sur cette pente.

00:24 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27 septembre 2016

300 ans de Chianti

C'est le 24 septembre 1716, très précisément, que le grand-duc de Toscane Côme III  délimite par décret la zone de production du vin de Chianti - il s'agit d'une des plus anciennes appellations délimitées au monde (avec le Commandaria de Chypre). Elle restera à peu près inchangée jusqu'en 1932 (elle correspondait à peu près à la moitié sud de l'aire du Chianti dit "Classico"), mais sera considérablement étendue ensuite.

La mention devait être porteuse, puisque sous ses différentes sous appellations (Classico, Colli Aretini, Colli Senesi, Rufina, Montalbano, Colli Pisane, Colli Fiorentini, Montespertoli), le Chianti couvre aujourd'hui quelque 70.000 hectares (soit les 2/3 de la surface du vignoble bordelais), et que sa production est exportée à près de 80%.

 

chianti-map.jpg

En bleu hachuré, la zone délimitée en 1716.

21:58 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |